~† kuroshitsuji †~
Hey toi ? T'es nouveau par ici ? tu ne sais pas que ces rues sont dangereuses ? Tu ferais mieux de retourner d'où tu viens, si tu n'es pas assez préparer pour affronter cette dure réalité.Le monde n'est plus celui que tu connais, ici ne crois pas être le plus puissant, où tu tomberas sur de gros ennuis. Gravelir les échelons, et arriver à s'en sortir, c'est sûr que c'est ce que tout le monde recherche, mais est-ce bien une raison pour écraser les autres autours de toi ?
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A savoir
27/09/2017 - Mise à jour du design
# Seconde information rapide...
Contexte
Londres, 19e siècle. Les humains sont décidément bien querelleurs... pourrait-on se dire. Ils ne cessent de chercher le pouvoir pour s'entre tuer et sont même parfois prêt à vendre leur âme pour arriver à leurs buts... Les créatures de l'ombre et de la lumière ont toutes un point de vue sur la question : les humains sont sacrément incompréhensibles. Mais il y a une chose qu'ils comprennent bien : détourner le Monde à leur image, idyllique ou.. cauchemardesque. Ils croient pouvoir s'ignorer, faire route seuls, ou pactiser avec quelqu'un qui restera à leur côtés jusqu'à la concrétisation de leur but, ou mort, mais tous, un moment ou un autre, finissent par se croiser sur la route. C'est irrémédiable. Serez-vous un Noble, un simple humain, honnête ou malin, malveillant ? un fier Démon aux sombres idées, capable de se sortir de n'importe quelle situation et vivant parmi les humains ? un Ange anonyme rêvant de Monde Parfait et de Recommencement ? un Shinigami sérieux, dérangé, qui doit se fondre dans la masse ou alors un Autre clandestin, au psychologique animal ou humain..? Chaque créature doit faire des choix pour atteindre ses buts, car d'autres pourraient saisir la chance à leur place... Chacun ses intérêts... et un conseil : ne croyez pas pouvoir ignorer les autres créatures sur votre chemin...
Evénements
Hey toi ? Tu ne sais pas la nouvelle en ville ? Des expériences scientifiques ont été faites, et certains morts peuvent revenir à la vie! Glauque ! Mais non c'est pas vrai, c'est qu'une rumeur ... t'imagines des maccabés vivre parmi nous ? n'importe quoi ... pas vrai ? C'est une blague ?
CHECKMATE
are you the king or a knight ?

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Et maintenant?

Avec Michaël Perry

Et revoilà l’hiver,  avec ses décorations, ses températures qui vous rougissent le bout du nez et qui vous font souffler des petits nuages de vapeur. Une drôle de saison en réalité, où le bonheur de se retrouver en famille et de démarrer une nouvelle année côtoie la mélancolie de l’année écoulée. On fait le bilan de ce que l’on a fait (bien peu de choses), de ce que l’on voulait faire et de ce que l’on ne fera jamais. Partagé entre allégresse et tristesse, tout le monde attend les premiers flocons de neige. C’est beau la neige, c’est doux, calme.
Ce n’était pourtant pas un petit flocon tout doux qui venait de se poser sur la joue de la jeune femme ce soir.  Et la température était plutôt douce. Un deuxième faux flocon voleta lentement au grès du vent, petite étincelle dans la nuit. Il vînt se poser sur le bonnet, avant qu’une main aux fins doigts couverts de sang ne vienne le déloger.
Une bourrasque d’air chaud s’éleva, et les flammes virent lécher la pointe de ses chaussures. Des petites bottes à bout pointu, noires.  Elle ne cilla pas, ne bougea pas d’un millimètre alors que la bâtisse menaçait de s’écrouler. On pouvait entendre encore les hurlements de quelques survivants qui n’étaient pas encore mort par asphyxie. Pourtant ces cris semblaient couler sur elle comme de l’eau sur le plumage d’un canard. Elle compta mentalement les personnes, il y en avait six. Deux hommes, trois femmes et un enfant. Les hommes étaient déjà morts, de là provenait le sang sur ses mains. Le reste était en train de suffoquer où de mourir sous la chaleur. Une mort atroce.
La main retrouva sa place initiale, le long de la jambe. Le poing se crispa un court instant, après un nouveau hurlement. Un souvenir fugace refit surface…L’un des seuls qui lui restait.
Il faisait chaud également ce soir-là, elle n’arrivait pas à dormir, recroquevillée dans le coin où l’avaient laissé les autres enfants. Elle se leva, quitta la couverture qui lui servait de lit et se faufila vers la sortie. Personne n’avait bronché, mais elle savait que deux enfants l’avaient repéré et qu’ils la dénonceraient demain matin, à la première heure. Personne n’avait le droit de se déplacer pendant la nuit. Elle encore moins que les autres. Lorsqu’elle arriva dans la cuisine, elle se faufila sur la cuisinière et, de la pointe des pieds, elle réussit à l’atteindre. Elle n’avait pas vu qu’en agissant de la sorte, elle avait tourné le bouton du gaz, elle n’avait pas fait attention. Lorsqu’elle s’approcha de l’orphelinat, pour aller recevoir la correction qu’elle avait bien mérité, elle sentit d’abord les flammes, puis les cris. Etrangement, elle a souri…
Aucun sourire n’était visible sur son visage ce soir. Elle se contentait d’attendre, et de voir. La maison n’était pas mitoyenne, elle était un peu à l’écart. Il n’y avait donc aucun risque pour que le feu se propage. C’est ce qui expliquait pourquoi les secours étaient si longs à arriver. Ça et le fait que personne ne savait exactement qui vivait là et quand. C’est pour cette raison qu’ils l’avaient choisie. Ils y vivaient tranquilles, tous ensemble et loin des regards.  Jusqu’à ce qu’elle, le monstre arrive pour faire le ménage. Un monstre qui en chasse un autre. Elle se demanda un instant si elle aurait pu vivre comme eux, si ils auraient été une vraie menace pour elle où juste une nouvelle source de souffrance.
Une bourrasque fit tourbillonner les flammes, qui continuaient leur danse funeste dans ses yeux. Et nul ne pouvait dire si elle voyait le feu d’aujourd’hui où celui de son enfance.
Ainsi va la vie, une ronde perpétuelle où chaque chose se répète à l’infini encore et encore.
Au final, il n’y a que les acteurs qui changent…

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and now ?Michou ♥ Melwyn- On peut dire que ça fait un bail, non ? laissa-t-il échapper de derrière Melwyn. Assis derrière elle sur une caisse posée dans la rue, il la regardait de dos. Il n'avait rien oublié de leur dernière rencontre. Bien que l'endroit dans lequel il s'était croisé pour la deuxième fois, n'avait eu rien de très reluisant. Il préférait encore ce rappeler cette soirée dans le parc. Un moment empli de souffrance pour lui, mais qui pour une raison étrange, avait été apaisé par la présence de la jeune femme. Elle n'en savait même rien. Il ne se souvenait pas non plus de lui avoir dit un jour. A vrai dire, il ne se croisait jamais. Alors cela aurait été idiot.

Pourtant, Michael ne put s'empêcher de noter qu'à chaque fois qu'ils se voyaient, c'était dans des circonstances toujours un peu spéciales. La première, lorsqu'il venait de s'échapper de prison, et que son corps était encore éprouvé par sa torture. La deuxième fois elle allait tuer un homme. Et maintenant, elle se tenait devant une bâtisse en flamme. Leur relation était sans doute tout aussi étrange que les situations dans lesquels ils se trouvaient à chaque fois. Enfin, si tenté ils en avaient vraiment une.

Des derniers cris de douleurs s'élevaient parmi les flammes. Le regard de Michael se posait à nouveau sur ses mains ensanglantés. Mais il se garda bien de montrer ce à quoi il pensait. Son visage se fit un peu plus de marbre, pendant qu'il redressait les yeux vers ce feu infernal. Des cendres volaient dans l'air, et retombaient en flocons autour d'eux.

-  C'est dangereux de jouer avec le feu, tu sais. soupira-t-il, se laissant glisser de la caisse pour se remettre debout et s'avancer vers elle encore un peu plus. Il était impossible pour lui d'ignorer les derniers instants de ces gens, à l'intérieur. Il avait été là assez longtemps pour ressentir une part de leur souffrance. Même une demi-seconde lui aurait suffit.

Il regarda machinalement de gauche à droite. Bien sûr qu'il n'y avait personne. Et personne ne viendrait avant un petit bout de temps. Pas même un Shinigami. Michael savait que le feu posait souvent des problèmes avec les dieux de la mort : il est quasiment impossible de récupérer et juger une lanterne cinématique sur un corps brûlé totalement. Voilà qui pour le moment, n'était pas une mauvaise chose  ... ils avaient du temps devant eux.

-  Tu devrais faire attention à ne pas te faire attraper.
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Il y a toi et il y a moi ~

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Elle n’eut pas un mouvement, pas même un frémissement de cil. Pourtant, elle ne l’avait pas entendu arriver. Peut-être qu’il était là depuis le début ? Qu’il l’avait vu s’introduire dans la maison, ouvrir le gaz et semer un peu partout des morceaux de tissus imbibés d’essence. Qu’avait-il pensé alors ? Que pensait-il alors que les derniers cris de souffrances se faisaient entendre ? L’avait-il jugé ? Avait-il enfin compris quelle était sa nature ?

Elle s’en moquait. S’il avait tout vu, il n’avait pas réagi pour autant. Ce qui le rendait coupable, pas au même niveau qu’elle. Mais coupable quand même. Et puis, peu importait. Il n’était rien, un grain de sable dans le courant de sa vie.

Elle n’aurait jamais cru le revoir. Bien sûr elle avait attendu, cachée dans un recoin des égouts, pendant quelques jours (semaines ?). Elle avait entendu qu’ils viennent avec leurs armes, leurs fouets. Après tout, elle avait parlé, il savait et il n’était pas mort. Elle avait joué et elle aurait mis sa main à couper qu’elle avait perdu. Mais rien de tout cela n’était arrivé. Et quand elle en eût assez d’attendre elle se décida à refaire surface.

Rien n’avait changé, le monde continuait de tourner. Pourtant tout avait changé. Quelqu’un savait. Et elle devrait faire avec. Elle ne pensait pas le revoir un jour. Le voulait-elle ? Aucune idée.

L’odeur avait légèrement changée, dans la douce et pure odeur du bois brûlant, donnant sa vie pour permettre à d’autre de survivre, il y en avait une autre, plus âpre. Qui prenait à la gorge. L’odeur de la mort, de la chair qui brûle, de la souffrance. Elle finit par détourner le visage de la maison, pour poser les yeux sur le spectateur de ses monstruosités.

Aucune parole ne franchit ses lèvres closes. Elle aurait pu se justifier, expliquer que les être qui étaient désormais mort n’étaient pas humains, qu’ils avaient déjà connu la mort et que quelqu’un les avait arraché au « repos éternel » (enfin…appelez ça comme vous voulez). Qu’ils se nourrissaient de chair humaine mais qu’ils refusaient cette vie. Que c’était eux qui lui avaient donné ce contrat, un suicide arrangé en quelque sorte…Elle aurait pu dire qu’elle était contre. Que si ces personnes se considéraient comme des monstres, elle était bien pire qu’eux.

Elle se contenta de fermer les yeux alors qu’il avançait vers elle. Ses épaules se relâchèrent et elle se détendit imperceptiblement. Étrangement, elle ne se sentait pas en danger. Cela faisait trois fois qu’elle le rencontrait, à chaque fois elle avait l’impression d’avancer d’un cran dans les choses horribles qu’elle faisait.
Un châtiment ? Elle n’y croyait pas.

Les paupières toujours closes, elle finit par ouvrir la bouche. La communication sans parole était un luxe qui était réservé aux animaux. Les humains et autres créatures soit disant supérieures se devaient d’utiliser le langage. Avec toutes les incompréhensions et les ennuis qu’il entraîne.

« De nos jour, tout est dangereux. Le feu est fascinant, il suffit de ne pas le mettre en colère. »

Elle rouvrit les yeux, pour voir où il était, s’il était temps de fuir. Une lueur d’incompréhension brilla dans son regard qui semblait demander ce qu’il faisait là, et pourquoi lui donner des conseils…Est-ce qu’il aurait peur qu’elle le dénonce ? Elle ne savait rien de lui.

Penchant la tête sur le côté, signe qu’elle réfléchissait, faisant face à un problème un peu complexe pour elle. Un problème qui avait deux jambes, deux bras...Elle finit par hausser les épaules, elle était déjà prise.

« Trop tard. Tu vas faire quoi ? »

Elle tendit la main et laissa une cendre se poser sur le bout de son doigt. Sa mission n’était pas terminée…

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Michael ne vit aucune réaction de la part de Melwyn. De dos, elle ne semblait pas le moins du monde lui accorder de l'importance dans ce moment de destruction. Comme elle n'avait pas prêté attention alors qu'il l'avait surpris entrain de tuer un homme, la dernière fois dans les égouts. Apparement, c'était son habitude d'ignorer les gens, de leur faire comprendre que leur présence signifiait peu pour elle. Etait-ce seulement vrai ? Michael le redoutait. Il est vrai que de voir qu'elle semblait ne pas être au moins étonnée de le croiser à nouveau le gêna. Avait-il fait une si mauvaise impression ? N'avait-il aucun crédit à ses yeux. Il avait pourtant pensé que leur relation était pour le moins indéfinissable. Et c'est pourquoi il était curieux de voir où les choses iraient. Elle était aussi différente de lui, du moins ne pensait pas de la même manière. Elle l'intéressait.

Elle détourna enfin le regard de la bâtisse en flamme, pour se tourner vers lui. Elle ne souffla pourtant mot. Son regard bien que neutre, semblait dur. La gravité dont elle faisait preuve lui rappela qu'il ne fallait pas plaisanter avec la mort ni même avec elle. Il était inutile de faire de la familliarité avec elle, où même de lui faire comprendre qu'il la comprenait en un sens. Non. Pas d'empathie, ça ne sert à rien avec elle. Elle n'écoute que les mouvements de son cœur, plutôt que celui des autres. Il soutient pourtant son regard, se faisant lui aussi grave et sérieux. Elle avait fermé les yeux, puis sembla être à nouveau doté de la parole.

"De nos jours, tout est dangereux. Le feu est fascinant, il suffit de ne pas le mettre en colère."

Il était pour Michael inutile d'ajouter qu'il détestait le feu. C'était beaucoup trop incontrâble et destructeur pour lui. Ce n'est pas sa radicalité dont il avait peur. Mais le feu s'alimente toujours et il est souvent instopable. Le feu représentait pour lui tout ce qu'il détestait : les démons, les pêchés. Mais il pouvait comprendre qu'elle pouvait le trouver fascinant.

Elle rouvrit les yeux en le regardant de nouveau. Elle semblait être incertaine sur ce qu'elle devait faire à présent. Si le bilan des menaces qu'il venait d'énoncer était propice à une potentielle attaque de sa part. Au final, elle n'haussa que les épaules avant d'ajouter ces mots;

"Trop tard. Tu vas faire quoi ?"

Cela aurait été une cible ordinaire, il n'aurait pas pris la peine de répondre, et l'aurait exécuté sur place pour avoir osé prononcé ce défi envers lui. Mais elle n'était pas ordinaire. Elle était même très loin de l'être. Il n'arrivait pas à mettre le doigt dessus, mais pour lui, il aurait été inutile voire un gâchis de l'assassiner. Si tenté ne l'aurait- elle d'ailleurs pas empêché. Il ne la quittait pas du regard, pendant qu'elle jouait avec une cendre du bout du doigt.

"Te sauver de toi même me paraît une assez bonne option. Mais je m'attends à beaucoup de résistance."

Il ne plaisantait pas. Il ne souriait même pas, comme à leur dernière rencontre. Il avait déjà évoqué le fait de vouloir l'employer à son service. Mais cette fois, ce n'était pas la même chose. Et cela ne concernait pas non plus ce qu'elle venait de faire. Il la savait à leur ancienne conversation qu'elle était déboussolée, de ne pas savoir ce qu'elle était exactement. Il voulait l'aider à trouver sa place dans ce monde. Ou alors il voulait donner une assez bonne raison pour rester à ses côtés.
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Est-ce qu’il reste quelque chose~

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"Te sauver de toi même me paraît une assez bonne option. Mais je m'attends à beaucoup de résistance."

Melwyn haussa un sourcil perplexe. Si elle s’attendait plus ou moins à le revoir un jour, après tout leur dernière rencontre avait laissé un goût d’inachevé, elle ne s’attendait pas à ce genre de réaction. De la curiosité, de la méfiance, de la peur et même un peu de violence mais vouloir la sauver ça non. Et d’elle-même ? Cela n’avait pas de sens.
Il semblait sérieux. Trop. A chaque rencontre il paraissait un peu plus différent. Un peu plus dangereux aussi. Elle ne savait pas le cerner. Par exemple tout à l’heure, lorsqu’il lui avait parlé de danger et de risque, pas une seule seconde elle n’avait envisagé que le danger pouvait être lui. Ce n’est que maintenant que l’éventualité la frappa avec force. Alors qu’il semblait lui affirmer le contraire.

Un craquement sourd se fit entendre, détournant son attention l’espace d’un instant, une poutre venait de perdre le combat face aux flammes. Le feu gagne toujours, quoi que l’on fasse. C’est pour cette raison que l’on parle des flammes de la passion, que lorsque quelque chose nous obsède cela se transforme en brasier. C’était toujours le cas lors d’une rencontre, un coup de foudre, les flammes qui brûlent belles et pures et puis finalement, si on ne l’aide pas un peu, le feu finit par s’éteindre et les gens s’écartent. Parfois un rien ne suffit pour ranimer l’étincelle, parfois c’est trop tard. Et l’on se retrouvait seul sans avoir compris ce que l’on avait fait de mal.

Elle reporta son attention sur le seul être vivant dans les alentours. Il était trop sérieux et sans savoir pourquoi, cela la mettait mal à l’aise. Les hommes étaient basiques dans leur comportement. Ils fonctionnaient en fonction de leurs besoins primaires et secondaires. Pas lui. Et le fait de ne pas pouvoir anticiper, de n’avoir aucune idée de ce qu’il allait faire où dire la gênait.

« Me sauver de moi-même ? »

L’aider ? Non, ce devait être autre chose. Il avait sûrement besoin d’elle, et il cherchait à en savoir plus. Et quelle meilleure option que de faire mine de vouloir aider quelqu’un, se rapprocher de lui, pour le sonder et savoir à qui on a vraiment affaire. Elle pouvait également jouer à ce jeu-là. Même si c’était un jeu dont elle ne connaissait pas bien les règles.

Sans le quitter des yeux elle s’approcha des ruines. Il fallait qu’elle termine la mission, elle avait promis. Et elle ne trahissait jamais sa promesse. Et puis, elle avait quelque chose à récupérer. Elle se demanda un instant s’il allait la suivre. Il n’avait pas l’air d’apprécier le feu. Ou alors il allait tenter quelque chose, il avait évoqué de la résistance venant de sa part. Peut-être allait-il interpréter son action comme un acte de rébellion.

Arrivé devant le tas de cendre, elle décida que ce n’était pas important pour le moment. C’était un de ses moyens de défense. Ignorer ce qu’elle ne pouvait pas gérer. Et s’il y avait bien une chose qu’elle ne gérait pas, c’était cet homme. Elle se déplaça rapidement, évitant les braise encore brûlante et écoutant les grincements et les craquements des matériaux qui luttaient encore.

Dans la pièce du bas, elle était là. La personne qui l’avait missionné. C’était un garçon, jeune, quatorze ans, quinze au maximum. Il n’était pas mort comme elle lui avait expliqué. C’est difficile de se suicider. Même quand on sait que l’on est un monstre. Même quand on a tout planifier.
Il avait dû l’entendre, il portait un foulard sur la bouche. Pourtant on pouvait l’entendre tousser, une toux rauque. Il avait respiré trop de fumée. Elle l’observa de haut. Il avait pris la décision seul, et avait tué toute sa famille, des gens qui avaient confiance en lui et qui l’aimaient. Et il l’avait fait au nom du même amour. Pour leur épargner cette vie qui n’en n’était pas une. Mais il avait décidé seul…chacun devrait pouvoir décider en ce qui concerne sa vie non ?

Ses prunelles roses fixèrent les yeux grands ouverts qui s’étaient tournés vers elle. Des yeux totalement noir et veinés de rouges. Deux monstres qui s’observent. L’un trouvera le repos ce soir, l’autre pas. Elle hocha la tête face à la supplication silencieuse du garçon, pris le petit bout de papier qu’il serrait dans sa main, ultime rempart face aux flammes et abrégea ses souffrances d’un coup de poignard dans l’œil. Elle ne savait pas si tuer le cœur tuait aussi la créature.
Elle savait peu de chose les concernant.

Essuyant la lame contre le bas de sa robe, le petit bout de papier précieusement tenu entre ses doigts, la jeune femme se décida à affronter le problème numéro un.

« Je ne mérite pas d’être sauvée. Tu parlais d’un travail ? »


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Michael ne la connaissait pas. Il n'avait jamais eu le plaisir de pouvoir la rencontrer dans des circonstances "normales". Ou même commencer leur relation comme deux personnes pourraient le faire l'un envers l'autre, à discuter de leur vie respective pour apprendre à se connaître. Non, il ne savait rien de son passé. Ni même ce qu'elle était au fond. Mais il avait passé assez de temps pour savoir qu'elle devait être assez étonnée de ses paroles. La définition de "sauver" était sans doute pour elle à définir, car connaissant tout les deux faisant parti du monde du crime, cela pouvait prêter à une mauvaise interprétation. Elle haussa un sourcil. Au craquement pourtant qui résonna, ils tournèrent tout deux leur attention sur la poutre qui finissait de se consumer en s'effondrant, avant de reprendre leur conversation.

"Me sauver de moi-même?"

Il était normal qu'elle ne comprenne pas. Ce n'était certainement pas le même discourt qu'à leur dernière rencontre, où du moins, il ne semblait pas être le même. Pour Michael, cela aussi était différent. Plus question de trouver ce qu'elle pouvait être exactement, ni de savoir le nombre de crimes qu'elle avait commis sous les ordres de tier. Il ne voulait pas connaître les détails. Le passé était par définition passé. Il était temps à présent qu'elle se concentre seulement sur l'avenir. Et cet avenir, il devrait être défini par quelqu'un d'autre. Quelqu'un qui avait une vision utopique de ce que devait être la vie, mais qui par ses méthodes en était radicalement opposé.

Elle s'éloigna de lui avait même qu'il ne put répondre. Ou lui expliquer les plus amples détails de ce qu'il voulait pour elle. Elle s'avança dans la maison presque totalement détruite, évitant flammes et cendres pour disparaître à l'intérieur. Michael n'eut d'autre choix que de la suivre, bien qu'il n'aimait pas du tout s'approcher d'un tel danger. Il le fit pourtant très calmement, bien qu'un peu sur la défensive. Si une autre poutre venait à lui tomber dessus, il était certain qu'il aurait le temps de l'esquiver. Sauf si une futur conversation viendrait à détourner son attention. Ou qu'elle déciderait de se défendre contre le futur qu'il voulait lui imposer.

Là dans une pièce tout au fond de la demeure en cendre, elle rejoignit un jeune garçon qui portait toujours à sa bouche un fouloir. Il suffoquait, sans pour autant que cela ne soit mortel. Mais quelque chose n'allait pas. Michael le sentait à présent maintenant qu'il se trouvait dans la même. Il s'était habituée à la présence et l'aura que pouvait dégager la jeune femme. Mais ce garçon c'était tout autre chose. Il n'était pas humain. Michael eu à peine le temps d'apercevoir le mouvement de Melwyn ou l'expression du garçon sur son visage qu'elle planta déjà une dague dans son œil. Michael ne détourna pas la regard. Cette vision ne le révulsait pas. Il en avait déjà vu bien pire. Mais il était curieux de savoir ce qui était écrit sur le papier qu'elle avait récupéré de lui. Elle sembla à nouveau porter son attention sur lui.

"Je ne mérite pas d'être sauvée. Tu parlais d'un travail ?"

Michael faisait toujours attention à ne pas se brûler. Le brasier bien qu'il commençait à s'éteindre pouvait reprendre à tout moment. Il avait l'impression que les semelles de ses chaussures étaient sur le point de fondre. Si bien qu'il essayait de ne pas rester au même endroit, pas à bouger, tournant toujours autour d'elle. Il fit un revers de la main dans le vide, pour accompagner sa réponse.

"J'ai changé d'avis."

C'est vrai, c'est ce qu'il avait pensé et dit la dernière fois qu'ils s'étaient vus. Mais les choses avaient changés. Il avait vécu de nouvelles aventures, qui lui avait fait changer d'avis. Il ne pouvait entraîner des gens avec lui dans sa mission de sauver le monde de lui-même. Tiens. Comme il voulait le faire avec elle. Il s'arrêta de tourner, avant de la regarder dans les yeux.

"Tu ne voudrais pas d'une vie normale? Ou tout du moins essayer d'en avoir une ?"
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Divergence~

Avec Michaël Perry

Il avait changé. Comme elle avait remarqué qu’à chacune de leur rencontre elle semblait s’enfoncer un peu plus dans les ténèbres, lui paraissait de plus en plus…étrange, allumé, hors de la réalité. Elle ne saisissait pas vraiment ses motivations, ni même pourquoi ils étaient là ce soir, ensemble. Mais elle savait une chose, une chose sur laquelle elle ne se trompait jamais. Elle le sentait dans ses tripes, dans sa tête et dans chaque partie de son être.
Il était dangereux.
A partir de là, la suite aurait dû être logique. Soit le tuer et partir sans se retourner, continuer d’avancer coûte que coûte, un pas après l’autre. Soit l’ignorer, oublier le fait qu’il savait (quoi au juste ? Pas grand-chose reconnaissons-le),  et partir. Dans les deux cas le final restait le même. Elle s’en allait d’un côté et lui de l’autre, vivant ou non.
Pourtant elle savait également qu’elle ne ferait ni l’un ni l’autre. Si elle partait, elle finirait par retomber sur lui à un moment où un autre. Comme un petit bouton, une petite chose agaçante que l’on s’efforce d’oublier, de ne pas voir et qui finit par prendre toute la place. Alors il fallait prendre le taureau par les cornes. Sinon elle ne pourra pas continuer.
Le fait qu’il la suive ne fit que confirmer ses pensées. Et l’agaça profondément. Elle travaillait seule, toujours et depuis toujours. Et savoir que quelqu’un observait, même si ce n’était pas forcément agressif ni une manière de juger n’était jamais très agréable. Elle n’aimait pas se donner en spectacle. Les bêtes de foires n’aiment jamais cela, ce ne sont pas elles qui ont décidés du spectacle et de la manière dont elles y figuraient.
Serrant contre son poing le petit bout de papier à moitié calciné, une possible réponse à l’une des trop nombreuses interrogations qui l’habitaient. Elle l’observa, tournant en même temps que lui pour ne jamais lui montrer son dos, attendant sa réponse qui ne tarda pas à venir.
"J'ai changé d'avis."
Dire qu’elle était déçue serait un euphémisme. Et si aucune émotion ne transparu sur son visage, ses yeux reflétèrent un voile de douleur, incompréhension. Il ne voulait donc pas d’elle. Sûrement parce qu’elle n’était pas assez douée pour ce qu’il avait en tête, pas assez passe-partout, pas assez quoi. Et bizarrement, elle eût mal. C’était la première fois que l’on lui refusait un contrat.
On ne pouvait pourtant pas parler de refus, puisque les termes du contrat n’avaient jamais été établis, qu’ils en avaient parlé au fond d’un égout et qu’elle-même n’y avait pas prêté beaucoup d’attention avant ce soir. Au moment où il s’était retrouvé face à elle, bêtement elle comprit. Quand elle l’aperçut ce soir, elle n’avait pas eu peur, ni même été agacée non. Parce qu’elle pensait qu’il l’avait cherché, elle a cru qu’il avait besoin d’elle et qu’il venait pour lui proposer du travail, quelque chose. Idiote.
Malgré elle, elle croisa les bras. Comme pour garder en elle ce flot d’émotions et de réflexions qui menaçaient de déborder à chaque instant. Elle laissa la suite de ses paroles entrer en elle, sans vraiment  écouter. Elle leva les yeux au ciel, laissant échapper un soupir agacé. Si elle avait pu, elle lui aurait ri au nez, mais là elle n’avait pas vraiment le cœur à rire. Elle ne se souvenait pas d’ailleurs avoir ri ne serait-ce qu’une seule fois depuis sa venue sur cette planète.
« C’est quoi normale ? Comment décider de ce qui est normal ou pas ? »
Elle aurait voulu lui cracher au visage, l’assommer avec une poutre et lui hurler : QU’EST-CE QUE TU FOUS ICI SI CE N’EST PAS POUR ME DONNER DU TRAVAIL ? QU’EST-CE QUE TU VEUX DE MOI ? Mais elle n’en fit rien. Elle était lasse, l’espoir où ce je ne sais quoi qu’elle avait cru, l’avait vidé. Alors elle se contenta de lui tourner le dos, enjambant la fenêtre pour aller s’éloigner de la bâtisse en ruine. Même les flammes qui voletaient autour d’eux ne parvenaient pas à la réchauffer.
Un instant elle se revit, bien des années auparavant, devant les mêmes flammes qui brûlaient l’orphelinat. Le seul endroit où on avait tenté de lui imposer une vie « normale », une vie dont elle ne se rappelait que des bribes. Elle secoua la tête refusant de se plonger d’avantage dans ces idées.

Se retournant, elle observa celui qui, semblait-il, avait décidé de faire d’elle son cobaye. Peut-être qu’il finira par se lasser, où alors elle allait lui montrer ce qu’était vraiment le monde. Il n’était pas le seul à pouvoir jouer, seulement, si elle décidait de participer, il faudra aller jusqu’au bout.
Tendant son poing vers lui, elle ouvrit la main, laissant le petit bout de papier se balancer entre ses doigts. Il ne tenait qu’à lui de le saisir ou non. Un test ? Autre chose ? Sur le papier, un nom. Celui d’une personne qui avait créé, où en tout cas qui avait un lien très fort avec les créatures qui venaient de mourir.
« Qu’est-ce que tu ferais? »
Question ouverte, parlant à la fois de la normalité, du bout de papier, des créatures. Un méli-mélo d’événements de choses à organiser, à faire. Ce n’est pas qu’elle s’en remettait à lui, mais elle était curieuse, curieuse de voir jusqu’où il était prêt à aller.

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Dire qu'elle était frustrée n'aurait sans doute pas assez collé à ce qu'elle semblait ressentir à cet instant, une fois que les mots de Michael était sorti de sa bouche. Tout comme lui, et il le savait, elle était incapable de retourner d'elle-même dans la normalité. Parce qu'ils n'appartenaient pas à ce monde simple et éphémère. Ils étaient à présent tous deux issu d'un monde bien plus cruel et bien plus noir pour être d'une banalité quelconque et insignifiante. Ils faisaient tous les deux partis d'une intrigue macabre et d'une importance inimaginable. Protagonistes d'une histoire dont ils ne sauraient jamais tirer les ficelles, ni même influer sur le cours de celle-ci. Rien pourtant, n'était encore écrit ou pré-établi. Rien. Le destin n'existait pas non plus dans ce monde. Alors pourquoi ne pas envisager même la plus improbables des possibilités que cette liberté offrait ?

Le reflet du feu dans ses yeux semblaient bien s'accorder avec son tempérament. Michael avait été présomptueux, d'oser insinuer qu'il était le seul à pouvoir décider, et qu'elle n'avait sans doute pas son mot à dire. Elle avait beau ne pas le montrer, Michael savait. Le sentait. Son animosité soudaine envers lui était trop forte pour que ses sens d'ange ne soient pas alarmés. Et il savait aussi décrypter certains traits du comportement, comme croiser ses bras, pour savoir ce que ça voulait dire.

"C'est quoi normal ? Comment décider de ce qui est normal ou pas ? "

Comment ou surtout qui. Qui avait autorité sur terre pour décider ce qui était normal ou pas ? Michael avait une réponse à cette question. Mais en cet instant, s'il lui avait franchement répondu, elle se serait moquée de lui. Et il voulait à tout prix éviter cela. L'entendre rire de ce qu'il pensait au plus profond de lui, il ne l'aurait pas supporté. Et il aurait pour le coup lui-même frustré. Et s'il y avait bien une chose qu'il ne fallait pas faire, c'était le contrarier. Surtout quand il misait beaucoup sur vous. Il haussa les épaules en simple réponse, avant qu'elle ne prenne la poudre d'escampette. Ou plutôt qu'elle sorte de ce brasier, et que lui ne la suive.

Elle se retournait pendant que Michael venait ranger ses mains dans ses poches. Elle tendit une main vers lui, celle où se trouvait le petit morceau de papier qu'elle avait au garçon avait de l'abattre. Il fixa sa main, curieux. Il n'avait pas encore saisi ce qu'elle voulait de lui.

"Qu’est-ce que tu ferais ?"

Elle semblait lui intimer l'envie de venir prendre ce bout de papier. Mais devait-il vraiment le faire ? Il y avait longtemps qu'il n'écoutait plus ses petites voix au fond de lui qui lui signalait d'être prudent et de s'en aller avant que ça ne parte trop loin. Il sourit, secouant la tête.

"Ce que je ferais moi n'a aucune sorte d'importance."

Et pourtant, sortant sa main droite de sa poche, il vint s'avancer pour prendre le morceau de papier.

"Toi en revanche, j'aimerais bien savoir ce que tu veux faire."

A la vue du nom sur le papier, les yeux de Michael regardèrent à nouveau la jeune femme.

"Qu'est-ce que c'est ?"
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Finalement ~

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Une fois de plus il fuyait. Etrangement cette attitude la rassura. Il n’était plus question d’elle, et, comme elle, dès que l’on abordait les sujets importants, il n’y avait pas de réponse. Ou plutôt une absence de réponse. Changer de sujet, où éviter sciemment de répondre peut parfois donner plus d’informations que la réponse elle-même. Il suffit d’être attentif.
Ainsi, ce que lui ferai n’a pas d’importance. Pourtant il venait de se poser en une sorte de héros. Lui offrant la possibilité d’une vie « normale ». Pour arriver à ce résultat il allait bien falloir qu’il agisse. A moins qu’une fois encore il n’ait changé d’avis. Qu’elle ne soit plus digne de son intérêt.
Elle le laissa approcher, réfléchissant à la question. Elle agissait toujours de la sorte, analysant chaque mot. Il lui arrivait parfois de répéter des phrases, certains mots, pour s’imprégner de leur saveur, de leur sens. Ici le mot qu’elle murmura pour elle-même était le veux…vouloir et pouvoir. Deux termes que l’on associe bien souvent, mais qui sont pourtant tellement éloignés. « Quand on veut on peut ! » Cette maxime elle l’avait souvent entendue. Mais elle n’avait jamais pu la vérifier par elle-même. Elle pouvait faire beaucoup de choses…elle avait fait beaucoup de choses. Mais avait-elle voulu tout ce qu’elle avait fait ? Elle pouvait aider ces personnes dans la maison, elle aurait pu leur trouver une autre solution. Mais elle ne l’avait pas fait. Par choix ? Parce qu’elle ne voulait pas ?
Ils étaient maintenant proche l’un de l’autre. Si proche qu’elle pouvait entendre les battements de son cœur si elle se concentrait un peu. Elle pouvait voir l’air s’échapper de ses poumons et ses yeux perçants la scruter. Il attendait une réponse, une réponse qu’elle ne pouvait pas donner.
Elle haussa les épaules, se permettant un trait d’ironie.
« Un bout de papier. »
Une chose insignifiante, qui pourrait partir en fumée s’il nous prenait l’envie d’écarter les doigts. Une si petite chose ne peut pas avoir d’impact sur les choses beaucoup plus importantes que sont la vie des Hommes. Et pourtant…. Elle décala son poids sur sa jambe gauche, ce qui lui fit gagner quelques centimètres par rapport à lui. Elle ne pouvait empêcher le sentiment d’abandon qui l’avait frappé quelques minutes auparavant de la bercer. De lui rappeler qu’elle aurait beau lutter, la fin sera toujours la même.
« Une réponse peut-être. C’est le nom d’un des auteurs de...ça. »
Elle désigna le brasier du menton. C’était également un bout d’espoir, une clef possible vers la connaissance. Mais cela, elle ne le dira pas. Elle refusait de s’y pencher, risquant de tomber de haut si jamais la piste s’éteignait comme on souffle une bougie. On finit toujours par se relever d’une chute, mais la douleur reste. Toujours.
Il avait fini par céder à la curiosité. S’il y avait bien une chose sur laquelle nous étions tous égaux c’était ce point. La curiosité. Elle pouvait nous sauver la vie comme nous conduire à notre perte. Elle est le moteur de la vie, des avancées techniques et parfois elle est responsables des plus grandes tragédies. A croire qu’il ne peut pas y avoir de côté blanc sans qu’il y ait un côté sombre. Une sorte de balance du bien et du mal. Et dans leur duo alors qui étaient-ils ? Elle devait être l’obscur, le négatif et lui la lumière. Probablement.
« Ces hommes se prennent pour des dieux. Ils jouent avec des forces qui les dépassent au nom de la science, elle lui jeta un coup d’œil entendu avant de poursuivre, et prennent des décisions qui ont un impact sur beaucoup de monde. . .»

Et au détriment des vies qu’ils utilisent comme de vulgaires objets. Encore une fois, parce que certains, que l’on considère comme savant, comme mieux que les autres, l’ont décidé, on détruit des vies, on fait subir d’atroces souffrances à des êtres vivants dans le but d’améliorer la vie. Mais est-ce que les testeurs ont leur a améliorer la vie ? Est-ce que l’on pense à eux, à leur sacrifice lorsque l’on utilise un produit qui nous soulage mais qui a causé tant de souffrance ?
Elle pencha la tête sur le côté, détaillant l’homme qui semblait vouloir jouer avec elle comme un savant avec son nouvel animal. Est-ce qu’il voulait vraiment l’aider où alors n’était-ce qu’un défi de plus qu’il s’était lancé ? Finalement…peut importait pour le moment. Elle n’avait pas de contrat et jouer les cobayes ne lui faisait pas peur. La souffrance, elle connaissait. Par contre, elle avait peut-être une chance d’inverser la vapeur. Au moins pour celui-là.
Au loin, un hurlement. Inhumain. Puis la sirène des pompiers. Les secours arrivent, tenez bon…sauf qu’il n’y avait plus personne pour espérer, pour attendre les secours.
« Alors je te le demande encore une fois…qu’est-ce que tu comptes faire ? »
Elle ne comptait pas s’éterniser ici. Restait à savoir si elle partait seule où non…

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Michael avait à la fois peur de la réponse, mais en était aussi intrigué. Que pouvait bien se cacher derrière ce nom inscrit sur un si petit et insignifiant bout de papier ? Et dans quelle intrigue cette femme s'était encore jetée. Rien ne lui laissait présager qu'elle souhaitait en effet apprendre à vivre normalement. Il savait, ou plutôt imaginait, de quoi ses journées étaient faites. Contrats après contrats, comment ne pouvait elle se laisser de se train de vie ? Pourquoi n'essayait-elle pas d'avoir mieux ? Avait-elle aussi peu d'estime pour sa personne ? Il en était navré. Pour elle. Seulement pour elle.

Malgré son dédain pour sa personne, il savait qu'elle restait sur ses gardes, à son égard. Elle savait sans doute à quel point il pouvait dangereux, c'était une chose qu'on ne pouvait que deviner, quand on savait son vrai visage. Et il y avait longtemps qu'il le lui avait montré. Mais il n'ignorait pas qu'elle aussi, pouvait sans doute se montrer redoutable. Elle l'analysait, c'était certain. Et au moindre geste suspect de sa part, elle fuirait sans doute là où il ne pourrait plus jamais la retrouver. Elle était bien trop agile et intelligente pour cela. Bien que jusqu'à présent, il l'avait toujours retrouvé. Quoi qu'elle n'en pense, c'était effectivement un hasard s'il s'était retrouvé là, ce soir. Et à sa vue, il avait été lui même étonné de la croiser. Comme si le destin lui avait intimé d'agir en sa faveur. De faire quelque chose pour elle. Ce qu'il n'avait fait jusqu'à présent : l'aider. Et quelque soit la personne qui lui envoyait ses signes, lui y croyait très fort.

"Un bout de papier."

Son ton était ironique. Elle savait sans doute très bien ce à quoi il correspondait. Sinon pourquoi l'avoir pris de cette ... créature. Elle haussait les épaules, en plus de cela. Comme si elle la banalité de la chose était évidente à deviner. Il avait l'impression qu'elle se moquait de lui. Mais rapidement elle lui donna quand même la suite.

"Une réponse peut-être. C'est le nom d'un des auteurs de ... ça."

Elle désignait la maison qui n'était plus que cendres. Autant que les victimes à l'intérieure. Cette fois, Michael se sentit plus troublé. Il tourna la tête vers les flammes, baissant son bras, essayant de comprendre le sens de ces mots. Elle parlait sans doute de tout ce qui avait dû se produire, dans sa globalité. Les dommages collatéraux.

"Ces hommes se prennent pour des Dieux. Ils jouent avec des forces qui dépassent au nom de la science, et prennent des décisions qui ont un impacts sur beaucoup de monde."

Cette intrigue était donc très importantes, selon ce qu'elle laissait présager. Ce n'était pas une bonne chose d'entendre que des gens osaient avoir recourt à de telles méthodes, avec tant de victimes, pour arriver à leurs fins. Quelque soit leur fins. Ou bien ? Quelle était-elle au juste? Cette finalité ?

Un cri déchira le silence. Les secours n'allaient pas tarder à arriver. Autant que la police. Ils étaient inutile de faire des témoins.

"Alors je te le demande encore une fois…qu’est-ce que tu comptes faire ?"

Michael ne quittait pas la jeune femme de son regard bleuté et clair. Mais ce n'était pas un regard innocent ou même saint. C'était un regard empli de malice. Un sourire s'afficha à nouveau sur son visage. Il plongea sa main dans sa poche pour y loger le papier.

"On a qu'à inverser les rôles cette fois. Dis moi ce que je dois faire, et je le ferais. Si tu veux de l'aide, je veux bien que tu sois mon employeuse. C'est comme ça que tu fonctionnes d'habitude, pas vrai? Alors ... sauf si tu ne veux pas être la cliente, bien sûr."
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Quel avenir ?

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Il arrivait toujours à la surprendre. Elle qui avait vu passer les années et les guerres sans se démonter, qui avait subi les attaques de nombreuses créatures et qui s’était aventuré dans des endroits auxquels elle préférait ne plus penser, elle était surprise à chaque fois qu’il agissait. Sa posture, ses actes, ses paroles, elle ne pouvait rien prévoir, rien anticiper. Et cette fois encore…
Elle ne sait pas exactement ce qu’elle attendait, ce qu’elle aurait voulu. Probablement qu’il s’en aille, qu’il ne juge pas l’histoire si intéressante. Après tout, elle ne concernait les Hommes que dans une moindre mesure, c’était plutôt une affaire interne aux créatures de l’ombres. Même si c’étaient les Hommes les initateurs…ils sont toujours à la base des problèmes. Mais dans ce cas, elle n’aurait pas parlé autant. Elle a qui l’on avait du mal à arracher trois mots de suite venait d’enchaîner la plus longue suite de phrase depuis au moins deux ans. Elle ne pouvait le nier, elle avait vendu l’histoire, avait dévoilé des détails qu’elle aurait pu taire dans le seul but de l’attirer, de l’intriguer. Au fond, peut-être qu’elle recherchait toujours ce travail qu’il lui avait retiré.
Et bien entendu ce ne fut pas ce qui arriva. Déjà, il garda le papier ce qui en soit n’était pas un véritable problème. Personne ne pouvait deviner ce dont il s’agissait à moins que ce morceau de papier ne tombe entre les mains de personnes agissant pour le compte de cet homme. Un court instant, son sang se glaça dans ses veines lorsqu’elle contempla les yeux bleus qui semblaient la défier. Et s’il en faisait partie ? Après tout, il n’était plus vraiment humain lui non plus. Elle qui luttait pour sa survie depuis sa naissance ne venait-elle pas de tout gâcher simplement en parlant un peu trop. Un soupçon d’inquiétude traversa son visage, il était tellement sûr de lui, et il agissait étrangement avec elle.
Il n’y avait pas beaucoup de solutions pour démêler le vrai du faux. Quant à sa proposition, elle manqua de lui arracher un soupir, qu’elle contînt de justesse. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer.
Ainsi il voulait inverser les rôles, dans le but d’en découvrir plus sur elle. Il allait tomber de haut, mais elle même pourrait le garder à l’œil et cela pouvait s’avérer intéressant. Et puis elle n’avait pas vraiment le temps de peser le pour et le contre. Un instant, elle envisagea le fait de le renvoyer, pour lui faire sentir ce qu’elle avait ressenti, mais elle se doutait qu’il ne réagissait pas comme elle. Et elle sentait que s’il partait, elle perdait en même temps une occasion. Puisqu’il ne voulait pas d’elle, elle allait faire en sorte qu’il comprenne que tout le monde ne pouvait être sauvé. Cependant il fallait mettre quelques petites choses au clair.
«Tu n’obtiendras pas le salut de mon âme en échange. Tu as des conditions ? »
Elle ne précisa pas qu’elle n’avait nullement besoin d’aide, qu’il ne fallait pas qu’il parle autour de lui, ni d’elle ni de ce qui se passer. Avec ce qu’elle connaissait de lui, elle supposait que cela coulait de source. Si ce n’était pas le cas, il sera toujours temps de poser les règles. Plus tard.
La jeune femme secoua la tête de gauche à droite, déjà elle pouvait sentir les ennuis arriver. Mais étrangement, cela ne la dérangeait pas. Elle tournait en rond depuis quelques temps et même cette histoire de non humain et de trafic n’avaient pas réussi à la sortir de la déprime dans laquelle elle s’enfonçait. Finalement être un peu bousculée ne lui serait pas mortel. Enfin, pour le moment il s’agissait surtout de quitter les lieux rapidement, et discrètement. Elle se retourna, sans en dire d’avantage, lui tournant le dos délibérément. La discussion était close. Sa silhouette s’éloignant dans la fumée et les dernières particules qui tentaient de rester en l’air le plus longtemps possible, elle leva le bras droit, comme un signe de au-revoir et murmura distinctement.
« Réfléchis. Rendez-vous dans deux jours dans la ruelle du croque-mort. »
Dans deux jours, ce sera le jour du marché. Une protection. Pas pour le fait qu’il puisse la tuer, s’il le voulait il aurait pu le faire à chacune de leur rencontre. C’était au cas où il ne viendrait pas…

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La perspective que cette quête serait pleine de rebondissements, mais qu'elle réserverait surtout de grands moments de divertissement, suffisait à Michael pour accepter n'importe quoi de la jeune femme. Vivre sous l'influence d'une âme enfantine comme celle de Zelus l'avait en effet bien changé. Même si, quelque part, il se réservait aussi le droit de faire le nettoyage, pour les éventuelles victimes futures. Il n'en oubliait pas sa quête première, et n'ayant pour le moment que du menu fretin, il était impatient de se mettre au travail. Il n'attendait rien en retour que l'aventure. Mais apparemment, la jeune femme semblait vouloir mettre à plat les choses entre eux. Sans doute la perspective d'une vie "normale" l'angoissait en réalité plus que tout. Elle n'était pas faites pour cela. Mais, comme lui, agir dans le monde de l'ombre. Faire ce qu'elle savait faire le mieux. Pour elle, comme pour lui, il n'y avait pas d'autres options. Et il n'y en aurait jamais.

" Tu n’obtiendras pas le salut de mon âme en échange. Tu as des conditions ?"

Le salut de son âme. Michael trouva sa manière de dire tellement amusante qu'il se retint d'éclater de rire, et se contenta d'un sourire satisfait et bienveillant, lui signifiant qu'il n'en ferait rien. Il se moquait bien de l'état d'une âme. Ou même des pensées des personnes. Aussi impures soient-elles, tout ce qui lui importait à lui, c'était les actes. Il combattait la corruption de ce monde certes, mais il n'avait que faire des idées des gens. Tant qu'ils restaient de gentilles personnes, ils pouvaient bien imaginer faire les pires horaires. Le passage à l'acte, était le pire que l'on puisse faire. Et tout le monde n'en est pas capable. Alors pourquoi condamner le restant du monde ? Il haïssait déjà assez de monde comme cela, qu'adviendrait-il s'il n'appréciait réellement personne ? Tuer le monde entier ne servirait à rien. Et il avait encore l'espoir. L'espoir que la cause qu'il servait pourrait un jour offrir à tous un monde meilleur. Il ne tuait pas seulement pour punir ceux qui avaient péchés. Mais aussi pour mettre en garde ceux qui osaient s'approchaient du vilain. Peut être qu'il devrait au final faire savoir à tous ce qu'il était ... et ses intentions. Au lieu de passer partout incognito. Il ne savait pas encore... il n'aimait pas se mettre en avant.

Il était temps pour eux de s'enfuir, les secours approchaient à grand pas. La jeune femme avait l'air de se résigner à sa demande. Lui, il n'avait aucune condition, mais il savait qu'elle, elle en aurait à coup sûr. Certaines garanties, après tout, si c'était elle la cliente et qu'il était à ses ordres, pourquoi en aurait-il ? Elle s'éloigna rapidement, il comprenait.

" Réfléchis. Rendez-vous dans deux jours dans la ruelle du croque-mort. "

Réfléchir. Il savait pertinemment qu'il n'en avait plus besoin. Autrefois, il aurait pesé le pour et le contre, mais à présent cela lui était fort égal. Il avait tout à gagner, et elle également. Si cela était dangereux, alors peu importait. Il existait juste pour ces moments là. Son devoir serait accompli. Elle disparaissait dans la fumée du brasier, alors que lui-même s'éloignait de l'autre côté, évitant de croiser la moindre personne.

Dans deux jours, il sera à nouveau héros. Ou bourreau.
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