~† kuroshitsuji †~
Hey toi ? T'es nouveau par ici ? tu ne sais pas que ces rues sont dangereuses ? Tu ferais mieux de retourner d'où tu viens, si tu n'es pas assez préparer pour affronter cette dure réalité.Le monde n'est plus celui que tu connais, ici ne crois pas être le plus puissant, où tu tomberas sur de gros ennuis. Gravelir les échelons, et arriver à s'en sortir, c'est sûr que c'est ce que tout le monde recherche, mais est-ce bien une raison pour écraser les autres autours de toi ?
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A savoir
27/09/2017 - Mise à jour du design
# Seconde information rapide...
Contexte
Londres, 19e siècle. Les humains sont décidément bien querelleurs... pourrait-on se dire. Ils ne cessent de chercher le pouvoir pour s'entre tuer et sont même parfois prêt à vendre leur âme pour arriver à leurs buts... Les créatures de l'ombre et de la lumière ont toutes un point de vue sur la question : les humains sont sacrément incompréhensibles. Mais il y a une chose qu'ils comprennent bien : détourner le Monde à leur image, idyllique ou.. cauchemardesque. Ils croient pouvoir s'ignorer, faire route seuls, ou pactiser avec quelqu'un qui restera à leur côtés jusqu'à la concrétisation de leur but, ou mort, mais tous, un moment ou un autre, finissent par se croiser sur la route. C'est irrémédiable. Serez-vous un Noble, un simple humain, honnête ou malin, malveillant ? un fier Démon aux sombres idées, capable de se sortir de n'importe quelle situation et vivant parmi les humains ? un Ange anonyme rêvant de Monde Parfait et de Recommencement ? un Shinigami sérieux, dérangé, qui doit se fondre dans la masse ou alors un Autre clandestin, au psychologique animal ou humain..? Chaque créature doit faire des choix pour atteindre ses buts, car d'autres pourraient saisir la chance à leur place... Chacun ses intérêts... et un conseil : ne croyez pas pouvoir ignorer les autres créatures sur votre chemin...
Evénements
Hey toi ? Tu ne sais pas la nouvelle en ville ? Des expériences scientifiques ont été faites, et certains morts peuvent revenir à la vie! Glauque ! Mais non c'est pas vrai, c'est qu'une rumeur ... t'imagines des maccabés vivre parmi nous ? n'importe quoi ... pas vrai ? C'est une blague ?
CHECKMATE
are you the king or a knight ?

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 Travailler, moi? Tu m'as regardé? [PV Alan o/]

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♠ Codeur Alanophile ♠
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Le plus beau moment lors d’une journée de travail, c’est la pause de midi. Parce qu’on peut glander sans qu’on ne vous fasse de remarque. Enfin, il est évident que c’est nettement plus drôle de glander sous le nez de ses supérieurs quand on est censé travailler, mais ils ont l’air de le prendre mal. Tch, ils n’ont vraiment aucun sens de l’humour eux. Soit. Là on était encore que le matin, le taff avait même pas encore commencé, ou plutôt je n’avais toujours pas regagné mon bureau alors que je devais m’y trouver depuis une bonne demi-heure. Non mais je trouvais plus ma cravate, fallait bien que je la cherche. Et puis vu que j’étais en retard j’ai pas pris le soin de la mettre correctement et j’ai trainé les pieds dans les couloirs. Et je suis tombé juste en face du bureau d’Alan. Si c’était pas un signe ça. J’aurais pu m’arrêter un mètre avant ou un mètre après. Mais non, c’était pile poil devant. Le destin voulait donc que j’aille lui parler, quitte à me mettre encore plus en retard mais ça on s’en branle tous.

J’allais entrer, et me retint, me disant qu’il faudrait peut-être une bonne raison à lui fournir. Parce que ‘Saluuut ! Je viens squatter chez toi parce que j’ai pas envie d’aller dans mon bureau !’ je pense pas qu’il le prendra bien. Il ira plutôt me faire un discours comme quoi je ne dois pas prendre les horaires à la légère et blah blah blah. Allez Eric, réfléchis. On sait tous que c’est dur pour toi mais fait un effort. C’est ça où allez s’enquiquiner entre quatre murs. Et Alan est nettement plus intéressant qu’un truc de bois où je pourrai poser mes pieds. OH ! JE SAIS ! J’ai trouvé the idea of the death. Mettant ma scie sur mon épaule, je toquai, ouais quand il s’agit du bureau du brun, je toque toujours, et entrai fièrement lorsque j’eus une réponse positive

« Alan ! J’espère que tu fais rien à midi, et si c’est le cas, annule, j’ t’invite à manger en dehors de la Dispatch, c’serait con d’pas profiter du beau temps, et ne pense même pas à prendre ton pique-nique, j’m’en occupe ! Sur ce, je m’en vais avant que tu ne puisses refuser, et bonjour au passage. »

Et je refermai la porte, en gardant mon sourire. Aha ! Comme ça j’étais sûr qu’il ne me sortirait pas une excuse débile pour se défiler. Et ça me donnait une réelle excuse pour être encore plus en retard, parce qu’il fallait que je m’occupe du pique-nique. C’est nettement plus important que les dossiers hein. Parce que si ça se trouve, il y aura tellement de monde que je ne trouverai plus rien à prendre. Et c’parti pour aller à la cafétéria le plus lentement possible, et de mettre trois heures à se décider que prendre. Et quand j’ai enfin choisi, il fallait bien que je me perde dans les couloirs, parce que même si je suis ici depuis des siècles je connais pas le chemin jusqu’à mon bureau quand ça m’arrange.

Et lorsque je fus enfin dans mon bureau…Oh ! il faut que je vérifie si j’ai pas oublié quelque chose ! Mais siii ! les boissons ! Enfin Eric, tu aurais pu y penser plus tôt ! Quel dommage, il va falloir retourner une deuxième fois à la cafétéria pour les prendre ! C’est tellement bête ! La prochaine fois j’y penserai. …Ou pas. Je retournai donc chercher les boissons, et revint une bonne fois pour toute dans mon bureau où je…Je passai le plus clair de mon temps à saliver devant le sac où j’avais mis toute la bouffe. Comment voulez-vous vous concentrer avec ça juste sous le nez ? C’est impossible. Et puis là…Miracle ! La pause de midi vint enfin pointer le bout de son nez ! Direction la sortie de la Dispatch et plus vite que ça !

Bon on évite quand même les personnes qu’on apprécie pas, ce serait mieux de ne pas se friter avec qui que ce soit et de prendre le risque de lui envoyer une des bouteilles à la figure. J’en serais encore capable soi dit en passant. Mais il faut faire un effort. Pour Alan qui déteste lorsque je me bats avec quelqu’un. Continuant donc mon chemin, j’arrivai assez vite dehors, et regardai un peu partout, cherchant un endroit où s’installer, et vérifiant qu’il n’était pas déjà là. …Waw, j’étais même là avant lui, c’était une première ça ! C’cool, je vais pouvoir le taquiner avec ça. A moins que…Une idée me traverse la tête et s’il avait quelque chose de très important, et qu’il ne pouvait pas venir ? …Non, il allait venir point final. M’en fiche, je resterai jusqu’à ce qu’il arrive même si c’est dans cinq heures. Mais avant, il faut trouver un endroit où s’asseoir.

Tiens là-bas y a quelques fleurs, même si moi c’est le genre de truc sur lequel je m’assieds, le brun lui a l’air plutôt de les apprécier. Alors autant faire un effort et aller se mettre près d’elle sans les écraser ni les déraciner. Et voilà, il n’y a plus qu’à attendre mon ancien élève. Qui d’ailleurs ne tarda pas à venir. Heureusement, un instant j’ai bien cru qu’il avait un empêchement. Lui faisant un signe de la main, je lui souris, attendant qu’il arrive à ma hauteur

« Et voilà, le repas est prêt ! Remarque, j’ai même fait un effort j’tais là avant toi pour une fois ! »

C’est bien Eric. Sauf que lui sans doute travaillait en bon petit Shinigami qu’il était. Pas comme toi quoi, qui glandais en regardant sa montre pour savoir quand tu pourrais sortir sans qu’on te fasse de remarques. …Roh et puis j’m’en branle aussi, c’pas l’apocalypse de pas travailler hein. C’est même la routine pour moi, alors on ne va pas en faire toute une histoire.
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La vie d'un Alan, en général est remplie de choses agréables. La vie d'un shinigami aussi. Alors quand on est un Alan et qu'on est shinigami, ça veut peut-être dire qu'on est censés être dans la bouse de cacatoès (maintenant, les cacatoès font des bouses, je l'ai déclaré, c'est irrévocable. ) du début à la fin ?
... Oui je pense que c'est ça, ça expliquerait ma déveine totale ... Bon, en réalité, je sais je n'ai pas trop à me plaindre, si l'on regarde seulement les choses matérielles que toute personne peut voir à mes cotés.
La première ? Je suis un shinigami exemplaire et très doué. Enfin ça c'est que les gens disent ... Moi je ne le trouvetrouve pas (Eric est bien meilleur que moi, c'est le meilleur du monde ... Non je n'éxagère pas, et juste derrière lui il y a Monsieur Spears, et éventuellement, après toutes les nouvelles recrues, on peut me trouver une petite place ... )
L'autre chose ? Le fait que je sois un shinigami, tout simplement. Qui n'a jamais voulu en être un, mis à part les démons et peut-être les anges ?

D'un autre coté ... Je peux me plaindre, je crois. Ma vie n'est pas ratée, non, mais sérieusement endommagée. Je n'ai aucun mérite ou intérêt à vous dévoiler exactement en quoi cette chose qui ruine mon existence, je me contenterais de quelques mots. Shi no toge.
... quoi, vous n'avez pas compris ? Alors deux options, vous vous mettez au japonais et lisez des revues scientifiques de shinigami, ou ... Vous ne faites rien et vous ne comprenez jamais. C'est simple.

Mais bref, je ne crois pas être ici pour vous parler de ma vie. Je suis censé travailler d'ailleurs, en ce moment ... Je ne suis pas arrivé en avance pour ne rien faire et parler de mes malheurs à des amis imaginaires postés dans un coin de mon bureau. J'ai cette habitude ... Mais bon. En souriant, je remonte mes lunettes d'un geste, avant de jeter un regard à ma droite, puis à ma gauche.
Ca c'est ... Bizarre. Pour une fois, bon ce n'est pas la première ni la dixième, je n'ai strictement rien à faire. C'est horrible, de se sentir inutile comme ça. Pas du tout agréable. En plus, au vu de ma condition physique, Monsieur Spears a encore trouvé à redire sur ma pâleur. Au lieu d'aller sur le terrain avec au mieux Eric et au pire ... Il n'y avait pas de pire, sauf peut-être Grell, j'étais donc cantonné à rester enfermé dans la Dispatch à remplir mes dossiers.

Eric ... Dossiers ... Bah voilà ! Le blond qui était, passé un temps, mon mentor (j'aimerais bien qu'il le soit encore, d'ailleurs, j'étais bien avec lui ...) n'avait pas dû, depuis que j'avais réussi mon examen, remplir un seul dossier... Ou trois, grand maximum.
Et j'étais shinigami depuis assez longtemps. Les archives, devait, comparé à son bureau, être tellement bien rangées ... Et puis jamais cet homme n'aurait rangé le fatras infâme qui s'étalait sur le meuble (et la pièce aussi, accessoirement) sauf si la fin du monde arrivait et qu'il devait mourir.
Et puis, la dernière fois qu'il avait fermé son ... sa pièce à clé, je ne m'en souvenais même pas, donc y accéder ne posait pas de problème. Au mieux il n'était pas là, et au pire il y était et je n'aurais qu'à prétendre que je voulais le voir.
Jetant un coup d'oeil à la pendule au dessus de la porte, je me dis qu'il n'est pas là. Non, en fait, il ne sera jamais là avant l'heure habituelle.
Si un jour il venait en avance au travail, j'étais prêt à .... À ... À désobéir à monsieur Spears et à le suivre sur le terrain ! Même si ça risquait de me coûter cher, c'était pour Eric. Bref, cessons ces palabres inutiles.

Je sors diiiscrètement de mon bureau. Pourquoi je ne fais jamais de bruit quand je sors d'une pièce en général, quelqu'un peut me l'expliquer ? Non ? M'enfin. Direction, le bureau du blond ! Par chance, les couloirs sont déserts.
Arrivé, je pose la main sur la poignée, et pousse la porte ... Qui s'ouvre à moitié. Booooon ... ? C'est pas rassurant du tout ... Et en entrant, je me demande ce que c'est que ces trucs par terre. garde ton calme alan, garde ton calme, tu ne veux quand même pas passer ta journée à ne rien faire ?
En plus, ça aidera Eric ... Bon. Tu n'as qu'à prendre la pile là, sur le bureau, et repartir ... Voilà, comme ça, c'est bien. Et je repars en courant doucement (pas trop quand même, je veux pas faire une crise ... Même si je doute que j'en fasse une en pratiquant la course avec dossiers) pour déposer la pile sur mon bureau et refermer ma porte, soupirant de soulagement. J'ai bien cru que j'allais me faire pincer.
A voler des dossiers. Non je ne suis pas ridicule à faire ça, pas du tout voyons !

Je m'installe à mon ... bureau (je ne sais pas combien de fois je l'ai dit mais ... Mais voilà) et choppe un dossier pour commencer à le remplir. Je ne tente même pas d'imiter l'écriture du blond, c'est impossible à faire.
Et j'ai bien fait de me calmer ainsi, parce que dix minutes après, ledit blond entre dans mon espace vital et privé de travail (c'est plus classe que de dire bureau.) ...
Enfin fait un passage éclair, je n'ai même pas le temps de lui dire bonjour, à peine celui de relever la tête, que il est déjà reparti, en m'invitant au passage à manger à l'extérieur ... C'est gentil de sa part, ça.
Faut juste que je l'oublies pas.

Avec impatience pour une fois, je me replonge dans les dossiers, celui posé devant moi datant d'au moins dix ans ... Je ne veux pas savoir pourquoi cette bonne femme est morte, le seul truc c'est qu'elle n'a pas intérêt à savoir comment fonctionne la bureaucratie chez les shinigamis, sinon je pense qu'elle aurait préféré se faire faucher par un autre.

L'aiguille de l'horloge bouge trop lentement, les pages et les pages des dossiers sont peu à peu couvertes, et quand la pause sonne, à midi, je viens de finir le dernier que j'avais emprunté. Enfin, le temps que je me lève, remette tout en ordre et ferme à clé, l'aiguille avait déjà sauté de dix minutes. Soupirant, et espérant aussi que Eric ne m'attendrait pas trop, je me dirigeais vers la sortie, pour, une fois à l'air libre (non, les couloirs de la Dispatch ne puent pas mais rien ne vaut l'air frais) le chercher des yeux.

Il était là-bas, à coté de ... Fleurs ? Ca ne lui ressemble pas. Il m'adressa un signe de la main, et je m'approchais de lui, pour l'entendre, une fois que je fus à ses cotés, louer le fait qu'il était là avant moi... Pour une fois.
Oui pour une fois, parce que d'ordinaire, c'était plutôt l'inverse. Je m'assis au sol, faisant attention à ne pas trop salir mon costume (une trace marron ou verte au niveau des fesses n'a jamais fait classe), et lui sourit :


"Oui en effet venant de toi, c'est un effort considérable ... T'étais même presque pas en retard aujourd'hui, c'est magique ... "
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♠ Codeur Alanophile ♠
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Que demander de plus ? J’étais en dehors de la Dispatch, avec Alan sans avoir un chieur papiophile juste à côté de moi. …Et s’il osait se ramener je l’enverrais s’occuper plus loin non mais. La pause de midi, c’est sacré et c’est moi qui décide quand elle finit okay ? …Bon je ferai semblant de revenir bien gentiment dans mon bureau devant Alan mais soit je ne foutrai pas une date soit…j’irai plus loin dès que le brun sera parti. Sauf si on m’envoie sur le terrain. Là c’est nettement plus intéressant et en plus je pourrais peut-être croiser quelques âmes pures par là-bas. Mais si on ne daigne que m’attribuer de la paperasse, qu’ils aillent tous se faire foutre, jamais j’irai remplir ces choses. Je ne sais même pas où est mon stylo et si j’en ai un. Et j’ai pas envie de le savoir. De toute façon là maintenant ça ne me servira strictement à rien, autant penser à autre chose.

Comme le fait que je suis trop fort, que j’ai réussi à arriver avant le brun. Pour la première et…Et sans doute dernière fois. Quoique. Si on réitérait l’expérience, peut-être que je pourrais revenir plus tôt. Aha ! Même lui reconnaissait que c’était inhabituel. Quoi ? Je ne devrais pas être fier ? Bien sûr que si. C’est la première fois que ça arrive et je fais des efforts pour lui, donc j’ai de quoi être fier. J’ai toujours de quoi être fier. Rien que le fait d’être moi me suffit pour l’être. Et les chevilles vont bien merci. Nan mais j’ai trop la classe, personne m’égalera jamais. …Peut-être Alan, ok, je l’admets.

«T’as vu ça ?! J’ai droit à une récompense au moins ? »

…Inutile de lui dire que j’ai pris tout mon temps entre son bureau et le mien. Et que j’y suis resté même pas cinq minutes pour revenir à la cafétéria pour prendre les boissons. Oh tiens, faudrait peut-être que je sorte la bouffe, ce serait plus pratique de manger quand même. Mettant le sac au milieu, bah quoi j’avais pas de nappe sur moi alors j’allais pas tout foutre à terre comme ça hein, je laissai Alan se servir parce qu’on m’a toujours dit ‘Les dames d’abord’…Okay c’était nul, même si je sens que je ne vais pas m’empêcher de pouvoir le lui sortir pour le charrier.

Charrier Alan, ça doit être mon passe-temps favori. Tant qu’il le prends pas trop mal hein, c’est pas grave. Penchant légèrement la tête, réfléchissant –C’est que je l’avoue ça m’arrive pas souvent- je l’observai quelques instants. Qu’est-ce que j’allais bien pouvoir faire pour m’amuser ? Oh je sais ! Me redressant légèrement je me rapprochai de lui avant de prendre doucement sa tête sous mon bras –Pas envie non plus de lui faire mal- et de le tirer légèrement vers moi pour l’ébouriffer plus facilement. Comme ça il pourrait pas essayer de se recoiffer tout de suite et j’aimerais bien voir comment il va essayer de s’en sortir.

«Mais pourquoi tu t’acharnes à toujours à être bien coiffé ? T’es nettement mieux comme ça ! »

Rien à branler si ceux qui passent me prennent pour un gosse de trois ans, c’est pas comme si ils m’appréciait et vice versa. Tant que j’ai Alan, je me contre-fiche des autres. Et même si pour une raison ou pour une autre il venait à ne plus être là…Je continuerais à ignorer les autres. Y font tous chier de toute manière. Soit. Je le relâche ou je le relâche pas ? Souriant, je repassai une nouvelle fois mes mains dans ses cheveux avant de pencher une nouvelle fois la tête, le regardant.

«…T’as déjà essayé d’faire des couettes ? »

Et aussi dit, aussitôt fait. Bon j’avais pas d’élastiques là, mais y suffisait que je voie le résultat pour que je sois content. Sauf qu’il avait les cheveux courts et que…Ah bah ça donnait quand même un peu. Me mettant à rire en voyant sa tête, je finis par le libérer. Un peu ça va, mais je doute que ça l’amuse autant que moi alors autant ne pas trop insister. …Même si j’avais bien envie de le refaire si j’en avais l’occasion et que j’étais certain qu’il n’allait pas se mettre à bouder.

« …Ca t’va à merveille ! Allez, sers-toi j’pense que tu trouveras bien quelque chose qui t’plaise là-dedans. »

Lui dis-je en m’étirant. Ouais parce que ma journée avait été très fatigante. J’avais passé mon temps à faire des allers retours quand même ! Et je m’ étais même assis à mon bureau ! Chose qui n’est absolument pas confortable. Je préfère nettement cet endroit. L’herbe c’est bien, ça fait pas mal au cul. Sauf si on reste trop longtemps dans la même position. Mais on ne peut pas tout avoir. Le laissant donc choisir ce qu’il voudrait manger, moi j’pris un gobelet et me servit…d’eau. Non mais j’allais pas non plus me bourrer la gueule juste devant le brun non plus. Je pense pas qu’il aurait apprécié. De toute façon, je me rattraperai ce soir d’une manière ou d’une autre alors autant faire quelques efforts.

«T’en veux aussi ? »

Bah autant lui proposer hein, je vais pas le laisser mourir de soif ou attendre qu’il se serve lui-même alors que c’est moi qui ait la bouteille en main. …Non mais même s’il veut pas je le forcerai à boire. Parce qu’il faut qu’il boive point final. D’ailleurs je ferais bien aussi de surveiller ce qu’il mange, c’est qu’il vaudrait mieux qu’il prenne du poids plutôt qu’en perdre le petiot.
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Je me demande ce qu’il se passerait si jamais monsieur Spears venait à arriver … Il ne pourrait rien faire à ce que nous mangions ici, c’est vrai, mais simplement … Brr. Je n’aime pas penser. Oh, pas que je ne l’aime pas ! Simplement, des fois il me fait un peu peur, en dépit de toute l’admiration que j’éprouve pour lui. Et surtout, il y a une règle à ne jamais transgresser en sa présence. Parler d’heures supplémentaires. Ou sinon, shinigami, humain ou même démon (quoi que eux, même si ils ne disent rien, ils finissent morts quand même, ces sales bêtes. ), peu importe la race, se retrouve salement amoché ou même tué. Une chose bien peu enviable … Surtout pour ceux qui sont immortels.
Et si vous ne voulez pas me croire, mes amis licornes que je sais planqués dans les fleurs, bah excusez-moi mais je suis quand même un des seuls shini, je crois même le seul, à pouvoir mourir… Triste fin, bien triste fin.

Je croise son regard un court instant, le regard d’Eric, et ce bref instant a le don de me sortir de mes pensées pour y replonger, dans d’autres cette fois uniquement centrées sur le blond. Est-ce que il me considère comme un ami ou simplement comme un collègue … La première est plus plausible mais on ne sait jamais, et je doute bien trop souvent de tout. Est-ce que ses cheveux sont teints ? Ca, c’ est quasiment sûr, j’ai cru voir une photo de lui brun dans son bureau ce matin. Mais je peux m’être trompé, hein, c’est humain et logique après tout.
Est-ce qu’il a quelqu’un dans sa vie …. ?

Je me fige, un bref moment, alors que cette question reste imprimée dans mon esprit. De nombreuses fois j’aurais voulu la lui poser, mais … Mais comment aborder le sujet ? Comment le lui demander simplement et en face, surtout ? Je ne suis pas suffisamment courageux, tout le monde à commencer par lui le sait. Je n’oserai jamais lui demander si il était avec quelqu’un ou même si il aimait quelqu’un !
Et je pense aussi que …
En un sens, j’ai peur de prendre mal sa réponse et d’être blessé.

Aaaaah, mais pourquoi je me retrouve coincé sous son bras, hein ? Pourquoi et surtout comment ?! C’est pas possible, enfin, il y a à peine trente secondes, je venais de m’assoir et m’interrogeais sur ce que mon supérieur pouvait me faire, et voilà que maintenant j’étais en train de me faire décoiffer par celui que je considérais comme plus ou moins mon meilleur ami, mentor et secrète chose que je n’avouerais pas. J’ai déjà eu du mal à me l’avouer.


« Eriiiiiiiic ! Arrête, tu … »

Je me tais, parce que je sais que, dans ces moments-là, discuter avec lui est absolument inutile. Vivre pour foutre la merde … je suis sûr que un jour il en fera son métier, tiens. Même si je ne l’y aiderai pas, évidemment, je le suivrais sans doute … Pouvoir rester avec lui, même si c’est pour faire de ce monde un truc qui ressemble à son bureau … Ok, c’est pas une bonne comparaison.
… Il parle de me … Faire….
Des couettes ? Non mais … Je tente de secouer la tête, emprisonné comme je suis, pauvre de moi, dans le bras d’Eric, et réussit à émettre un son proche du brrrrlgglggmuh ! C’est très compréhensible, il n’y a pas à dire … Réssayons.


«  PAS LES COUETTES ! Eric, arrê…te ! »

… Ah … Il ne m’écoutera jamais, ce blond … En même temps, hein, c’est lui mon mentor, et non pas moi. Mais … Des fois ce serait pas mal qu’il suive mes conseils, aussi. Juste un peu, comme par exemple mettre une paire de chaussettes par jour et par une par semaine, ranger son bureau et compléter ses dossiers, ne pas insulter ses supérieurs et les stagiaires, arriver ponctuel au travail et surtout … Ah bah non, c’est tout …
C’est déjà pas mal, je pense, moi. Enfin il me lâche, et j’en profite pour, en même temps que lui, m’étirer, avant de sortir un miroir et une brosse de ma poche -ne pas chercher comment j’arrive à y faire tenir-, et me recoiffer comme il faut. Non mais…
Les couettes c’est une chose horrible, vicieuse et absolument enfantine. Eric insinuait-il par ce geste que j’étais encore un enfant ? C’était tellement gentil, en ce cas …

… non mais qu’est-ce que je dis moi ? C’est pas gentil de se faire traiter de gamin ! M’enfin …


« … Eric … »

… je vais me lancer, je vais me lancer, je vais me lancer. Lui demander. Prends ton courage à deux mains, mon petit alan miniature qui vit dans mon cerveau, et demande !
… Ma bouche s’ouvre, et aucun son ne s’en échappe. J’avale de l’air comme un poisson privé d’eau. Je suis ridicule … Affreusement ridicule. Je la referme, le rouge aux joues, et baisse le regard, alors que trente secondes après, il me demande si je veux de l’eau…
Il ne boit pas, lui ? Ca m’étonne, je l’aurais juré … m’enfin je ne l’ai jamais réellement vu à l’œuvre, donc je ne peux pas le savoir.
J’ai une boule dans le ventre et dans la gorge, et lui sourit un peu, toujours mes yeux baissés. Dans son esprit, il doit y avoir, à mon idée, deux hypothèses. Ou je cherche des cafards et des bactéries roses à pois violets qui sautillent en chantant Shinigami Haken Kyoukai, ou je suis gêné.
J’éspère juste qu’il ne prendra pas la première.


« Hein ? Oh heu … oui, j’en veux bien … S’il te plaît … »

Je me sens comme une jouvencelle, quasiment… Ma bêtise et ma retenue ne cesseront donc jamais d’être un problème pour ce que je fais ? Je ne pourrais jamais, je le sais, m’exprimer aussi franchement que Eric, mais … J’espère qu’un jour au moins je pourrais arrêter de fixer le sol en rougissant comme si je venais de voir le blond nu et que je ne voulais pas savoir si il était vraiment un homme.
Oui, tout compte fait, un jour j’arriverais à me débarrasser de ça. Mais pas maintenant. Surtout, pas maintenant.
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♠ Codeur Alanophile ♠
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Ah…Ca avait été tellement drôle de voir sa tête lorsque j’avais voulu lui faire des couettes. Et comme je l’avais si bien prévu, il n’avait pas vraiment aimé. Bah, c’est pas non plus comme si je les lui avais faites et l’avait forcé à les garder éternellement hein. Moi le torturer ? Jamais de la vie, je le charrie, point final. Et le premier qui essaye de faire la même chose j’le bute. Personne d’autre ne peut faire chier Alan que mon humble personne. Oooh, regardez-le, il a un miroir et se recoiiiiiffe ! …Si ça avait été quelqu’un d’autre je me serais certainement foutu de sa gueule, mais là c’est tellement mignon la façon dont il le fait que je ne vais rien dire. Je ne pus m’empêcher de le regarder faire avec un sourire, avant qu’il ne prenne la parole.

…Oui c’est bien mon prénom. Je penche légèrement la tête sur le côté, le regardant d’un air interrogateur. Qu’est-ce qu’il pouvait bien me vouloir ? …Quelque chose qui lui semble être difficile à prononcer en tout cas. Et c’est alors que sans avoir rien dit, il referme la bouche et baisse la tête en rougissant. …Chose qui ne fait qu’accentuer mon sourire. Qu’est-ce qu’il pouvait bien avoir en tête pour réagir de la sorte ? J’hésite à lui lancer une boutade, mais la façon dont il avait pris la parole était plutôt sérieuse, alors autant ne pas tout casser. Ou du moins essayer déjà ce serait une bonne chose hein.

Allez je lui demande de l’eau, qu’est-ce que je peux être sympathique franchement. Lui tendre cette perche et lui donner la chance de se rattraper et de relancer un autre sujet. Sauf qu’il continue de rougir. …Hey c’est que j’aimerais bien savoir qu’est-ce qui a bien pu provoquer ça chez lui moi ! Me retournant légèrement je regardai s’il n’y avait pas quoique ce soit derrière moi quoique ce soit qui soit susceptible de le faire réagir de la sorte. Mais à part des buissons et un mur de la Dispatch…Y a rien. C’était quand même pas de ma faute qu’il était gêné ? J’avais rien fait de bien spécial pour une fois !

…Pas comme la fois où j’avais balancé, en m’adressant à lui, que j’aurais bien aimé me faire la secrétaire qui venait de passer à côté de nous. Assez fort bien entendu pour qu’elle l’entende. Bizarrement depuis ce jour elle m’évite. Bah, c’pas comme si c’était la seule au monde de toute façon hein. Mais passons, je ne voyais franchement pas ce qu’il pouvait avoir. …Non y avait rien qui clochait chez moi non plus, du moins j’pense pas. ‘Fin de toute façon, il me répondit, et je lui servit donc de l’eau, avant de lui donner son verre.

« Mademoiselle est servie ! S’tu veux autre chose que de l’eau tu le dis hein, j’irai le chercher »

Comme ça au passage j’irai quand même me chercher de l’alcool, que je finirai bien entendu avant de le rejoindre. Ouais parce que l’eau…C’pas ce qu’il y a de meilleur hein. Et s’il veut rien d’autre…Bah je m’en contenterai. J’ai toute l’après-midi à moi en plus ! Non j’ai pas pris congé, juste décidé de rien foutre une fois de plus. Et si Spears passe, je l’ignore. Parce que j’ai l’impression qu’il aime pas être ignoré. Alors oui c’est amusant de faire ce qu’il déteste. Okay, Alan dira qu’il faut être sympa avec lui, faire ses dossiers et bla bla bla mais prrrt. Tout cette paperasse elle me sert juste à me torcher le cul quand j’en aurai besoin.

Pensons à autre chose. …Comme pourquoi le brun a rougit. Oui je tiens à savoir pourquoi. Bon j’attends quand même qu’il ait fini de boire, j’ai pas envie qu’il recrache tout, que ce soit sur moi ou sur les fleurs, bien que ça pourrait les arroser. Buvant à mon tour, je réfléchit –une fois de plus ça va bientôt être mon record- en cherchant comment le lui demander. …Avec toute la grâce et le tact que j’ai en réserve, ça va aller très vite. Continuant de l’observer du coin de l’œil, je finis par m’asseoir juste à côté de lui, me remettant à sourire. C’est trop fort, je peux pas m’empêcher d’en rajouter une couche, j’aime trop le voir rougir. Et surtout le faire rougir.

« Le sol est intéressant ? Tu sais, si t’as trop chaud, tu peux enlever ton veston, ça te tuera pas ! A moins que…Rooh, tu me cacherais quand même pas quelque chose hein ? »

Je continue de le regarder, et de sourire par la même occasion avant de baisser légèrement la tête pour la mettre à son niveau, avant de me décider de me mettre à genoux par terre, posant mes mains sur lesdits genoux, et de me pencher vers lui en l’observant d’un air amusé.

« Qu’eeeeest-ce que ça pourrait bien être ? T’as pas fait un dossier ? Tu les as rendus en retard peut-être ? …Ou alors tu as une amante ! Ou un amant au choix. C’est quiiii ? J’connais la personne au moins ? Tu sais, tant que c’est pas Sutcliff ou Spears, j’ferai rien ! »

Mais ouais et mon cul c’est du poulet. Si ça s’avérait vrai et qu’il me disait le nom de la personne en question j’irais très certainement la stalker. Pourquoi ? Parce qu’on ne touche pas à mon Alan et qu’il faut que j’vérifie que ce soit quelqu’un de bien. Non mais, que je me prenne des râteaux je m’en branle complètement, mais que lui se fasse jeter, c’est hors-de-question. Et si ça arrive, celui qui l’a fait se retrouvera certainement à l’hôpital. Ou encore mieux sous terre. Sous une tombe. Dans un cimetière. Dans une ville. Dans un pays. Dans un continent. Entouré d’océans. Dans le monde. Dans…Okay on a comprit et je vais arrêter de faire ça, parce que bon hein au départ le but était de le gêner encore plus, et si ça se trouve c’était pas à ça du tout qu’il pensait.
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Relève la tête Alan, relève la tête, relève la tête ! … Hein ? Eric regarde ailleurs ? … rebaisse la, rebaisse ! Vite … Zut. Je crois qu’il m’a vu. Comment il jure d’habitude ? Merde, c’est ça ? Oui, c’est ça. Bon … Bah…
Merde. Il doit se demander pourquoi je l’ai regardé et pourquoi j’ai rien dit et et et… Et ok, il ne peut pas penser à autre chose, c’est de un pas humain et de deux simplement pas normal de se méfier pour un seul regard lancé … mais bon, qui sait hein, je n’ai jamais été très logique. Jamais quasiment, d’ailleurs. Je prends mon verre, encore plus rouge qu’avant. Mais Pourquoi faut-il que je rougisse, enfin ?! C’est pas comme si il m’avait plaqué au sol et s’était mis en tête de me déshabiller !

… MAIS QU EST-CE QUE C’EST QUE CETTE IDEE LÀ ?! MAIS JE VAIS PAS BIEN ?! … Reprends toi, Alan, reprends toi, tu dois avoir consommé de la drogue ou autre chose … Oui, c’est sûrement ça, hein, il doit y avoir dans les fleurs des trucs qui embrument l’esprit et réussissent à me rendre dingue. Faut que je vois. Ca doit s’appeler les « Jerendsalandingueetluifaitavouersesfantasmes ».
Oubliez ce que je viens de dire. Non je fantasme pas sur Eric, non non non et non ! J’ai juste eu une idée qui pourrait me mettre dans l’embarras hein … Juste une idée.
Une toute petite qui ne se réalisera jamais, hein, pas vrai ? Frissonnant à l’idée que cela puisse arriver, je porte mon verre à mes lèvres pour boire, tentant de me calmer.
Oui, l’eau ça calme, du moins moi. Pour ma part, on a pas besoin de ma la renverser sur la tête pour qu’elle ait des vertus plus ou moins apaisantes. Bien que l’on n’ait jamais tenté de m’asperger. Et je doute qu’un jour on le fasse. Sauf peut-être si Eric est dans un mauvais jour et me balance son verre à la figure … Non, dans ce cas il y aura sûrement de l’alcool, il a tendance à boire quand il va mal. Je sais, j’ai trouvé une bouteille quand j’ai fait ma souris voleuse de dossiers !

Je pose ce qu’il reste du verre, c’est-à-dire du verre incolore en forme de récipient pour accueillir une boisson, vide, à mon coté, et reste le regard planté sur le sol. C’est bien, je me demande si une fleur ne pourrait pas pousser, là, juste à cet endroit où se focalisent mes yeux… Ce serait absolument adorable, une toute petite pousse qui grandirait, grandirait encore et encore pour ensuite finir par éclore en direct, peut-être rose et blanche ou au contraire arc en ciel … Ca doit être meugnon, une fleur arc en ciel ! …
Oh, un eric vient de s’assoir à côt….
ERIC VIENT DE S’ASSEOIR A MA GAUCHE ! Mmmmmais pourquoi ? …
Et merde, je rougis encore. Je vais finir par passer pour une tomate ou un truc rouge qui veut se faire violer, moi.
… POURQUOI JE PARLE DE CA MOI ?! Je suis … Perdu dans mes propres pensées. Quel abruti je suis, non mais. J’ai honte de ce que je pourrais sortir en conneries maintenant. Je vais prendre mon courage à deux mains, et quand Eric aura parlé ou orienté la conversation vers ce sujet, j’en profiterais ! Je jette tout de même un regard vers ma montre, je dois être de retour dans … Oh, on va dire 40 minutes, mon supérieur toujours si … gracieux ne m’en voudra pas, au vu de la grosse pile de dossiers remplis alors que, originellement, je n’avais rien à faire.

Moi, cacher quelque chose ? C’est ce qu’insinuait le blond ? Non, jamais voyons ! … enfin … Presque jamais … ? Pour ma défense, tout ce que je lui cachais était pour son bien ou pour le mien ! Tout comme le fait que j’ai voulu l’étriper à chaque fois que il reluquait de trop près une fille à la Dispatch, ou que je remplisse secrètement ses dossiers, ou que j’ai des journaux intimes entiers remplis de ses faits et gestes ….
Veuillez effacer ce point là de votre mémoire s’il vous plaît.

Je ne lui réponds pas. Non, rien. Et manque de m’étouffer avec l’air qui entre brutalement dans ma bouche. Si près … Non, non faut que je me reprenne. Il insinue quoi, là … Que je ne faisais pas bien mon travail ? Que j’étais fainéant ? A chacune de ces questions, je voulais répondre non, et il le savait pertinemment.
Il demandait peut-être cela uniquement pour se conforter dans l’idée que je n’étais pas parfait, mais … Ca, il n’avait pas besoin de cette chose pour ! Non ?
Attendez, mes chers amis licornes et lutins … Il vient de m’attribuer…


« Une amante ?! Eric ! Ca va pas ?! C’est plutôt toi le beau mec qui fait tomber tout le monde avec ton physique et …. »

Et merde j’en ai trop dit. Je toussote et me reprend, encore plus rouge qu’avant, ayant relever la tête et regardant les fleurs comme si c’était la mer … Tout compte fait, ça doit être marrant de nager dans les fleurs!

« Hum je voulais dire … Heu … C’est toi qui devrait avoir une amante, plutôt, pas moi. »
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Booo qu’il est meugnon quand il fait ça ! C’est justement la raison pour laquelle ça m’amuse autant sans doute. …Hey, le trouver mignon j’ai dit pas autre chose, c’pas parce que je dis ça que ça revient à dire que j’aimerais le retrouver dans mon lit. ‘Faut pas rêver, c’est ce qu’on appelle communément un mec. Même si, si jamais on lui mettait une robe, il pourrait ressembler à une fille. …Bordayl, que cette image me sorte tout de suite de la tête. J’ai dit Lui mettre une robe pas autre chose. Tiens, concentrons-nous là-dessus. Où est-ce que je pourrais trouver une robe à lui faire enfiler ? Non mais sérieusement, ça pourrait être vachement marrant. Mais ça m’étonnerait qu’il accepte. M’étonnerait très fortement d’ailleurs. Il me le demanderait que je refuserais après tout…Non mais en même temps, je ne pense pas avoir quoique ce soit de commun avec la gente féminine.

Et puis, j’ai une excuse pour le trouver mignon hein. Qui n’aurait pas envie de le prendre dans ses bras en voyant cette bouille hein ? …Même si je l’ai jamais fait, okay je me suis retenu, je ne pense pas qu’il le prendrait très bien on plus, déjà qu’il s’étouffe à moitié quand je viens m’asseoir à côté de lui alors qu’il était enfoncé dans ses pensées. Pensées que je ne connaissais toujours pas d’ailleurs. Grr. Je finirai bien par lui tirer les vers du nez ! Quand je veux savoir, je peux ! Et j’aurai ses informations, je le garderai tant que je n’aurai pas de réponses tiens ! Rien à foutre de la direction et du reste, ce à quoi il pensait était nettement plus important. Nan mais ils vont pas non plus me dire que le travail passe avant la vie privée hein ? …Même si ma vie privée se résume à…Dormir, manger, Alan, glander, Alan, manger, glander, Alan, boire, draguer, dormir.

Bwahah, non avant de dormir je pense pas au brun. Ou si je le fais, généralement c’est pour espérer qu’il ne me voie pas dans cet état. Même en étant à moitié bourré, j’reste un minimum conscient et je garde mes instincts de survie. Sans doute que si je le croisais dans cet état, je m’enfuirais au plus vite. Merlin seul sait ce que je serais possible de lui sortir en ayant un peu trop bu. Et il vaut mieux lui épargner le spectacle. Soit. Je peux pas m’empêcher de rire en voyant sa réaction. J’ai réussi une fois de plus ! Oho ? Il vient de reconnaître que je suis beau mec ? Non je le sais parfaitement bien, mais ça fait toujours plaisir à entendre hein, on ne s’en lasse pas. Comme quoi les trois heures passées devant le miroir, qui empiètent bien évidemment sur mon travail payent.

« Tout le monde ? Naaan. Si seulement Spears y était sensible, ce que je doute franchement, ça ferait des lustres que je me serais débrouillé pour qu’il me refile plus de paperasse et…Attends, t’as dit tout le monde ? Tu t’inclus dedans aussi ? »

…nan j’pouvais pas m’empêcher de le sortir et oui je suis lent à la détente mais tant que je le sors c’est le principal. Je ne peux m’empêcher une nouvelle fois de sourire en baissant la tête à mon tour afin de croiser son regard. Non ce n’était pas pour me moquer de lui, je l’ai déjà dit c’était juste pour le charrier, et à mon avis, à mon regard et à mon sourire, ça se voyait que le but n’était pas de me moquer de lui. Je ne pourrais après tout pas faire une telle chose. Pas à lui.

Enfin, pour pas le faire mourir de gêne non plus, je me redressai, m’étirant une nouvelle fois, avant de prendre le sac en plastique et de le remettre juste devant Alan. Avec tout ça, il avait toujours rien bouffé. Et j’ai dit que j’y veillerais personnellement sur son alimentation. Alors je ne le lâcherai pas pour ça non plus. Et même si je crève la dalle, j’attendrai qu’il se serve d’abord.

« Bah, j’suis certain que tu les laisses pas indifférentes non plus. Vu le regard que certaines te lance quand tu passes… »

…Et bizarrement si elles lui ont jamais rien dit c’est peut-être parce que je suis passé par-là. Okay c’est égoïste, mais vu les charognes qui peuvent se retrouver chez les secrétaires, j’ai pas la moindre envie qu’une d’entre elle lui fasse une crise de je sais pas quoi, ou ne lui fasse subir je sais pas trop quoi non plus. Okay, moi je m’en privais pas, mais j’ai jamais cherché quelque chose de sérieux hein. Alors que le brun…je le vois mal faire ça que pour une aventure, maintenant je dis ça, je dis rien il ne m’a jamais parlé d’ce sujet.

« Bwa, tu sais bien pour moi ça ne va jamais plus loin qu’un nuit. …Ou que quelques minutes, le temps que je me reçoive au choix une main, le contenu d’un verre, le verre, ou la première chose qui traine dans la figure. …Hey attends, t’as contesté le fait que tu puisses avoir une amante, mais pas un amant ? C’est à ça que tu pensais ? A lui ? »

Et c’est reparti. Nan j’peux pas m’en empêcher j’vous dit. Et puis je veux savoir. Là c’est même plus pour le charrier. Ouais la curiosité c’est un vilain défaut mais je m’en branle complètement okay ? Moi je veux juste savoir un peu plus sur mon meilleur ami, chose parfaitement normale, et voir si la personne qu’il a vue/ avec qui il est, est faite pour lui. Quoi ? Non je cherche pas à diriger sa vie, juste à ce que tout se passe pour le mieux pour lui. Si ça se trouve la personne en question est parfaitement respectable et me conviendra. …Ahaha. Ou pas. Parce que la première règle est que la personne en question ne peux pas s’accaparer Alan, parce que sinon il passerait moins de temps avec moi. Et ça il en est hors de question. Ouais j’aime bien la solitude, mais je préfère quand même être avec le brun.
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Mon petit Alan, tu es un homme plus ou moins mort, je pense … Enfin, un shinigami. Oui je sais, techniquement, je suis pas sensé mourir, mais moi si, hein. J’ai pas de chance pas de chance pas de chance. Le répéter fait toujours paraître ça un petit peu moins gros, vous n’avez jamais trouvé ? Bah moi si ! … Quel abruti je suis et je fais … Non mais… pourquoi l’ai-je lancé sur ce sujet … Je m’attends à quoi en fait ?! Qu’il me regarde dans les yeux, me sourit et m’embrasse, comme si l’on s’aimait ? Qu’il se moque de moi ou qu’il me laisse tomber, ulcéré par ce que je pouvais être ? La seconde solution est la plus plausible.
Si seulement je pouvais être une jeune fille ! Il ne me le demanderait pas, rirait avec moi et tenterait peut-être de me draguer, mais jamais ne me mettrait ainsi dans l’embarras. Oui, je me sens embarrassé, ainsi. Je me mets à arracher un par un les brins d’herbe, un signe que je suis gêné, comme un enfant qu’on a pris en faute et qui pense à se venger sur l’herbe de la terre, qui voudrait tellement tuer toute vie sur la planète qu’il tente de la désherber en partant de ses pieds !

Je suis ridicule. Un enfant j’ai dit, un enfant donc je suis. Je croise son regard, son sourire, et me demande si Eric sait ce que ça me fait comme effet d’être ainsi à son coté. De me sentir en permanence protégé. D’avoir un ami qui voulait mon bien et uniquement, pas pour un intérêt quelconque ou pour pouvoir crâner genre « eh j’ai aidé quelqu’un qui risque de crever dans les six ou neuf prochains mois ! ».
Non, c’est quelqu’un qui me permet de me sentir plus ou moins libre … Qui m’écoute, me comprend. Un ami qui quelque fois, c’est vrai, me surcouve, mais ami tout de même. Ainsi est Eric à mes yeux, et le sera toujours, peu importe ce qu’il puisse faire de sa vie. Quelques fois, même, j’en venais à être jaloux de ses conquêtes dont lui était si fier, mais que pouvait-on y faire ? Je n’allais pas m’interposer dans ses relations. Vous imaginez, en plein coït au milieu des gémissements des blondasses et de Eric qui doit pousser des gémissements pas possibles de viril que je serais bien incapable, moi qui débarque en pyjama ? (oui je dois avouer que je n’ai pas de pyjama, mais ça personne ne doit le savoir.)
Et ensuite qui vire la grognasse en chouinant « tu fais trop de bruiiiiit et Eric il s’intéresse pu à moiiiii ! »
… Ah, si seulement je pouvais le faire, je promets que je le ferais !

Mais ma timidité m’emportera toujours en arrière de ce que je veux faire, sans le pouvoir. Je l’écoute parler, secouant la tête lorsqu’il dit que je pourrais m’inclure dans le lot de « tout-le-monde » qui tombe sous son charme. C’est vrai quoi, je ne suis pas sous son charme, je suis seulement son plus grand et fidèle fan ! …
Ok c’est ridicule comme titre.

Il venait de se relever et de déposer juste en face de moi un sac plein de nourriture. Dire que avant j’avais faim … Maintenant ? Je n’en sais rien. Lève la tête, alan, et dis-lui ce que tu penses de lui ! Dis-lui merci, dis lui ton respect, ta gratitude, que sais-je encore ! Mais exprime-toi, moi-même ! Mais non, je reste à le fixer, comme un idiot, rougissant à chaque fois qu’il parle de mes conquêtes féminines, alors que je n’ai jamais eu vraiment envie d’une fille …
Non pour être exact, je n’ai jamais eu envie d’une fille, du tout. Ne cherchez pas. Non, je n’aime pas non plus les hommes ! Je suis asexuel ? Peut-être… Disons pour être simple que je ne ressens aucun désir charnel, je ne sais pas ce que ça fait de se toucher, de faire des choses comme se racontent Eric et quelques fois Ronald quand ils se rencontrent le matin. J’écoute, et quand on me demande si j’ai eu des conquêtes récemment, eh bah je me sens inutile.
Aucune conquête, Eric, aucune ! Je voudrais te le hurler, te le dire encore et encore, que tu le comprennes, que tu m’apprennes comment faire, me dise comment ça fait aussi.
Bon, alan, parle maintenant, ne reste pas collé comme ça sans rien faire. Il te dit quand même que tu as un homme, ou du moins que tu y penses ! Que tu as des vues sur quelqu’un.

Bon, me lancer. Me calmer, le regarder dans les yeux. Prendre un air plus ou moins sérieux. Mais toujours grave. Et ma voix est presque changée, dis donc ! J’ai dit presque. Faut pas exagérer, je ne peux pas avoir une voix calme et posée et en même temps la figure qui va avec ! J’ai des yeux qui ne le permettent pas. Ils brillent toujours d’un sentiment indéfinissable, je le sais, à chaque fois que je me regarde dans un miroir, je le remarque ! Si seulement, Eric, tu comprenais ce que je dis …


« Oui, c’est à lui que je pense quelquefois … Et peu importe ce que tu me diras ou me feras, ce sera à toi de … Deviner qui c’est … »

J’ai déposé mon regard dans le sien, si semblable, et pas une fois, lors des derniers mots, je n’ai cillé. Pas une seule fois je n’ai tenté de me soustraire à ses yeux, pas une seule fois je n’ai essayé de m’empêcher de rougir.
Et pas une seule fois je n’ai rougi non plus. Je suis doué. Plus ou moins, pour une fois. Mais … La vie est changeante, et Eric pourrait ne rien comprendre ! Il est blond après tout … Mon mentor, certes. Mais un blond teint quand même.
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Attendant une quelconque réponse, et tendant toujours le sac de nourriture près de lui, je vis deux collègues passer au loin, nous regardant vaguement avant de se mettre à parler entre elles. …Allons bon, qu’est-ce qu’elles avaient bien pu inventer cette fois-ci ? Je ne compte plus le nombre de ragots qu’elles –en général- ont colporté sur notre compte au brun et au mien. Mais à vrai dire, ça m’est toujours passé par-dessus la tête. Ou alors j’en ai ris. C’est sans doute la meilleure attitude à adopter, de la sorte, ils abandonnent plus vite en voyant que l’on s’en branle. Après tout, le but est qu’on réagisse non ? Bon, alors inutile d’en faire tout un fromage. De toute façon le brun ne les as pas vues, il leur faisait dos.

C’est alors qu’il releva la tête, me regardant…Sérieusement ? Okay, j’ai compris il est temps d’arrêter de faire des conneries et de raconter n’importe quoi. J’ai l’impression qu’il va me sortir un truc qui pourrait me faire faire une crise cardiaque vu sa tête. …j’aurais tapé juste ? Naaan, quand même pas ? J’avais juste voulu le charrier moi ! Enfin, s’il compte me faire part de quelque chose d’important, je vais pas râler non plus hein. Après tout c’est mon meilleur –seul et unique aussi- ami, alors plus j’en sais sur lui, mieux c’est.

Pourquoi ? Parce que ça pourrait me servir après. Pour l’aider bien entendu, loin de moi l’idée de lui faire un coup bas. Hors de question, je préférerais creve…Remplir un dossier même que de le faire. Soit. C’est pas le moment d’essayer de le faire manger maintenant, mais j’y arriverai à un moment quand même. Me rasseyant à côté de lui, reposant le sac un peu plus loin, je croisai les jambes, le regardant en me demandant ce qu’il allait dire. Quoique ce serait, promis je ne ferais pas de remarques débiles. Je me retiendrai. Je me mordrai les joues s’il le faut. Même la langue, mais il ne faut pas que je sorte encore une connerie, il a l’air vachement sérieux.

Il allait peut-être enfin me dire ce à quoi il pensait ? Hm, à moins qu’il ne me fasse marcher à son tour mais ce n’est pas du tout son genre. Aha ! Il avait donc des vues sur quelqu’un ! A moins qu’il n’était avec lui ? Ce qu’il avait dit n’était pas clair. Bon j’en saurai plus bientôt. Ah moi de deviner hein ? Très bien, je lui poserai des tonnes de questions jusqu’à ce que je sache ! Je lui souris doucement, ne voulant pas non plus lui faire croire que je ne le croyait pas, ou quoique ce soit d’autre.

« Défi relevé ! Alooors… »

Quelles questions poser ? Je ne l’avais jamais vu avec qui que ce soit d’autre que quelqu’un de notre division…Et on était…Cinq. Sans lui et moi ça n’en faisait plus que trois. Et franchement…Je le voyais bien avec aucun des trois. Ou alors c’était quelqu’un d’autre ? Raah. Fais chier j’en ai déjà marre de chercher, réfléchir c’est pas mon truc et il le sait bien en plus le bougre. Bon je vais poser toutes les questions qui me passent par la tête alors hein. Il l’aura voulu !

« J’le connais ? Il fait partie de notre Division ? »

Il avait pas précisé combien de questions je pouvais poser hein. Alors autant en faire plusieurs pour savoir plus vite. Mais ça…Ca ne m’avancerais pas de beaucoup. Alors il fallait chercher plus loin. Je peux le faire. Machinalement, je porte mon pouc près de ma bouche et me mets à ronger mon ongle ; continuant de réfléchir. Hrm. Ca ne s’avérait pas si facile que ça. …Non le fait qu’il aime un homme ne me dérangeait absolument pas. Après tout, il fait ce qu’il veut de ce côté-là, et ce n’était pas non plus comme s’il l’avait voulu.

« Il a les cheveux longs ? Ondulés ? Foncés ? »

Rah, je voulais savoir maintenant c’est malin. Alors j’allais continuer de poser des questions, mais le tout était de trouver celles qui me serviraient le plus. Hm….J’avais fait les cheveux et le principal…Restait quoi ? La Faux…Et peut-être le physique plus en profondeur. Ouais, ça pourrait aider dans un sens. Ou alors m’embrouiller encore plus. …Tant pis je lui demande quand même on va dire que ça m’aidera hein.

« Y a un moteur à sa Death Scythe ? Il est grand ? Il porte correctement son uniforme ? »

Bon là, on ne pouvait pas dire que j’avais pas réfléchis hein. D’ailleurs je vais arrêter pour le moment sinon je vais faire une surchauffe et c’est très mauvais. Et j’espère au moins qu’avec ses réponses je saurai de qui il s’agit. Sinon…Sinon ben je continuerai jusqu’à ce qu’il me le révèle. Rah, pourquoi il avait décidé que c’était à moi de deviner ? Pourquoi ne pas me le dire ? Ce serait nettement plus simple ! D’ailleurs pourquoi ne pas m’en avoir parlé avant ? Qu’est-ce qu’il pouvait bien craindre ? Que je me moque ? …Okay, il y avait de quoi ne pas vouloir le dire. Même si je ne trouvais pas que je me moquais de lui, lui le prenait peut-être de cette manière, je ne lui avais jamais demandé. Mais si c’était le cas…Il ne resterait pas avec moi hein ? Oui j’essaye de me rassurer qu’il ne se sente pas forcé de rester à mes côtés. Et pis d’abord c’est pas le cas, ça se verrait, ou il le dirait. Après tout, il me dit tout. Ou presque tout. Mais bon je ne lui en veux pas , de mon côté c’est aussi un peu la même chose, il y a des choses que je garde pour moi-même mais c’est pour son bien. Et puis ce ne serait pas non plus drôle si je le connaissais par cœur et que je n’avais strictement plus rien à découvrir sur lui.
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Que faire, mon dieu, que faire ? Où et quand serais-je assez averti pour pouvoir me permettre de lui mentir ? Si il se met à me questionner au sujet de celui que j’aime, je vais me mettre à bafouiller, à me cacher dans mes bras et à refuser de répondre ! Alan, prendre des décisions, c’est bien, mais vaut mieux les tenir quand on le fait ! Vouloir lui dire la vérité, ok, mais au moins que j’en sois capable !
Et je ne le suis pas, justement. La belle affaire. Je ne suis qu’un imbécile incapable de dire ce qu’il ressent, incapable même de dire si son mentor l’est bel est bien ou si il n’a toujours été qu’un ami un peu vague ! Incapable de se débrouiller seul, et à la seule sensation d’être inutile, qui se réfugie dans la chaleur bienveillante d’une amitié !
Je suis pitoyable, je m’en rends compte désormais. Je me l’avoue, désormais. La vie est ainsi faite, moi pitoyable, ridicule, et Eric … C’est Eric.

Mais bon, écoutons-le, peut-être qu’il va réussir à deviner la personne dont je veux parler ? Ca m’étonnerait, m’enfin. Il ne peut pas le deviner, non. Pas du tout du tout, pour ma propre santé mentale, et pour la sienne, il ne peut pas.
… MAIS POURQUOI IL S ASSOIT ENCORE VERS MOI ? Je peux pas avoir une peau plus ou moins pâle dénuée de toute rougeur à chaque fois qu’il est à coté ? Je vais finir par ressembler à une tomate moi ! Ou à Grell, tout dépend en fait. Quoi que des fois au niveau du Q.I, je me demande si ce n’est pas la même, hein mes amis licornes à trois pattes et six yeux ? J’avais jamais remarqué que vous en aviez autant, à ce propos, m’enfin. Se calmer, respirer profondément mais pas trop trop fort, afin qu’il ne se doute de rien, et surtout garder en toute circonstance son calme.
Ok. Alan Humphries est prêt à jouer à « dis moi à quoi que il ressemble et je devinerai la personne que tu aimes et/ou avec qui tu sors ! »….
Je suis nul à ce jeu.


« … Oui, oui, il fait partie de notre division … Plus ou moins. »

Pas besoin de lui dire qu’il le connaît, vu le nombre plutôt restreint de personnes avec lesquelles nous travaillons, il devrait trouver rapidement si je me mettais à le décrire dans tout les détails possibles et imaginables, hormis certains très intimes…. D’ailleurs, vu l’esprit d’Eric, si jamais il venait à demander des choses de ce genre, je crois que je n’aurais même pas assez de cran pour lui mettre une baffe ou même lui demander d’arrêter ! Non, je me contenterais de rougir et de baisser la tête pour pleurer presque, en espérant de toutes mes forces qu’il arrête.
Ok, c’est une des méthodes les plus inutiles et idiotes au monde mais au moins, hein, je savais que il ne pouvait pas résister à ma tête toute adorable lorsque je pleurais ! … Comment, c’est pas une raison ? Tais-toi la licorne, j’essaie de dire ce que je veux dire et rien d’autre !
Je le regarde. Allons bon, maintenant, il s’intérêsse à la coiffure … Je vais le prendre à son jeu, si j’y arrive. Parce que les coiffures, parmi notre division, on ne peut pas pire qu’elles sont … Plus ou moins normales.
Pour tout vous résumer, on a un travesti avec des cheveux de un mètre dix de long rouges, un autre qui se ballade avec un peigne sur lui pour se recoiffer perpétuellement (et moi j’ai une brosse et un miroir dans mes poches mais ça n’a aucun rapport, voyons, même si j’ai beaucoup de respect pour mon supérieur, j’aurais toujours peur de devenir comme lui. ), ensuite … On a Eric, quoi, avec ses cheveux teints que d’un seul côté, et puis Ronald, qui, je me demande, a dû peut-être foirer plus ou moins sa teinture. Comme le shinigami en face de moi, il est à la fois brun et blond, mais lui tire sur le blond~roux plus que sur l’or qui est sur les cheveux de mon mentor. Ex mentor, pardon pardon. Mais faudrait que je lui répondes.
Nerveusement, alors que lui réfléchit en mordillant son ongle de pouce, moi je ne suis mis à jouer avec ma cravate. Oui c’est pas exactement une cravate, mais moi je l’accepte comme telle. Et j’accepte aussi que ce geste prouve parfaitement à quel point je me sens gêné.


« … Oui. »

Oui, oui aux trois.De un parce que je peux qualifier les cheveux de Eric de longs, de deux parce que, au moins un coté, ils sont ondulés et de trois car je sais pertinemment que il est brun, une couleur foncée.
Donc, si il en arrive aux mêmes conclusions que moi, je pense qu’il pourrait comprendre … Et il me manque cependant une chose. C’est de savoir sa réaction. J’ai peur. Trop peur pour vouloir l’avouer. La réaction de celui qui j’admire plus que tout est à mes yeux une des choses qui pourrait faire s’écrouler mon monde, si d’aventure il venait à se moquer ou à m’abandonner. Je sais que c’est ce qui risque d’arriver. Je devrais vivre en sentant sur moi son regard inquisiteur dans les couloirs, vivre en sentant qu’il me fixe, dégoûté de ce que j’ai pu insinuer ou même avouer dans mes idées. Il n’est pas imbécile, malgré tout ce que monsieur Spears peut dire. Juste un peu trop paresseux.


« … Réfléchis un peu quand tu poses tes questions Eric, elles n’ont aucun lien logique. Et on ne peut pas dire qu’il soit excessivement strict en ce qui concerne la façon dont il porte son uniforme … »

Doux euphémisme, si on le regarde. Il faut pas exagérer, non plus, Eric n’est pas du tout grand non, et moi je suis en parfaite santé ! C’est sûr que on me garde dans la Dispatch juste parce que je suis le seul à savoir correctement faire mon boulot !
Je ne sais pas mentir. Pas du tout du tout. Ni ironiser. Je devrais prendre des cours… Mais où je vais moi, on est en train de voir si Eric peut deviner de qui je parle, pas de faire de l’ironie !
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Plus ou moins ? Comment ça, il faisait plus ou moins partie de notre Division ? Il l’était ou non ? Bon on va dire que oui hein, parce qu’il a commencé par l’affirmer. C’est bien, au moins le choix était restreint. …Mais en même temps je redoutais ce qu’il allait sortir. Non mais je sais pas, imaginer qu’il ait flashé sur Spears, je fais comment moi hein ? Parce que d’un côté je ne peux pas m’empêcher de l’emmerder dès que je le vois, mais de l’autre je viens de dire que je cherche le bien d’Alan, et aller insulter la personne qu’il aime n’est peut-être pas la meilleure des choses. Si je le fais, je ne pense pas que je resterai très longtemps haut dans son estime. …Pitié faite que ce ne soit pas Spears. Ni Sutcliff, j’le supporte pas non plus. …Ronald ? Si c’est lui ça pourrait encore passer. Peut-être. Bon, autant écouter ce qu’il dit et essayer de deviner de qui il s’agit plutôt que de s’imaginer toutes sortes de choses.

Hm. Mais j’avais beau réfléchir, je ne voyais pas sur qui mon ancien élève aurait pu jeter son dévolu. Raah, pourquoi j’avais accepté de jouer le jeu hein ? Pourquoi je ne lui ai pas demandé gentiment de me dire la réponse ? Il n’aurait sans doute pas voulu. …très bien, j’y mettrais le temps qu’il faudrait, mais j’y arriverais quand même. Parce que. C’est alors que je remarquai qu’il jouait avec son nœud comme s’il était…Nerveux ? Ouais, il avait l’air nerveux. Pourquoi ? Il avait peur de ce que je pensais de lui ? Ou alors du choix qu’il avait ? Le voir dans un tel état me fit légèrement sourire.

« Hey, calme toi…T’sais qui que ce soit, j’irai pas faire un scandale, ni te bouderai, tu aimes qui tu veux ! »

Et voilà que je me mettais à essayer de le rassurer. Bon c’tait pas ce qu’il y avait de mieux sans doute mais je fais ce que je peux hein. C’pas comme si tous les jours à chaque instant j’essayai de rassurer quelqu’un. Quelqu’un viendrait se plaindre, soit je l’enverrais chier, soit je lui dirais d’aller boire et d’oublier. Sauf que là c’est Alan et je ne vais ni l’envoyer balader, ni le pousser à boire non plus. Ce n’est sans doute pas la meilleure des choses à faire. Bon réfléchissons. Je pourrais peut-être lui dire encore quelque chose. Parce que même lui doit se douter que je ne vais pas rester tranquillement à le regarder essayer de se débrouiller avec la dite personne.

« …Okay, j’irai juste vérifier qu’ce gars il aille pas faire n’importe quoi à mon Alan. »

Lançais-je en repliant mes jambes légèrement vers moi, parfaitement sérieux. Z’avez vu ? J’arrive même à me retenir de sortir des conneries quand il faut. …Bon seulement quand il s’agit du brun je l’admets. Ah, il répondait pour les cheveux. Oui ? …Pour les trois ? …Attendez, il avait les cheveux longs et foncés. …S…Sutcliff ? Nan quand même pas ? Ah c’est vrai, j’ai dit ondulés aussi, Merlin merci. On jarte donc Sutcliff de la liste, il les a pas ondulés, Spears il les a pas longs ni ondulés donc il peut aller se faire foutre aussi et Ronald…Bah Ronald ne les avait pas long non plus. …Bordel, il faisait pas partie de notre Division ou quoi ? Y avait plus personne ! J’ai quand même pas loupé quelqu’un…Si ? Nan, j’vois vraiment pas.

Doit y avoir une astuce, c’pas possible. Réfléchis Eric, réfléchis. Tu peux le faire. Han, mais j’fais ce que je peux moi avec mes questions ! C’pas si grave que ça si elles n’ont aucun lien logique, si ? Tant qu’il me fournit les réponses c’est tout ce qui m’importe. …D’ailleurs il a pas répondu pour la Faux. Hmph, pas si strict que ça dans son uniforme ? Raah, je sais vraiment pas, c’est pire qu’un casse-tête sa devinette ! Je me remets à ronger mon ongle avant de me forcer à arrêter. A cette vitesse-là, j’en aurai bientôt plus. Mais il faut que je m’occupe les mains, ça m’aide à réfléchir. Et on conteste pas ce que je dis.

Réfléchissant toujours, j’enroulai une mèche de cheveux autour de mon doigt, inlassablement, en plissant légèrement les yeux comme si ça allait m’aider. Mais non, aucun Shinigami que je voyais ne correspondait à sa description. Et en plus, comme si j’avais pas assez de mal, il fallut que je finisse par faire un nœud dans mes cheveux, et je me mis alors à le démêler. Rah, si au moins ils étaient un peu moins ondulés, y feraient peut-être moins de no…Gnié ? Je viens de dire quoi moi ? Ondulés ? …Reprenons depuis le début. …Ondulés : OK. Fait partie de la Division : …Sans blague. Cheveux longs : …On pourrait dire ça comme ça, disons OK. Foncés : Ah ben ça non. …Ahah, j’ai cru un moment qu’il voulait parler de m…Attendez. Le blond, c’est une bête teinture. A la base y sont bruns foncés. …. foncés. …Bon que j’arrête de me faire des illusions. Il ne parle certainement pas de moi hein ?

Il me l’aurait dit de toute manière. A moins que…Areum, si c’était bel et bien moi, allez draguer juste à côté de lui n’était franchement pas la meilleure des idées. …Nan mais, pourquoi il m’aurait choisi hein ? Il sait très bien que jusqu’ici j’ai été de gauche à droite et que, même si je ne l’ai jamais fait devant lui, j’ai tendance à boire. Parce que même si je fais le fier, au fond je ne suis qu’un pauv’ type qui sait juste ouvrir sa gueule et qui est incapable d’avoir quoique ce soit de sérieux. Et qui n’a jamais non plus fait quoique ce soit de grandiose dans sa vie. Au final, je vis sans but précis, ou plutôt si, je m’en suis trouvé un grâce au brun. Etre à ses côtés et relever le défi de recueillir 1000 âmes pour qu’il soit débarrassé des Epines. C’est la moindre des choses que je puisse faire au fond, par rapport à ce que lui m’a apporté. Relâchant mes cheveux, je tourne ma tête vers lui. Il fallait que je sois certain. Si ça se trouve, il allait me rire au nez. Tant pis. Pointant mon index vers mon propre torse, je le regardai quelques instants

« M…Moi ? »
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Eric, eric, Eric, ouvre les yeux. Tu es absolument con ou tu le fais juste exprès ? Tu ne vois pas à quel point je t… Je … Je n’arriverais jamais à le dire, c’est impossible ! Impossible et inutile. Non seulement tu ne me croirais pas, mais en plus je te promets que tant que tu ne le sauras pas à l’aide de tes grandes compétences intellectuelles … ok j’éxagère un peu, tes capacités intellectuelles normales pour une personne de dix huit ans … Ok, tu en as plus mais … Mais arrêtez tous de m’embrouiller, là, ça va pas le faire ! Raaaah. Et voilà, je suis reparti dans mes trips de licornes à six yeux … J’en peux plus, moi, je voudrais simplement savoir pourquoi … Il ne comprend pas qui j’aime. Savoir pourquoi il fait comme si il ne comprenait pas ce que je ressens envers lui. Comme si il ne voyait pas ce que je veux qu’il voit.

Comme si il se foutait totalement de moi, en somme … J’aime qui je veux, j’aime qui je veux … Eric, si j’ai le droit d’aimer qui je veux, tu t’inclus toi aussi dans le lot ? Oui, bien sûr ! Bien sûr que tu y es inclus, tu n’es pas du genre à t’exclure d’une masse de personnes, si cela peut me concerner, même si ta vie en dépendait. Bon ok, j’exagère sans doute un peu, mais quand même ! Tu n’es pas une personne du genre à pas te compter en parlant de moi. Mes pensées sont confuses, et ce, de plus en plus. Le blond s’agite un peu, et je décide de garder le silence tandis qu’il émet des hypothèses dans son esprit pour tenter de deviner de qui je veux parler. Pour une fois il ne marmonne pas, c’est pas plus mal … Oui, quand il réfléchit, il marmonne quelquefois, c’est …
NON JE N ALLAIS PAS DIRE ADORABLE, MAIS ETRANGE, VOUS ENTENDEZ ? ETRANGE !
C’est étrange donc. Un peu déplacé vu que tout le monde peut ainsi savoir à quoi il pense, mais bon, moi, ça ne me dérange pas plus que ça. Il fait ce qu’il veut de ses mots et de ses pensées, après tout. Ca a toujours été lui mon mentor, l’on ne va pas maintenant inverser les rôles ! Ce n’aurait aucun sens, et puis qui pourrait me voir en mentor ? Je suis trop faible pour ça … Physiquement et moralement. Et Mentalement aussi.
Et puis un lâche, qui pour faire une pitoyable et ratée tentative de discours d’amour, la fait sous forme de devinettes à peine plus intelligentes que celles de monsieur Carambar !
Regarde-le, alors, et ne rougis pas cette fois, abruti de corps, va …

Je lui lance un regard absolument innocent, en même temps quelles choses pourraient me faire un homme qui est en ce moment en train de tenter de se démasquer … Ridicule.


« Eric … Comment une personne que j’aime … Pourrait me faire n’importe quoi, allons ! Si je l’aime … Il ne peut rien du tout m’arriver ! »

Et un horrible doute m’envahit. Et si il … Si il ne voulait jamais plus me parler après ça ? Si jamais il n’osait plus me regarder dans les yeux, si je me retrouvais isolé, sans personne d’autre à qui parler ? Si jamais je ne pouvais plus le voir, s’il m’évitait et me taillait dans mon dos, comme il le faisait de Grell … Quoi que non, en fait, Grell il le fait même devant lui… Elle… Devant, et même quand monsieur Spears est dans les parages, ce qui est sérieusement risqué.

Je le regarde réfléchir, et je sais qu’il a oublié. Qu’il a oublié qu’une fois je lui avais dit. Je t’aime. Ca fait mal de le penser, tout simplement. Parce que je sais que mes pensées sont des mots qui pourraient sortir de mes lèvres, qu’ils pourraient toi aussi te blesser. Parce que je sais que si je te blesse ainsi, tu perdras toute estime, aussi petite soit-elle, en moi.
Eric, regarde moi. Regarde moi et je t’en prie, prouve-moi que tu as pensé la même chose que moi, que tu es arrivé enfin à la même conclusion ! Que tu comprends, juste un peu, ce que je peux ressentir ! Je m’approche doucement encore un peu de lui, pour écouter sa respiration. Lorsque l’on réfléchit, celle-ci se fait plus douce, presque insensible. Et on dirait que Eric ne respire pas. Il doit donc carburer à plus de mille pour cent. Si c’est possible, et je n’en doute pas une seule seconde que ça l’est. Surtout pour lui.

Il se met à jouer avec ses cheveux. Bon … C’est plutôt bon signe, non ? En général, quand on avance dans un raisonnement, on se met à tripoter tout ce qu’on a à portée. Même si dans le cas de ce blond, cela peut très bien être autre chose. Peut-être stagne-t-il ? En ce cas …



« Eric, tu sais tu n’as pas à te remuer pour le trouver comme ça … Ce n’est pas excessivement grave si tu ne le sais pas … »

Son doigt qui tenait ses cheveux s’est arrêté. Sa coiffure l’aurait-elle mis sur la voix ? J’espère que oui, et en même temps j’ose penser que, au contraire, il cale ! Oh, mais que c’est compliqué de vouloir avouer sa flamme quand on s’appelle alan et qu’on est un shinigami abruti de mon acabit ! Franchement, j’aurais pas pu simplement mourir moi, au lieu de devoir être plus ou moins éternel ? -moins que plus, d’ailleurs-
Eh bah non, il faut bien évidemment que ce … Truc que sont les sentiments sont des gros emmayrdeurs.

Eric lâche ses cheveux, et tourne la tête vers moi. Ses yeux brillent, comme lorsqu’il trouve quelque chose. En l’occurrence … LA réponse ? Il a l’air aussi perdu que moi. Autant que je suis fébrile et anxieux. Il me regarde.
Je le regarde.
Et il se désigne.
Mon cœur bat à tout rompre, et je rougis sans m’en rendre trop compte avant une bonne trentaine de secondes. Je m’éloigne un peu de lui, et fixe mon regard sur l’arbre juste à coté de nous. Il est beau l’arbre, magnifique même ! Si majestueux, si … Si … Pourri et coupé.
Et d’un hochement de tête à peine perceptible, j’approuve son raisonnement.
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Bordayl, si c’est pas ça sa réponse, je laisse tomber. En même temps…Je suis partagé sur la réaction à adopter s’il répondait par l’affirmative. De nouveau je me pose la question : pourquoi je pas me l’avoir dit plus tôt ? …Sans doute parce que je passais mon temps à courir après les secrétaires. Bravo Eric. Hey ! C’était pas non plus de ma faute hein, comment je pourrais savoir s’il m’aime ou non s’il ne me le dit pas ? …Ouvrir mes yeux peut-être. Tch, de toute façon tant que je n’aurai pas de réponses de sa part il vaut mieux ne rien dire. Et là…Il rougit. Je ne sais pas non plus si il va me sortir que je sors des choses complètements connes ou si c’est parce que c’est vrai. Et en plus il s’éloigne légèrement. …Il va quand même pas se barrer hein ? Ce que je viens de dire n’était pas siii absurde que ça ? J’ai…J’ai l’impression que sa réponse va tout changer dans notre relation. …Bien Eric, baffe-toi plutôt que de faire des conclusions plus que merdiques.

Et là…Là il acquiesce. Faiblement, mais il l’a fait. Pour une fois je ferme ma gueule et le regarde, comme si soudainement il allait se retourner avec un grand sourire en me sortant que c’était un poisson d’avril. …Sauf qu’il ne le fit pas et que je me sentis encore plus con d’avoir pensé qu’il allait peut-être le faire. Et je me rends compte que j’ai toujours mon index pointé sur moi-même faudrait peut-être le baisser. Enfin c’est juste une supposition hein, j’ai certainement l’air très intelligent comme ça. Bon. Chercher les points positifs. J’aurai pas à casser la gueule à un quelconque type. …Non ça s’est négatif, ça m’aurait calmé de le faire. D’ailleurs j’ai bien envie de me lever et d’aller m’en prendre au premier qui passe. Sauf que je doute qu’Alan apprécie.

Mais…Mais il se rendait compte de ce qu’il venait de dire ? Ou plutôt d’affirmer ? Le type à qui je devrais dire deux mots au final c’était au connard narcissique sur qui il avait jeté son dévolu. Pourquoi moi ? Il y avait…99% de chances qu’il tombe sur quelqu’un de nettement mieux pour lui. Ahah. Et je vais lui sortir ‘T’es gentil t’es mignon mais désolé tente ta chance ailleurs, j’suis qu’un abruti pas fait pour toi ?’ Là pour le coup, il voudra sans doute plus me parler et croira en plus que je le rejette. …Mais bordayl à la fin qu’est-ce que je veux ? Réfléchissons. Une nouvelle fois. Fais chier. Ca m’apprendra à inviter des gens à manger. Bon, qu’est-ce qui me posait problème chez lui ? …Son entrejambe principalement.

Et qu’est-ce qui au contraire pouvait être positif ? …Il était mignon, intelligent, gentil, doux, me faisait sourire, me…Bon on va s’arrêter sinon on sera encore là demain. Mais le plus important à régler était…Qu’est-ce que je ressentais pour lui ? Pourquoi m’être autant attaché, pourquoi avoir passé tout ce temps ensemble, pourquoi avoir fait autant chier une certaine personne pour que l’on soit le plus possible en binôme ? Pourquoi m’inquiéter autant dès qu’il faisait une crise ou semblait faible ? …Il y avait bien une réponse.

Réponse à laquelle j’avais déjà pensé, mais…Que j’avais vite chassée de mon esprit. Très vite. Parce que je ne voulais pas l’admettre ? Tout ça à cause de nouveau du même problème. Même s’il se comportait comme une jeune fille souvent, ce n’était pas le cas. …Non mais l’homophobie tu voudrais pas me lâcher un peu ? C’est pas comme si ça allait être l’apocalypse si jamais j’étais avec lui. …Nooon, je me ramasserais certainement des remarques de certains et il ne serait plus question d’aller draguer la première secrétaire venue.

…Y a pas un panneau qui veut apparaître et me dire ce qu’il faut faire par le plus grand des hasards ? ‘Lui répondre’. Ahah. Très drôle. Ou alors je l’ignore, je fais comme si je n’avais pas vu son hochement de tête. …Pour le blesser encore plus ? J’ai certainement déjà dû le faire indirectement des centaines de fois. …M…Mais j’ai pas fait exprès ! Ce n’était absolument pas ce que je voulais ! Non mais et puis…Depuis quand je cherchais à fuir hein ? Est-ce que j’avais déjà fuis quoique ce soit ? A part les dossiers. Non. Et pourquoi je le ferais à partir d’aujourd’hui ? …Parce que je suis dans la merde jusqu’au cou là et que je ne sais pas quoi faire. Il faudrait encore…Encore réfléchir.

Nan mais putain qu’ils aillent tous se faire foutre, je vais pas me casser la tête pour ça ! Pourquoi je devrais réfléchir des heures ? Ils veulent peut-être aussi que je cueille une fleur là juste à côté et que j’aille l’offrir à Spears tant qu’on y est ? J’abaisse enfin mon index et mon bras par la même occasion, regardant Alan qui fixait un truc…Pourri. Vachement intéressant. Je le fixait encore quelques instants silencieusement en…Okay je le dévisageais plus qu’autre chose en me disant qu’il était franchement pas mal tapé. Pourquoi hésiter ? …C’est un ho…Ta gueule. Je sens un léger sourire étirer mes lèvres, plus besoin de réfléchir maintenant, et en plus on arrive dans mon domaine, ça au moins c’est dans mes cordes.

Je me bouge une nouvelle fois, me remettant à côté de lui, ou plutôt devant lui. Il était temps de se faire pardonner de l’avoir fait attendre depuis tout ce temps. Toujours sans rien dire, je posai mes mains sur ses épaules, le poussant doucement à terre avant de l’embrasser. Non c’était absolument pas discret, et si les deux gourdes étaient toujours là, qu’elles le voient et qu’elle mettent tout le monde au courant si ça les amusait. Je laissai mes mains sur ses épaules, n’ayant pas non plus envie de le brusquer, personnellement les mettre autre part m’aurait fait plus plaisir qu’autre chose.

…Sauf que ça aurait été peut-être une mauvaise idée pour le coup-là. A force d’y penser, et d’imaginer le brun dans plusieurs situations diverses, la part d’homophobie qui ne cessait de se manifester se…prit un énorme coup dans la gueule et à intérêt à ne plus revenir. Non mais là j’étais quasi en train de bander sur mon mei…ex-meilleur ami, rien qu’en l’embrassant. …Bon y a trois solutions. La première, je me relève l’air de rien, la deuxième je continue en espérant qu’il ne remarquera que dalle parce que je suis très bien là moi, et la troisième, je l’emmène dans la première pièce vide que je croise et j’me le fait. Vachement romantique, mais faut pas trop compter sur moi pour le coup. La dernière est la plus attrayante mais…Mais la première est malheureusement celle qu’il vaut mieux choisir. Et c’est à contre-cœur que je me relève légèrement, m’allongeant à ses côtés avant de me tourner, afin de lui faire face et de l’entourer de me bras. Les questions et les problèmes que ça pourrait me poser iront se faire foutre royalement, je ne leur ai jamais demandé leur avis après tout, et on avisera plus tard au pire. Même si ce n’est sans doute pas la meilleure des choses.
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Je suis perdu. Perdu sur un pont entre l’extase la plus totale qu’il ne me foute pas une baffe et le doute qu’il se lève et au contraire me bourre de coups de pied en me traitant de sale gay et autres joyeusetés merveilleusement homophobes. J’avais pourtant en lui une confiance totale. J’avais, et non pas j’ai ? Mais qu’est-ce que je raconte, enfin ! Je l’ai toujours, cette splendide confiance en lui ! Jamais je ne pourrais, un jour, et sur ce sujet, discuter.
Je lui ai accordé tout ce qui compte pour moi. Ma confiance, non seulement, mais aussi mon amour, et par la même occasion, mon âme … Eternelle serait un bien grand mot, mais elle était à lui, ainsi que toutes les choses précédemment citées, et cela ne risquait pas de changer.

Sauf si évidemment il les refusait. En ce cas, je n’aurais plus qu’à partir plus ou moins loin de lui, là où il ne pourrait pas me trouver et ne voudrait pas me trouver, et attendre que les Epines en mon cœur fassent leur travail, s’y enfoncent toujours, pour que ma lente agonie se fasse seul et avec l’aide d’une chose que lui ne pourra jamais contrer.
J’ai rêvé de moi en fille, souvent, rêvé que je pourrais l’être pour lui plaire. Car ce corps n’a rien de beau, rien d’intéressant pour quelqu’un comme Eric. Il a déjà tout vu, déjà tout essayé, si on le croit. Et moi …
Non, sérieusement, regardez moi. Je suis pâle à faire peur, mince comme un fil de toile d’araignée, aussi fragile. On dirait que mes vêtements flottent sur moi ! J’ai un visage pour le moins ambigu, que je trouve trop large et trop épais même si je n’arrive pas à dire comment, des yeux trop grands et pas assez brillants, fades et ternes, et une bouche qui en ce moment même tremble un peu dans l’attente du verdict de l’homme … Peut-être homme de ma vie, qui sait ?
Moi en tout cas, je ne sais pas.

Des secondes me paraissent des heures. Encore et encore. Je ne peux me résoudre à jeter un regard vers lui, à lui demander si il m’a entendu, à lui demander si il a bien vu ce que j’ai fait ! A lui demander si il a trouvé l’homme qui désormais régit plus que ma vie, mon corps tout entier ! Je secoue un peu la tête en tremblant, un rire nerveux m’échappe et je me prépare à me relever pour fuir.
Au lieu de cela, seuls quelques mots m’échappent, mais il ne les entend pas. Je les ai articulés silencieusement. « Je sais que tu ne m’aimes pas. »

Et ça, pire que tout, pire que la plus horrible des attaques cardiaques, pire que de devoir à jamais se faire battre et violé par dix hommes en chaleur en même temps sans jamais pouvoir se reposer ou avoir de répit, jusqu’à avoir les chairs, intérieures et extérieures tellement meurtries que le corps n’est qu’une immense plaie sanguinolente, ceci est la pire des choses qui puissent anéantir mon cœur. Oui. Je sais. S’avouer que celui qu’on aime nous hait peut détruire jusqu’à l’amoureux qui n’attend rien. C’est triste.

Mais c’est la vie. Je ne sais pas exactement si Eric a déjà compris ce que je voulais lui dire, de par ce hochement de tête, mais c’est simple. C’est la même chose que clame mon être entier depuis des années, la chose qui hurle en moi quand je le vois, alors que je suis avec lui, chopper une secrétaire pour lui murmurer des choses qui feraient hurler mon supérieur, la même chose qui pleure avec moi lorsque je retrouve, dans sa chambre, une petite culotte abandonnée par la même gourdasse, la même chose qui en ce moment me fait trembler, les larmes aux yeux. Ce n’est pas seulement Je t’aime que j’avais voulu dire. C’était aussi lui crier mon besoin constant de lui, lui crier que j’avais l’envie qu’il demeure à mes cotés pour le reste de ma vie, la certitude que c’était lui et personne d’autre que j’aimais et que j’aimerais.
C’était aussi lui dire que même si je devais mourir, il serait la dernière de mes pensées, le dernier des mots sur mes lèvres, le dernier souvenir qui meurtrirait mon cœur.

Alors que je me préparais à repartir, lui sourire et pleurer avant de fuir dans mon bureau, en me promettant de ne jamais plus avouer à quelqu’un que je l’aimais, si j’aimais à nouveau un jour (ce dont je doute), il se retrouva devant moi. Doucement. Je sursautais. Je ne savais pas depuis combien de temps il était là, peut-être même qu’il avait vu mes premières larmes couler, alors que moi-même je ne savais pas quand elles avaient commencé à couler.
Et je me retrouvais au sol d’un coup, sans savoir comment j’avais pu arriver là. La transition s’était faite en douceur, les mains d’Eric sur mes épaules, je n’avais même pas senti qu’il arrivait quelque chose. J’étais en mode abasourdi, sonné par les larmes qui étaient encore sur ma peau douce et diaphane.

C’est pourquoi je ne réagis pas tout de suite lorsqu’il posa ses lèvres sur les miennes.

Je ne m’en rendis compte que quand je pris enfin conscience de la situation où je me trouvais. De un je n’étais pas dans mon bureau en larmes et eric n’était pas un gros connard d’homophobe qui me haïssait pour l’avoir entrainé vers quelque chose, qui, pour eux, représente plus ou moins le mal.
En revanche, j’étais couché dans l’herbe, dehors, avec lui.
Et il m’embrassait.

Le nirvana suprême, en résumé. Malgré tout ce que je pensais être ma retenue, je lui rends bien timidement son baiser, inexpérimenté et totalement balbutiant. Après tout, qui pourrait deviner que c’est mon premier baiser, en plus ? Personne …
Je pourrais avoir une crise là, je suis sûr que je m’en rendrais même pas compte. Mais Il s’écarte de moi, et je me rends compte, quand le vent effleure mes joues, que je suis rouge à nouveau. Je le fixe, triturant mes mains qui se sont posées, sans que je n’en ai conscience, sur sa poitrine. Et j’avise, trente secondes avant que il ne m’attire contre lui, deux blondes qui chuchotent en sautillant sur place, nous pointant du doigt. Et je rougis de plus belle, raide comme une planche contre Eric. Je devrais me sentir bien mais pourtant, je n’arrive pas à me faire à l’idée que je suis dans ses bras comme si tout était normal, que nous faisions ça comme nous nous disions bonjour chaque matin. Je lève ma tête vers lui, toujours un peu tremblant.


« Eric … Ca veut dire … Que … Toi aussi … »

Ne jamais dire je t’aime. Je ne le dirais jamais, tant que Eric ne m’aura pas confirmé ses sentiments à mon égard. Et il sait pertinemment pour les miens. Il l’a compris.
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Là c’était nettement mieux quand même. Et qu’on ne me demande plus une seule fois de la journée de réfléchir où mon interlocuteur se prendra mon poing dans la gueule. Sauf Alan qui est l’exception qui confirme la règle. Je lui demanderai sans doute gentiment…A ma manière de bien vouloir attendre un autre jour pour que je relève cet exploit. Il avait posé ses mains contre mon torse, rougissant une nouvelle fois, accentuant légèrement mon sourire. …Okay là, il avait une vrai raison de s’empourprer, si ça se trouvait il s’était rendu compte qu’on était juste devant la Dispatch et qu’il y avait certainement des gens. Comme les deux blondasses là-bas qui semblaient avoir trouvé leur scoop du siècle. Je parie que dans moins de deux heures, tout le monde serait au courant et qu’en prime il paraîtrait qu’on aurait fait bien plus que s’embrasser.

J’ai la soudaine envie de passer près d’elles avec Alan et de l’inviter à me rejoindre dans mon lit dès le travail terminé lorsqu’on passe juste à côté. C’est franchement tentant, mais ça m’étonnerait que le brun apprécie réellement. Bien que le faire ce n’est rien de mal, après tout je n’ai jamais dit que je lui ferais quoique ce soit. Je peux très bien me contenter de lui faire un câlin et…Okay, c’est impossible, je tiendrai même pas dix minutes. Bah, autant les nier et s’occuper du brun en question qui n’a…pas franchement l’air d’être à l’aise. Il était comme tendu. Et puis il me demanda si je partageais ses sentiments.

Il n’y avait aucun doute sur les siens, mais c’est vrai que à sa place,…Je douterais aussi. Lui ne cherchait pas quelque chose d’éphémère. Et moi …Je ne pouvais pas faire marche arrière maintenant. Ce serait encore plus blessant pour lui. Et puis…Et puis rien qu’imaginer devoir vivre ici sans le voir chaque jour c’est…C’est impensable. Je serais certainement trois fois plus de mauvais poil que d’habitude. Avais-je fait le bon choix ? …Prrrt. Pas envie de réfléchir j’ai dit. Et pour le moment, ça penche vers le positif. N’empêche, il fallait peut-être se demander si c’était une bonne chose à long terme, si je ne venais pas de plomber notre amitié en faisant ça. Amitié qui avait duré pendant un bon bout de temps. Bref, je devrais me contenter de lui répondre, et après je pourrai me faire autant de commentaires que je le souhaite.

« Je t’aime. » Ça, ça ne faisait aucun doute. On peut aimer une personne en tant qu’ami non ? …Okay c’est pas ce qu’il veut savoir. « Tu me pensais capable de le faire si ce n’était pas le cas ? »

…Non parce que au final, ça ne fait aucun doute que je l’aime plus qu’un ami, encore heureux tu viens de l’embrasser ducon et oui je m’insulte si je veux intérieurement tant que personne n’est là pour l’entendre, mais il y avait quand même un léger doute. Et si je le décevais ? …AHAHA. LA bonne blague. Que je me contente d’abord d’être sûr et certain de mes sentiments envers lui. Non parce que un ‘je l’aime’ ça me suffit pas moi. Mais bon la nuit porte conseil. Et pour qu’elle arrive plus vite je ferai une sieste tiens après.

J’ai que ça à foutre hein de toute façon. Ca m’étonnerait fortement qu’Alan veuille passer l’après-midi avec moi. Je pourrais toujours lui demander…Ou alors j’attends qu’il lance l’idée. Sauf que ça n’arrivera pas de sitôt. Soit, là il tremblait, légèrement mais il tremblait quand même. Et le premier réflexe que j’eu fus de le resserrer légèrement contre moi, le but n’étant pas non plus de l’étouffer. Aussi étonnant que cela puisse paraître, j’avais besoin d’un certain contact. Sauf que comme la vie elle est mal faite, il avait fallu que je sois aussi sympathique qu’un ours et légèrement asocial. Ben là, l’ours il s’est plutôt transformé en gros nounours pelucheux.

Le rassurer était la priorité pour le moment, enlever cet air qu’il avait arboré en attendant, redoutant même ma réponse. Il avait sans aucun doute eu peur de se faire rejeter et..Et il avait peut-être eu raison. Après tout il valait mieux se préparer au pire que l’inverse. Soit. En prenant cette chose toute mignonne dans mes bras, je ne faisais que confirmer le fait que je voulais être à ses côtés. Ce qui signifiait faire des efforts. Et pas qu’un peu. Arrêter de se bourrer la gueule et ensuite de sauter sur tout ce qui bouge. Ce serait déjà un bon début. ….Tiens si j’arrive à l’entraîner à un des spectacles nocturnes ce sera nettement plus facile de remballer les gens. Maintenant il faut voir s’il suivrait. Parce que si c’est pour qu’il s’emmerde tout le long, ce n’est pas génial.

Bon on aura tout le temps d’y penser plus tard, il y avait d’autres choses plus importantes. Comme écouter peut-être ce qu’il allait dire et faire attention à lui. S’il tremblait après tout, c’était peut-être simplement parce qu’il avait froid…Personnellement je crevais de chaud presque mais bon. On sait jamais hein. Je tournai légèrement la tête, afin de voir un peu mieux la sienne et…Et remarquai que les deux gourdes étaient toujours pas parties. …C’est pas pour dire mais on est pas au zoo hein. Et on n’est pas non plus aveugles ni sourd donc qu’elles aillent faire leurs commentaires ailleurs, ce serait nettement mieux. Parce qu’elles commencent à m’énerver à rester plantées juste là.

« Tch. »

Non j’ai pas pu m’en empêcher au final de faire ce bruit tout en les fusillant du regard. Je ne sais même pas si elles m’ont vu. Mais tant pis. Je me tourne légèrement, embarquant Alan en même temps, j’ai pas envie non plus que ce ne soit lui qui soit forcé de les avoir dans son champ de vision. …Mais même en ne les voyant pas, on les entend glousser. …Concentrons-nous sur autre chose. Très mauvaise idée de porter son attention exclusivement sur Alan, j’ai déjà expérimenté la chose.

« Mrr. Bordel, elles peuvent pas aller voir plus loin ? »

C’était trop tentant de le faire en se retournant une énième fois pour les fusiller du regard. Et soit dit en passant, elles sont pas si connes que ça, elles sont parties plus loin. Au moins on aura la paix. Me retournant correctement vers Alan, je lui souriai légèrement, comme pour essayer de me faire pardonner du langage que je venais d’utiliser devant lui , même si dans…cinq minutes je risquais quand même de le refaire. Bah, essayons plutôt de nous calmer et de revenir à la séance câlin Bisounours tant qu’on en a encore le temps.
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Je … Je … je me sens bien. Superbement Bien. C‘est étange, hein ? De se sentir bien, comblé, simplement par l‘effleurement d‘une peau sur la sienne ,simplement parce que on aime … Se sentir bien pour ça pourrait paraître idiot ou simplement déplacé, mais non, non, il n‘est que magnifiquement … Magnifique d‘être aimé. C‘est l‘une des choses les plus formidables qui puisse arriver à l‘homme que je suis. Le jeune homme plutôt. Voir le puceau si on veut être vulgaire envers mon moi-même si adorable.
Bah maintenant au moins on sait d‘où vient l‘adorabilité.
Reste à savoir d‘où je m‘attire l‘amour d‘Eric. D‘ailleurs, je ne suis même pas sûr que il m‘aime vraiment. Peut-être que c‘est juste pour me consoler qu‘il fait ça ? Peut-être même que… Il fait ça pour contenter les blondes qui pouffent comme des smourbifs derrière ?… Oh, désolé ma petite licorne si je t‘ai un peu insulté comme ça, je ne le voulais pas, c‘était juste que …
C‘était juste une expression. D’ailleurs, depuis tout à l’heure tu mates ? Non mais t’as pas honte ? Méchante, très méchante, affreuse licorne ! Regardez moi, où j’en suis réduit ! Je me retrouve forcé à parler à une licorne et à l’engueuler parce que elle mate le peu d’interaction charnelle qu’il y a entre moi et Eric ! C’est pitoyable. Je Suis Pitoyable.C’est horrible, d’attendre qu’il me réponde ainsi pendant… Trente, quarante secondes ? Mon regard est fixé sur lui, mes tremblements s’accentuant peu à peu, comme si j’étais pris de convulsions ! Je me sens inutile. Et si il me regardait et s’éloignait de moi pour ensuite lançer « je me suis trompé je te hais je suis homophobe, salut mon gars et porte toi bien ! » … Je crois que j’irais faire l’ermite comme je l’ai si souvent proposé.

… Sa réponse est … Positive. Pour un peu, je me jetterai à son cou et l’embrasserai. Mais je n‘en aurais jamais la force. Je l‘aime mais je suis effacé. Ridicule pour moi de pouvoir me mettre en avant, de pouvoir vouloir seulement avoir à son égard un geste tendre. Mais y suis-je capable ? Je lève doucement ma main pour la poser sur son visage, toujours aussi inquiet, mais mes tremblements, au moins, se sont apaisés. C’est une première dis donc ! Sortez le Champagne ! Ok je me calme, je me calme et je profite du moment.
La peau d’Eric sous mes doigts est douce, tellement agréable… Que je me mets sans y penser à y dessiner des cœurs, des arabesques qui prennent vie sous mes doigts. Je n’arrive pas à savoir ce que je fais exactement, mais au moins je me sens bien, absurdement bien.
Oh, tiens, j’entends des gens piailler derrière, des mots sans aucun sens … Sans doute à caractère sexuel d’ailleurs, vu que je ne les ai jamais entendu. Puis je ne sais pas pourquoi elle me regardent en même temps et continuent encore plus fort de parler de la longueur du truc d’E…

J AI RIEN ENTENDU J AI RIEN ENTENDU J AI RIEN ENTENDU ! Je rougis et fait mon possible pour les oublier, en déposant mon regard sur le blond. Tiens, lui aussi a entendu ce qu’elles piaillaient. C’est pourquoi il fait subitement ce bruit, ô combien désagréable (je n‘aime pas les sorties de ce genre, pardonne-m‘en , licorne … Et toi encore plus, Eric) et exclusivement destiné, je le sais, aux deux pouffiasses qui gloussaient derrière nous. Je savais que il avait déjà dû les avoir dans son lit, chacune au moins une fois, les deux à la fois même peut-être, au vu de leurs commentaires lancés plus haut ! Pourquoi j’étais inquiet comme ça, moi ? Oh, peut-être parce que j’avais souvent vu de nombreuses filles se jeter dans ses bras ? Parce que Eric n’avait jamais été l’un des hommes les plus fidèles au monde ? Parce que de nombreuses jeunes filles voulaient le tuer de les avoir plaquées ? Ou simplement car ses paroles de tout à l‘heure me revenaient d’un seul coup en ma tête avec la force d’un train qui en percute un autre ?

« Tu sais bien que moi ça ne va jamais plus loin qu‘une nuit. »

Eric, eric, tu sais à quel point avec cette simple réplique tu m‘as fait souffrir et encore maintenant cause le doute en mon esprit ? Non, à mon avis, tu ne dois même pas t‘en douter. Tu dois simplement penser que tu m‘as un tout petit peu meurtri, alors que dans tout mon corps tu as semé la confusion et la panique la plus totale. Eric, Eric, j‘ai beau t‘aimer plus que je ne peux aimer une autre personne, lorsque je souffre, mentalement ou physiquement, tu es toujours là à mes côtés pour m‘apaiser.
Même lorsque que, comme c‘est le cas en ce moment, tu es le responsable de mes maux.

Ah, il se décide à les faire partir d‘une réplique mal placée. Je ne lui en veux pas, tout comme il est fort probable que je ne lui en veuille jamais. La bulle cependant est brisée. Je me sens mal à l‘aise d‘être ainsi ici, exposé à la vue de tous comme un homme de mauvaise vie (ça n‘existe pas, tu dis, licorne ? Mais si, voyons, mais si ! Tout existe, la preuve, pour m‘y comparer, j‘en serais s‘il le faut le premier ! ) dans les bras de mon blond. Oui je me l‘approprie un peu trop vite, vous trouvez, vous aussi, hein. Mais qu‘y voulez-vous, je ne veux pas être seul, et puis l‘amour peut permette cette appropriation, non ? Oh et puis même si non, c’est mon Eric et puis voilà. Il me sourit.
Je lui souris.
Mon cœur s’emballe encore et encore. C’est juste un sourire, j’ai envie de lui dire, un simple sourire mon cœur. Alors arrête d’ainsi t’affoler. Mais il n’en fait qu’à sa tête, et j’espère par-dessus tout qu’il ne réveillera pas les épines. Plutôt vivre en ermite sans Eric que de gâcher ce moment par une inutile crise.

Et soudain je me rappelle de quelque chose. Bon, je n’ai pas de dossiers à remplir, et je sais que Eric n’aura rien à faire vu comment il a réussi à se remonter Spears contre lui. Je peux aisément m’absenter du travail en prétextant que je suis mal, et emmener Eric avec moi (lui il a pas besoin d’excuse, je voudrais dire.). Je n’ai pas envie de rester enfermé dans mon bureau pour la première fois depuis des décennies. Je rougis et regarde Eric pendant une dizaine de nanosecondes. Jamais je ne pense pour pouvoir affronter en toute tranquilité d’esprit son regard.


« Eric je … tu … Enfin je voulais dire … qsddffghadfremmheurns. »

Try again.

« Hum je veux dire, est-ce que cet après-midi tu dois aller sur le terrain … Ou est-ce que tu veux venir avec moi ? J‘ai un endroit à te montrer … »
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Sa main eut pour effet de me calmer, du moins un peu. En tout cas je ne me souciais plus des deux qui venaient de partir en continuant leurs commérages. J’étais plutôt concentré sur le brun. Il m’avait même un peu étonné avec ce geste, même s’il ne semblait pas parfaitement à l’aise, il avait osé le faire. Et franchement je ne pensais pas qu’il allait le faire. Ou en tout cas, pas ici aux yeux de tous. Mais il continuait, et je n’allais rien faire pour l’en empêcher. C’était…C’était agréable. On aurait dit…Qu’il y mettait tous ses sentiments dans ces gestes. C’était totalement différent de d’habitude. Enfin, par d’habitude je voulais dire celles qui l’avaient précédé en quelques sortes. Ca ne faisait que renforcer sa mignonitude. Si ça existe.

Je n’osais cependant strictement rien faire en retour, de peur qu’il arrête. Il fallait que ça continue le plus longtemps possible. Sauf que..Que à cause toujours des deux gourdes, il s’arrêta, sans aucun doute gêné. …J’allais finir par les buter c’est pas possible. …Et meeerde. Elles ne pouvaient pas parler d’autre chose ? Rrrr. Comment veux-t-on que je reste tranquillement là si elles semblent déjà vouloir foutre le bordel entre moi et Alan ? Il faudrait qu’elles sachent ce qu’elles veulent. Y a même pas deux semaines, elles racontaient toute sorte de scénario dans lesquels on finissait ensemble. Les ignorer, c’était la meilleure des solutions. Maintenant il s’avisait d’y arriver. Caaalme. On inspire, on expire et on se concentre sur Alan. Tant pis pour les conséquences.

Allez, on le fixe et on pense à autre chose. Mais bon, il fallut évidemment que je me fasse entendre quand même, mais au moins ça a servi, elles sont parties. Plus personne pour nous faire chier. Tranquilles. On était tranquilles, enfin, ce n’était pas trop tôt. Et il répondit à mon sourire, de ce sourire que j’aimais tant observer. C’était…C’était sans aucun doute une des choses les plus douce et mignonne qu’il existe. …Bordel, j’allais quand même pas devenir gâteux maintenant ?

Mais il reprit la parole et je…Je penchai la tête en me demandant ce qu’il avait voulu dire. C’était…Incompréhensible. Mais il recommença, d’une manière plus…audible. … Allez avec lui au lieu de travailler ? Mais c’est génial ! Un endroit à me montrer ? Mais c’est …C’est trop cool ! Même si je devais aller sur le terrain je l’aurais suivi. Mais…Mais où est-ce qu’il voulait m’emmener ? Je me le demandais bien. Mais j’allais bientôt le savoir non ? Le choix qu’il me proposait était plus que facile à faire.

« Oh, j’sais pas, tu sais j’ai des dossiers à remplir et… » je le regardai quelques instants avant de…de l’ébouriffer une nouvelle fois en souriant encore plus fort. « Mais bien sûr que je te suivrai ! On y va…Dès que tu auras mangé quelque chose. »

Non mais avec tout ça, on n’avait toujours touché à rien, et je l’ai déjà dit il est hors de question qu’il parte d’ici le ventre vide. Je le poursuivrai avec ce sac toute la journée s’il le faut. Lui souriant une nouvelle fois, je le regardai quelques instants avant d’essayer de le recoiffer plus ou moins correctement.

« C’était trop tentant, excuse-moi Nalanou… »

Ouais, je lui ai même trouvé un nouveau surnom. ….Okay c’était pourrave mais fallait bien que j’en trouve un non ? On en cherchera un meilleur plus tard. Et puis, si ça se trouve, ça lui convient hein. …Ou pas. Bon, autant essayer de se faire pardonner d’une autre manière. Quelque chose qu’il appréciera. Je le regardai quelques instants avant de l’embrasser une nouvelle fois, plus doucement. J’avais toujours aussi envie de le charrier, mais je n’allais pas exagérer non plus.

« Hrm…Désolé…De t’avoir fait subir ça… »

Lançais-je en faisant un signe de tête vers là où se trouvaient quelques instants auparavant les deux secrétaires. Non pas pour ce qu’elles venaient de dire, mais surtout parce que…Parce que je me rendais compte que mon comportement avait simplement dû être insupportable pour lui. …J’étais vraiment le pire des connards. …Non mais réfléchis un peu, juste un tout petit peu. Il t’avait vu défiler avec les trois quarts des secrétaires, et il allait peut-être ne pas se poser de question ? Ne pas douter ? Bordel, qu’est-ce que j’allais pouvoir bien faire sur le coup ?

...Le laisser en parler d’abord. …Mais le ferait-il ? Je n’en sais rien…Alors on va lui laisser quelques minutes pour le faire et puis s’il ne l’a toujours pas abordé, je me dévouerai pour commencer. Parce qu’il faudra bien en parler à un moment ou à un autre. On ne peut pas laisser la situation là comme ça, bloquée. Ce serait plus que crétin et ça ne nous avancerais strictement à rien. Au contraire, ça ne ferais que créer de la discorde.Je le regardai quelques instants avant de soupirer doucement. Il ne servait à rien de reporter le moment, autant mettre les pieds dans le plat tout de suite.

« Alan…si il y a quoique ce soit qui te pose question…Vas-y »

Okay c’était pas des plus explicites mais je l’avais dit quand même hein, alors on ne va pas se plaindre. En plus je lui laissais la possibilité de demander tout ce qu’il voulait. Autant faire le plus pénible maintenant, avant qu’il ne me montre l’endroit dont il avait parlé.
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Et Si Eric ne voulait pas venir avec moi ? Et Si … Et si en fait il ne voulait rien d’autre que glander dans son bureau ? Ou même travailler ? Ok, c’était sans doute une des choses les plus impossibles au monde, mais on peut toujours espérer, non ? Non ? Tais-toi, licorne, tais-toi, pitié. Je voudrais juste refléchir en paix, savoir ce qu’il veut, savoir jusqu’où je pourrais le suivre, jusqu’où je pourrais m’accrocher à lui, comme le lierre à l’arbre … ok c’est très pourri comme comparaison, mais je n’y peux rien, je n’ai pas la fibre poétique. Pas du tout.

Ah, bah non, c’est bon finalement, il veut bien. Je me sens soulagé là. Non mais attendez, mes amis imaginaires, si jamais je ne le connaissais pas ? Si jamais je ne savais pas ce qu’il était au fond de lui, réellement ? Et si jamais je m’étais trompé sur lui, que ferais-je ? Devrais-je l’aimer quand même ? Oui, bien évidemment, oui ! Ne doutes pas, moi-même, surtout n’en doutes pas ! L’amour est aveugle, alors que Eric soit Eric ou que Eric soit un autre, un gros connard qui vit dans un taudis, c’est pareil, tu l’aimeras tel qu’il est et pas autrement ! Raaah, mais, moi-même, bien sûr que je le sais ! Ok, ok, ok. Je devrais arrêter de me parler à moi-même, ça, si jamais mon blond (oui c’est mon blond désormais, celui qui le touche, je … je … rougis et lui demande de partir, et si il continue je lui fonce dessus avec ma Death Scythe ! Et Il ou elle aura mal.
Et très mal.) venait à l’apprendre, je pense qu’il en rirait, mais m’enjoindrait assez sèchement sans en avoir l’air d’arrêter. En fait, je ne veux pas qu’il le sache. Certaines choses doivent rester secrètes. Ah non, il va pas recommencer à me décoiffer … Je l’aime, mais ça, je pense que je vais lui offrir une tête à coiffer … non pardon, une tête à décoiffer ! Oui c’est ça, je vais lui acheter une tête avec une perruque avec des cheveux exactement comme les miens, c’est une bonne idée ! Et au marqueur, sur le front, j’écrirais « tête à décoiffer » ! Oh, que je suis intelligent pour une fois … Oui pour une fois.


« Manger ? … Ah oui, c’est vrai on est là pour manger … »

C’est presque que j’avais oublié, moi. Quel abruti je suis … m’enfin. Il se met à me recoiffer, ce qui est une première … oui une première de chez première, jamais encore il n’avait eu l’idée de me recoiffer ainsi ! C’est étrange … mais ce n’est pas non plus pour me déplaire, au contraire. Je trouve ça plus ou moins attentionné, et surtout adorable. Pour une fois que ce n’est pas moi qui le suit, je ne vais surtout pas me plaindre, attendez. D’habitude, c’est toujours « Alan t’es trop mignon ! », « Alan est trop choupinouuu, j’ai envie de le prendre dans mes bras et de le caliner ! » et aussi des choses un peu moins gentilles … « Alan ressemble à une fille. », « Alan a des cotés bien trop féminins, il doit bien s’entendre avec les autres secrétaires. », et autant de choses que j’avais toujours gardé pour moi, des choses qui pourraient rendre Eric fou de rage, tout comme son Nalanou d’il y a dix secondes me faisait sourire tendrement, en songeant que jamais personne ne m’avait donné de surnom. Oui, les surnoms, en général, on les donne aux amis ou aux amoureux. Et à part « eh toi le truc mignon » ou « le patient numéro 764 » bah je n’avais pas réellement de surnoms …

Mais maintenant, j’étais un enfant dans les bras d’Eric, je le redevenais du moins, avec l’impression la plus douce et la plus adorable de me sentir aimé et protégé. Rien ne pourra jamais m’arriver tant que je serais avec lui. Parce que mon mentor (ok, ex-mentor, je sais ! ) est le plus fort, le plus doué … Eh, non, je ne mens pas ou je n’exagère pas ! Ca ne va pas ? Je le sais qu’il est le plus doué des shinigamis. Pas besoin de me mentir, je le sais, c’est tout.
Je le regarde, et alors que j’allais lui dire que depuis le temps j’ai l’habitude, je me retrouve une fois de plus au paradis.

J’y peux rien si ses baisers me transportent littéralement de bonheur à chaque fois ! Ok, c’est seulement le second, mais bon, c’est si agréable … Si doux, si incroyable… je ne m’y attendais pas, mais m’accroche un peu plus à lui pour lui rendre, laissant une moue légèrement boudeuse lorsque je dois le lâcher à regret. J’aurais bien aimé rester à l’embrasser, moi ! C’aurait été si magnifique, oublier ma vie jusqu’à ce que je me retrouve mort dans ses bras …

Bon ok, jusqu’à ce que Monsieur Spears vienne nous déranger et nous séparer. Je l’écoute parler, doucement, sans bouger, seulement collé contre lui. Et puis … Et puis il entra dans le vif du sujet. Les choses que je devais lui demander ? Mais rien, rien du tout ! Car .. Car en moi j’ai une confiance absolue en lui, et que la seule chose que je veux pour moi et lui, c’est de ne jamais le laisser. Tiens, je vais lui dire pour qu’il comprenne.


« Eric, je ne sais pas si je te l’ai déjà dit mais j’ai une confiance plus qu’absolue en toi, et jamais rien ne pourra me choquer ou … Seulement me tracasser. C’est ta vie, et même si je dois …. Un jour, y rester pour en faire plus ou moins partie, je ne m’en occuperais jamais. »

Sur ces mots, souriant, je me relève doucement, et lui fait signe rapidement de se lever, avant de filer sans un bruit à un angle de la Dispatch ombragé. De là je sais parfaitement que je pourrais rejoindre les terres disons plus ou moins neutres, et de là l’endroit que je veux lui montrer. De plus, en passant par ici, je sais que personne ne nous verra jamais, car le chemin que je compte emprunter est ombragé par des grands arbres qui nous camouflent des regards.

« Eric, tu viens ? »

je trépigne presque comme un gamin. D’où je suis, on voit déjà l’endroit… L’odeur aussi, se porte jusqu’à mes narines. Pour tout vous dire ? C’est un des endroits les plus romantiques que je connaisse. Une clairière doucement teinté ça et là par des fleurs, un banc de pierre et des arbres qui nous cachent. Ceci suffisamment près de la Dispatch pour pouvoir y rentrer rapidement en cas de problème. Je murmure, plus pour moi que pour Eric, même si je suis sûr qu’il m’entend :

« Juste à suivre ce chemin … Jusqu’à là-bas … »
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Qu’il ne demande rien était dans un sens un véritable soulagement. Bonne chance pour aller s’expliquer, j’aurais sans doute réussi l’exploit de m’enfoncer encore plus que je n’aurais pu l’être. Il me faisait confiance. C’était bien la première personne qui me le disait en face, et certainement la dernière. En même temps je ne cherchais pas à être le confident ni quoique ce soit de quiconque si ce n’était du brun. Et sur le coup, c’était plutôt réussi il fallait croire. D’ailleurs comment avais-je réussi à m’attirer sa confiance ? C’était quelque chose que je n’arrivais absolument pas à comprendre. Je n’étais…Franchement pas la meilleure des personnes, il fallait bien l’admettre. Même si je ne m’amusais pas à le dire devant tout le monde, au contraire, intérieurement je le savais parfaitement bien. Bordel, s’il me disait qu’il me faisait confiance, au lieu de le nier, autant redoubler d’efforts pour qu’il ne soit pas déçu ! Mais seulement…Qu’est-ce qu’il attendait exactement ? Parce que je me voyais franchement mal lui préparer un diner ou quoique ce soit. Moi et la cuisine on est pas franchement ami. Ou alors ce sera un truc tout fait que j’aurais préalablement acheté, c’est nettement plus facile.

Non mais, il vaut mieux un truc présentable et un minimum bon qu’un machin on sait pas ce que c’est qui en plus est dégeulasse hein. Quoique, le connaissant même si je lui servait quelque chose que j’aurais fait et qui était plus que cramé, il aurait encore trouvé le moyen de dire que c’était bon. Soit, on s’en fout complètement, il se leva, me faisant signe avant de partir un peu plus loin. M…Mais c’est qu’il n’avait toujours rien mangé ! Il le fait exprès ou quoi ? Okay, sur le coup c’était plus de ma faute à relancer un sujet à chaque fois. Bon, on prend le sac et on le poursuit avec. Peut-être qu’il consentira à manger à l’endroit qu’il veut me montrer. D’ailleurs, c’est loin ? Juste pour savoir si je dois me préparer mentalement à me taper une dizaine de kilomètres ou non. Enfin, je me levai, prenant le sac au passage et ramassant les gobelets –Z’avez vu je pollue même pas !- avant d’aller le rejoindre

« J’arrive, j’arrive y a pas le feu au lac, si ? »

Lui souriant j’arrivai d’un pas nonchalant jusqu’à sa hauteur et le regarde trépigner, amusé. Ne pas se poser plus de questions et le suivre bien gentiment, c’est ce qu’il y a de mieux à faire. Il dit ensuite qu’il suffit de suivre le chemin, tout droit. A bah ça va, c’est pas loin en fait. Mettant le sac par-dessus mon épaule, je commençai à marcher, avant de me tourner vers lui et de passer mon autre bras autour de sa taille, le rapprochant de moi. Ouais le prendre par la main s’était pas suffisant et c’est dépassé. Et c’est plus que gnan gnan. Non je n’allais certainement pas me gêner et puis bon, s’il cherchait à être discret, de un avec moi c’était râpé, de deux…On venait à peine de s’embrasser devant qui souhaitait le voir et de trois, ça allait certainement le faire rougir, et c’était plus que drôle quand il le faisait.

« Oh ! J’ai l’droit de t’appeler Mme Slingby maintenant ? »

Et même s’il refusait, je le ferais quand même durant au moins un petit temps rien que pour voir sa tête. Mais c’est évident que s’il refuse, je ne le ferai pas éternellement, juste pour voir sa tête et le charrier une nouvelle fois. Quoiqu’il en soit, après quelques minutes, le tenant toujours à mes côtés je regardai la clairière dans laquelle on était arrivés. Sans doute que le brun trouvait ça mignon ou…Ou je ne sais pas trop quoi. Moi franchement, ça ne me faisait pas grand-chose, tout ce qui m’importait c’était Alan et…Et seulement lui en fait. Mais maintenant, s’il était heureux, autant rester ici, tant que j’étais avec lui, je me fichais pas mal du lieu en soi.

« Tu viens ici depuis longtemps ? »

Et comment il l’avait trouvé ? Okay, c’était pas du tout loin de la Dispatch, mais même si j’y étais depuis un peu plus longtemps que lui, jamais je n’avais encore vu un endroit pareil. Bon en même temps je n’avais pas non plus cherché ce genre d’endroit, moi le seul qui me plaisait vraiment c’était ma chambre, même en bordel , parce que là y avait mon lit, mes affaires et au moins on me fichait la paix. …Si je fermais à clef pour être certain que personne n’entre. Pas comme mon bureau en fait. Lui j’en avais strictement rien à faire, si je le laissais ouvert c’était…Parce que je retrouve plus la clef en fait. Je sais absolument pas ce que j’en ai fait et je m’en contre-balance. Qui aurait idée de vouloir voler des dossiers hein ? Et même si c’était le cas, qu’il y aille, je le paierais même pour qu’il le fasse tiens.

Quoique, la seule chose qui ait un tant soit peu de valeur c’est ma réserve de bouteilles. Mais bon, même si ce serait dommage que je ne les retrouve plus, j’en avais aussi dans mes appartements, faut pas croire. Tiens, je devrais peut-être les déplacer. Seulement…Je vais m’emmerder encore plus du coup quand je serai coincé dans la pièce. Pas que je passe mon temps à boire quand je me tourne les pouces, mais c’est vachement intéressant de regarder les étiquettes vous savez ? Et très instructif. Et puis on peut aussi essayer de les redessiner. Ouais parce que, après avoir passé mon temps à gribouiller n’importe quoi sur mes dossiers, j’ai quand même réussi à dessiner des choses un minimum potable. Et il faut bien que je m’entraîne non ? Ce serait dommage d’en rester là et de perdre le peu de compétence que j’ai acquis dans ce merveilleux domaine. Pour une fois que je fais quelque chose de moi-même, on ne va pas tout ruiner hein ?
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Ah, bah il arrive enfin ! Pas trop tôt… non je ne suis pas heureux et impatient de l’emmener, voyons ! Non,non, et puis je suis en pleine forme, évidemment ! Je suis pas du tout en train de m’empêcher de tousser comme un damné et de larmoyer, plié en deux, noooon ! … Pourquoi j’ai une santé fragile, hein ? Pourquoi je ne peux strictement pas être en pleine forme comme un shinigami digne de ce nom ! Pourquoi je n’ai pas le droit d’être normal ? Enfin aussi normal que peut être un dieu de la mort qui est éternel … Mais je m’égare.

Bref, Eric était enfin arrivé pour que l’on aille dans mon endroit-trop-joli-de-la-crique-des-sirènes-qui-chantent ! Même si c’est une clairière pas loin de la Dispatch et trèèès loin de la crique des sirènes qui… Bref vous avez compris, pas besoin de vous faire un dessin, voilà. C’est clair et net. Je vais dans une clairière qui est pas endroit-trop-joli-de-la-crique-des-sirènes-qui-chantent … Bon je crois que désormais vous avez enfin compris toute la subtilité de la chose que je tenais à vous exprimer ! Non ? Bon bah on recomme… Eeeeh, Eric y se barre sans moi ! Je tente de le rattraper, enfin il s’est juste éloigné de moi par quelques centimètres hein, c’est pas comme si j’allais crever mais … Mais si en fait, je crois que je pourrais mourir si jamais le blond s’éloignait trop de moi. De un parce que c’est l’amour tout beau tout magique et de deux parce que … Parce que seul lui peut me calmer quand je fais mes crises, et c’est toujours bien d’avoir quelqu’un capable de vous calmer quand vous êtes sur le point de vous suicider involontairement ! Ok, c’est une formule de naze, mais bon.

Et là il me choppe par la taille pour me serrer contre lui. Ma réaction ? A votre avis, chères licornes ? Bah je rougis. Non mais vous croyez quoi, que je vais pas rougir après ça ? Me sentir serré contre lui, de plus dans un geste excessivement possessif ? C’est vrai, au moins ça me rassure, je suis pas la personne la plus possessive de ce monde. Il ne manquerait plus qu’il me demande en mariage là tout de suite. Là je ferais Grell et je m’évanouirais dans une pose totalement ridicule. Ou alors je ferais une attaque aussi. Non, mais pour mon attaque, je déconne pas, si je force encore trop trop trop, je sens que je vais crever de la crevation. J’aime néologiser et je l’assume, licornes je sais que vous aimez pas ça, donc pour avoir la chance d’un jour vous voir partir, je pense que c’est la meilleure façon que de continuer ainsi !


« … Ma… Madame ? Eric ! Non mais … ca va pas ? Et tu veux pas que je mette une robe non plus ? »

Bon, pour tout dire, j’ai déjà dû, une fois ou deux, mettre une robe, mais ça … c’est un secret, hein. Personne, absolument PERSONNE ne doit le savoir. Autant Eric que mes autres collègues. Monsieur Spears en serait dégoûté, Grell … Voudrait la voir, et Ronald … Se demanderait comment j’ai fait pour assumer ainsi un côté plus ou moins féminin. M’enfin. Nous étions enfin arrivés. Je ne savais pas si Eric était sensible à la beauté du lieu, mais la seule chose intéressante en ce moment, c’était d’être avec lui, à un endroit que personne ne pourrait remarquer, un endroit qui serait le plus caché au monde. Cette phrase sonne totalement ridicule et gamine, mais c’est pas grave. D’un geste que j’ésperais plus ou moins naturel, je me dégageais de sa prise, n’entendant pas ce qu’il disait, pour aller courir … Après un papillon blanc. Oui. J’aime courir après les papillons qui volent, et les attraper aussi. Il s’échappe finalement, et je retourne au près d’Eric, en baissant doucement la tête. Bon, c’pas pour dire que j’avais l’air d’un gamin adorable quand je le faisais, non, pas du tout ! Mais un peu quand même … Et puis, beaucoup aurait pu dire que j’étais adorable. Ebouriffé par le vent, une des seules façons de l’être que je tolérais d’ailleurs, les joues rouges, le cœur battant. Eric m’en aurait d’ailleurs sûrement qualifié, allant même jusqu’à jeune fille en fleur peut-être ! Et là je crois que j’aurais encore plus été rouge.

Un truc n’allait pas cependant. Mon cœur. Il s’affolait encore et encore, alors que je tentais de le calmer, de plus en plus. Je décidais de me concentrer sur ma respiration, m’asseyant sur le banc en tentant d’y tirer le blond également. J’avais pas encore mal, mais si je persistais à ce rythme cardiaque, les conneries qui enserraient ma pompe aortique (ok cette expression est pourrie mais qu’en a-t-on à faire ? Je fais un début de crise) allaient me laisser mort,en s’y enfonçant de plus en plus ! Non, je ne pouvais pas finir comme ça.
Mon visage deviendrait de plus en plus pâle au fur et à mesure que je me sentirais mal, je me plierais en deux, cherchant l’air et … Ah, non mais je veux rien vous dévoiler, on sait jamais, vous pourriez en finir traumatisé à vie des rosiers et autres trucs qui piquent avec des Epines ! Mais revenons au sujet. Je levais vers Eric un regard suppliant, souriant avec conviction, comme si rien ne se passait. Putain, et c’est d’avoir couru après un papillon qui me rend aussi faible, mais je vais pas bien … Vraiment pas bien, merci de le remarquer, mon amie licorne crazboizok. Je tremblais un peu, mes lèvres du moins, avant de lui demander, presque angélique sur les bords, faible dans tous les cas :


« Eric… je peux av…oir de l’eau s’il te plait ? »

C’pas parce que on va crever que on a pas le droit d’être poli ! D’autant plus que j’ai la bouche totalement sèche en ce moment, et que je n’arrive pas à m’ôter un goût désagréable, comme de la bile qui remonte. Sur mes lèvres, je sens encore celles de mon aimé, oui je l’appellerai ainsi j’ai envie ! Et puis … Bah je maudis le papillon. Je sens un truc. Dans mon cœur. Non, pour être exact, qui perfore quasiment mon cœur.
Les émotions peuvent me tuer aussi ?
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Aha ! Je l’avais bien dis qu’il allait rougir ! …Bon en même temps y a pas trop de quoi être fier parce que c’était juste un tout petit peu prévisible. Tout petit peu seulement. M’enfin, tant qu’il tenterait pas de se dégager, ou qu’il me le demandait, j’allais pas le faire. Si ça le gène de trop, il le dira quand même non ? De toute façon, là il est plus préoccupé par le « madame » qu’autre chose. Bon ce n’était pas la première fois que je lui faisais ce genre de phrases ridicules, admettons-le, mais j’aimais toujours autant sa réaction. Alors je continuerais très certainement. Si ça se trouve, au fond il aime ça…Okay j’me tais avant de dire trop d’idioties. Même si c’est déjà fait.

…Lui ? Mettre une robe ? J’suis certain que ça lui irait à merveille. Et non là je ne me fichais pas de lui, je le pensais sincèrement. …Et évidemment maintenant je ne peux pas m’empêcher de l’imaginer en mettre une. Bon, tout dépends du modèle, mais certaines devraient bien lui convenir. …Je suis certain qu’il va accepter tout de suite de l’enfiler si je lui demande. Il faudrait trouver une sorte de chantage pour le faire plier en fait. Lequel ? Je n’en savais trop rien malheureusement. Mais peut-être que cela allait être plus facile que je ne le pensais. On peut toujours rêver non ?

« Pourquoi ? Ca ne t’plais pas ? Et pourquoi pas ? J’suis certain que ça t’irais bien ! »

Contrairement à d’habitude, où j’aurais certainement ris juste après pour lui montrer que c’était plus pour le charrier qu’autre chose, je me contentai de lui sourire. Un jour j’arriverai bien à le lui faire enfiler une. Quoiqu’il en soit, il se dégagea doucement pour se mettre à…Courir. …Qu’est-ce qu’il essayait de faire ? ce ne fût que lorsqu’il attrapa l’insecte que je remarquai qu’il voulait simplement attraper le papillon. Après quelques instants, il s’envola et le brun revint vers moi, me faisant sourire encore un peu plus.

…Il était trop meugnon comme ça. La chose la plus mignonne –et la seule de mon point de vue- qui puisse exister. Enfin la personne dans son cas. Mais alors que j’allais le reprendre dans mes bras, il s’assit sur le banc, l’air légèrement songeur, et essaya de me faire asseoir à côté de lui. Chose que je fis quelques secondes plus tard en voyant son insistance. Quelque chose semblait clocher de son côté, me faisant froncer les sourcils. …Il venait de courir quelques mètres un peu auparavant, se pourrait-il qu’il y ait un lien où je suis encore en train de faire une crise de paranoïa à propos de lui ? Allez savoir. Autant attendre encore un peu avant de déclarer de l’emmener à l’infirmerie sur le champ.

…Non quelque chose n’allait pas c’était certain maintenant. Tch. Il venait de demander de l’eau, en essayant sans doute de masquer son mal-être, mais il était certain que le mal-être en question était toujours présent. Et en plus, il tremblait. Bon première étape essayer de le faire se calmer. Après je lui donnerai peut-être de l’eau. Soupirant légèrement je le pris doucement par les épaules, le faisant se coucher sur le banc, sa tête sur mes jambes avant de mettre une main sur son cœur. Qui battait trop vite, du moins pour le moment.

« Calme-toi Alan…respire doucement… »

Lui lançais-je avant de retirer ma main, prenant la bouteille pour lui servir à nouveau un verre, que je lui tendis quelques instants plus tard, faisant attention à ce qu’il ne renverse rien sur lui ou…Ou n’importe où. Parce que je n’ai pas spécialement envie d’avoir de l’eau sur mon pantalon non plus, même si ça ne serait pas des plus visibles, ce ne sera pas agréable. Pas du tout. Posant une main doucement sur son front, dégageant toutes mèches qui s’y trouvaient, de l’autre main je fouillai quelques instants dans le sac avant d’en ressortir un sandwich

« Tiens…Et par pitié mange quelque chose, ça ne pourra te faire que du bien ! »

Il ne voulait quand même pas que je le lui donne moi-même ? …Et bien s’il le faut je le ferai, mais en attendant, il le prendra peut-être tout seul donc autant ne rien faire, pour ne pas risquer d’affoler encore plus son rythme cardiaque. Bon déjà, il fallait essayer d’être calme soi-même, c’était mieux que si je me mettais à stresser juste à côté de lui, il fallait à tout prix le calmer pour le moment. Ce n’était pas encore très grave, autant éviter que cela ne s’empire. …Bon, il n’y avait personne autour ? Bien. Relevant légèrement ma main, je m’abaissai, lui embrassant doucement le front en espérant que cela fasse quelque chose. Du moins, cela ne pouvait pas les empirer hein ?
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Je n’y arriverai jamais. A me calmer, j’entends. Je ne peux pas revenir à la normale comme ça, d’un seul coup, et me remettre à poursuivre les papillons qui volent autour et qui sont tout mignons tout gentils tout … Bref, c’est bon, nous avons compris, aucun besoin de le rappeler, tout le monde le sait que les papillons, ça peut me tuer. C’est pas rassurant pour moi, ça. Je suis si faible qu’un truc volant meugnon peut m’assassiner in-intentionnellement ? Quelle ironie. Moi qui ne devrait jamais mourir, mais survivre, encore et encore ! Je suis désolé mais c’est ridicule.
Je suis ridicule. Une fois Eric à coté de moi, et ayant compris ce qui m’arrivait - en même temps, vu le temps qu’il a toujours passé avec moi, ça m’aurait étonné qu’il ne le comprenne pas, il est si intelligent, si beau, si … Ok je me calme ….- il se dépêcha, sans en avoir l’air - encore une preuve de sa magnificence de geste ! Ca ne veut rien dire, merci de me le refaire remarquer- de m’attirer sur ses genoux, dans une position que tous, ou plutôt nombreux d’entre eux, pourraient qualifier de faible. Et alors ? J’aime être faible ! C’est bien ! … D’accord, je vous mens un peu beaucoup de l’énormément, mais après tout, qu’en a-t-on à faire ? Je vais pas bien, et cela peut, à mon sens, tout expliquer de mes délires précédents en haut. Ouais !

Je voudrais sourire, lui dire que tout va bien, me relever et ensuite … Je sais pas, l’embrasser, l’enlacer, lui dire que je l’aime encore une fois sans le sous-entendre - oui faut dire que je ne l’ai que sous-entendu, décidement, je n’ai jamais pu lui dire …. - et ensuite mourir tranquillement dans ses bras ! Quoi que ça pourrait le pousser au suicide, qu’il m’aime ou pas. Nos liens … je veux dire ce qui nous unit … bah ouais nos liens en fait, sont trop forts. Amis ou aimés ! Peut importe quels sont ces liens très exactement ! Ce que je sais, au plus profond de moi, c’est que dans la mort il me suivra. Je ne suis sans doute pas réaliste, c’est vrai, mais après tout … Qui, honnêtement, est réaliste lorsqu’il est amoureux ? Venus rend aveugle, de par son pouvoir ou sa beauté, beauté qui est réincarnée directement en Eric !

… C’était quoi ça ? C’était quoi ? Ah, j’ai eu peur, mais c’était juste la main d’eric qui quittait mon torse, et donc mon cœur, pour me servir le verre, que j’attrapais doucement, sans trembler, nette amélioration de ma condition physique, vous vous rendez compte ? Non, je plaisante. Ahah. Riez. Non vous voulez pas rire ? C’est comme vous voulez … Ok, hennir, vous êtes des licornes il est vrai. Mais ça ne vous empêche pas de montrer une sorte d’amusement ou de ricanement ou d’autre chose qui prouve que vous vous intéressez à ce que je dis !
.. Méchantes licornes. Très très méchantes licornes. Je regardais Eric me tendre aussi de la nourriture, mais … Mais je ne suis pas d’humeur et dans la capacité d’avaler quoi que ce soit. Je tente avec l’eau, en me forcant, mais une furieuse envie de vomir me prend, et je ne peux aller plus loin qu’un simple gorgée. C’est triste et horrible, hein ? Moi ça me met hors de moi cet état de constante faiblesse. Je voudrais tant ne pas me sentir inutile … Mais c’est impossible, pas vrai ? Doucement, il embrasse mon front, et j’aimerais me sentir mieux, apaisé. Comme je le voudrais ! Comme j’aimerai pouvoir sentir en moi mon cœur qui se calme … Alors que il s’emballe plus rapidement que jamais. Foutu corps.


Je voudrais répondre à Eric, mais c’est impossible. Elles commencent. Elles … Elles se resserrent. M’arrachent un cri, pas de larmes, même si celles-ci ne vont pas tarder. Elles veulent tout de moi, ma vie, ma douleur et surtout ma reddition. Que j’accepte de mourir comme un insecte enserré dans des ronces, pris au piège ! Elles ne parlent pas, ce n’est qu’une maladie en fait, mais mortelle. Non vous croyez ? Je fais de l’ironie sur le point de souffrir, je ne sais pas comment, mais j’y arrive. Et elles continuent.
De plus en plus profondément. Elles me serrent comme si j’étais une bouée de sauvetage pour leur méchanceté, pour causer du mal à mon pauvre corps, comme si je devais, elles, les sauver, leur permettre de vivre quitte à me laisser sombrer dans la mer que l’on nomme mort … Pourquoi ne suis-je pas éternel ? Alors que des larmes coulent de mes yeux, quand une des ronces s’enfonce au plus profond, alors que je crois que la fin est proche, comme à chaque fois. Mes mains attrapent celles d’Eric par automatisme, les serrent à lui couper la circulation, autant que je peux, comme pour, à mon tour, me raccrocher à quelque chose, quelqu’un, pour connaître la vie. Pour ne pas la quitter. Je ne crie pas. Je ne peux plus. Même ma voix reste coincée dans ma gorge. Pourtant je vis encore, au rythme des attaques autour de mon cœur. Eric se sent-il touché aussi ? Je le voudrais. Il est une partie de ce cœur, il y a sa place.

Il y a sa place bien plus que ces épines. Les attaques sont régulières, je le sens, et mon corps est, sur le banc, comme agité de soubresauts causés par l’électricité, comme un damné diraient les autres abrutis d’humains. Ma tête se soulève aussi, plus lourdement cependant, et un instant mon regard empli des larmes que je ne peux essuyer, faute d’avoir le contrôle sur mon corps, croise celui d’Eric. Qui sait, cela peut peut-être me soigner ? Calmer ce qui me fait pencher en ce moment vers la mort ? … Eh … ca marche ? … Eric … Si … Si seulement tu savais ce que ton simple regard … Peut me faire …


« E….Eri..c … »
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Il n’arrivait visiblement pas à boire, c’était un fait. Que faire ? Essayer de le faire boire ? Mauvaise idée, s’il n’a pas pris plus d’eau, c’est certainement pour une bonne raison que je ne vais pas chercher parce que je sais que je ne trouverai sans doute pas la réponse. Si seulement je savais exactement quoi faire, ce serait nettement plus facile. Et maintenant, je regrettais de ne pas avoir décliné sa proposition de le suivre. Si j’avais refusé, j’aurais pu trouver une excuse pour aller sur le terrain, et aller chercher quelques âmes en plus, ce qui m’aurait permis de me rapprocher de mon but. …Sauf que non, parce que si je n’avais pas été là, et qu’il avait quand même fait sa crise, ça aurait été pire. Je ne voulais même pas penser ce à quoi ça ressemblerait.

Je suis donc obligé de rester là assis sans rien pouvoir faire d’autre. Position plus que haïssable. Le voir souffrir, savoir sa douleur et pourtant rester à côté, son verre en main. Ne rien pouvoir faire d’autre que de le regarder en espérant que paaar miracle quelque chose se passe et vienne arrêter ces Epines. Et soudainement, me tirant de mes pensées, je le senti prendre mes mains, et le laissai faire. Après tout, je n’allais pas non plus les lui enlever, cela ne servirait strictement à rien. Même s’il commence à me faire mal là. Tant pis, c’est amplement supportable et ce n’est certainement rien comparé à ce que lui est en train de subir. ….Mauvaise comparaison.

J’aurais voulu pouvoir lui être plus utile que ça, plus utile que lui tendre simplement mes mains. Sauf que je ne savais pas quoi faire exactement. Même si ce n’était pas la première fois, je n’avais jamais réellement su quoi faire. Si ce n’était l’amener à l’infirmerie quand ça devenait trop grave. Sinon…Attendre que ça passe. Parce que même si j’en avais plus qu’envie, je ne préférais pas tout de suite l’amener à l’infirmerie tout simplement parce que…parce qu’il ne l’aimait absolument pas, chose compréhensible mais parfois obligatoire dans son cas.

Je finis par croiser son regard et doucement, il semble se calmer. Chose qui me soulage au fond, mais que je ne daigne pas montrer, je voulais persister à faire comme si de rien n’était, ne pas l’inquiéter encore plus. Ne pas les lui rappeler inconsciemment. Et là, il m’interpelle. J’hésite un instant à lui demander ce qu’il veut, mais la curiosité n’est pas assez forte. Autant qu’il ne se force pas à parler tout de suite, je le saurai bien un jour où l’autre de toute façon ce qu’il va dire. Posant doucement un index sur ses lèvres, je penchai légèrement la tête

« Chht…Attends au moins un peu avant de parler… »

…Et dès qu’il sera en état je ré-essaye de le faire manger. Non j’ai dit que je ne le lâcherais pas. En attendant, je me penchai légèrement, posant ma joue contre la sienne en fermant légèrement les yeux, respirant calmement. Si on Les oubliait, tout était parfait. Malheureusement Elles étaient là, et il n’y avait pas moyen de faire autrement que de les supporter. Durant encore…Quelques mois ? Semaines ? Après tout, je n’étais plus si loin, mais ce n’était pas pour ça que je devais me précipiter, au contraire, ce serait bête de tout faire foirer si près du but. Il fallait continuer de prendre ces âmes petit à petit, essayant de rester le plus discret possible.

Et bientôt…Bientôt tout serait fini. Elles ne seraient plus, c’était certain.

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