~† kuroshitsuji †~
Hey toi ? T'es nouveau par ici ? tu ne sais pas que ces rues sont dangereuses ? Tu ferais mieux de retourner d'où tu viens, si tu n'es pas assez préparer pour affronter cette dure réalité.Le monde n'est plus celui que tu connais, ici ne crois pas être le plus puissant, où tu tomberas sur de gros ennuis. Gravelir les échelons, et arriver à s'en sortir, c'est sûr que c'est ce que tout le monde recherche, mais est-ce bien une raison pour écraser les autres autours de toi ?
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A savoir
27/09/2017 - Mise à jour du design
# Seconde information rapide...
Contexte
Londres, 19e siècle. Les humains sont décidément bien querelleurs... pourrait-on se dire. Ils ne cessent de chercher le pouvoir pour s'entre tuer et sont même parfois prêt à vendre leur âme pour arriver à leurs buts... Les créatures de l'ombre et de la lumière ont toutes un point de vue sur la question : les humains sont sacrément incompréhensibles. Mais il y a une chose qu'ils comprennent bien : détourner le Monde à leur image, idyllique ou.. cauchemardesque. Ils croient pouvoir s'ignorer, faire route seuls, ou pactiser avec quelqu'un qui restera à leur côtés jusqu'à la concrétisation de leur but, ou mort, mais tous, un moment ou un autre, finissent par se croiser sur la route. C'est irrémédiable. Serez-vous un Noble, un simple humain, honnête ou malin, malveillant ? un fier Démon aux sombres idées, capable de se sortir de n'importe quelle situation et vivant parmi les humains ? un Ange anonyme rêvant de Monde Parfait et de Recommencement ? un Shinigami sérieux, dérangé, qui doit se fondre dans la masse ou alors un Autre clandestin, au psychologique animal ou humain..? Chaque créature doit faire des choix pour atteindre ses buts, car d'autres pourraient saisir la chance à leur place... Chacun ses intérêts... et un conseil : ne croyez pas pouvoir ignorer les autres créatures sur votre chemin...
Evénements
Hey toi ? Tu ne sais pas la nouvelle en ville ? Des expériences scientifiques ont été faites, et certains morts peuvent revenir à la vie! Glauque ! Mais non c'est pas vrai, c'est qu'une rumeur ... t'imagines des maccabés vivre parmi nous ? n'importe quoi ... pas vrai ? C'est une blague ?
CHECKMATE
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 This is the end ~ [PV : James Lewis] /!\ Violent -

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Du sang, du sang partout. Sur les murs des éclats, pointus comme les lames qui l’ont transpercées. La tapisserie paraît ornée de coquelicots, d’un rouge sombre qui s’étire peu à peu, se transformant en marron au fil du temps. Elle se repère à cela, à ces tâches qui s’assombrissent pour finir par se fondre peu à peu dans le décors.

Parfois, lorsqu’elle reprend conscience un peu plus longtemps, elle discerne des formes dans les tâches. Là un nuage, là bas dans le coin une fleur, où un petit chat qui joue avec une pelote. Elle s’évade loin de cet endroit, de cette odeur, de cette souffrance.

Aujourd’hui, elle ne peut pas. Elle n’a même pas la force de s’évader. Encore une fois elle ouvre les yeux, ne reconnaissant pas l’endroit où elle se trouve. Elle a mal, une douleur diffuse qui part de son cou pour arriver dans le creux de ses reins. Elle voudrait s’étirer, mais ses bras sont maintenu en l’air par deux anneaux métalliques rouillés qui lui scient les poignets. Elle tente quand même, tirant sur ses bras, elle est devenue si mince maintenant que ça pourrait passer. Peut être que si elle tire assez fort …elle ne réussit qu’à rouvrir les croûtes purulentes qui entourent ses poignets. Elle est debout, sur la pointe des pieds les bras tendus, des crampes commencent à fourmiller dans ses mollets.

Elle a soif…combien de temps depuis la dernière fois qu’ils sont venu. Elle observe la dernière tâche sur le mur, celle qui semble être la plus récente..c’est son propre sang qui est là. Mais impossible de se souvenir quand est-ce qu’il a été versé. Cela ne devait pas être si longtemps de par sa position. Lorsqu’elle était attachée debout cela signifait qu’ils allaient revenir bientôt. La dernière fois elle s’était déboîtée l’épaule en perdant l’équilibre et il avait fallu la « réparer » Enfin, façon de parler puisqu'elle n'est pas certaine que ce soit ce qu'ils aient fait…Ils avaient été passablement énervés de sa chute.


Elle prend une profonde inspiration et tousse encore et encore. Un flot de bile lui remonte dans la gorge alors que la puanteur la prend une nouvelle fois. Elle devrait pourtant être habituée à cette odeur d’urine et de mort.

C’est pour cette raison qu’elle a si soif. Lorsqu’ils viennent la nourrir, où lui proposer à boire, elle ne prend que le strict minimum, en sachant que lorsqu’elle devra éliminer la nourriture et la boisson ce sera sur elle. Elle ne supporte pas cela, rien que l’idée lui soulève le cœur. Alors elle limite les dégâts et elle attend. Elle ne sait même plus ce qu'elle attend, qu'ils reviennent, qu'elle meure? Mais elle était déjà morte. Ce devait être l'enfer ici. Elle n'avait pas été assez bonne durant sa vie humaine alors la voici puni ici.

C'était la seule raison.

Son esprit vacilla alors qu’elle entend des bruits de pas s’approcher. Ils reviennent, ils vont recommencer. Recommencer à faire quoi ? Elle ne sait plus…elle ne sait pas. Elle ferme les yeux, tente de calmer les battements frénétiques de son cœur et la peur sourde qui vient d’apparaître brutalement, pour lui tordre les entrailles. Il ne faut pas qu'ils sachent, qu'ils sentent sa faiblesse. Elle est forte.

Et là…elle sentit. Le liquide chaud couler le long de sa jambe jusque sur ses pieds. Les larmes qui se mettent à couler le long de son visage, sans bruit, sans quelle n'ait aucun contrôle sur son corps.

Un long cri d’agonie s’échappe de ses lèvres. Hurlement plus proche de celui de la bête sauvage que de l’humain.


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      Ce soir était un autre de ces moments où tout pouvait basculer pour lui. Pouvoir perdre la vie dans de telles circonstances étaient hautement envisageables. Voire quasi certaine. Et jamais il n'avait omis de se le rappeler. Mais sa tâche était de protéger les innocents. Et de mettre les méchants derrière les barreaux. Noble cause, qui parfois, ne suffisait pas. Et il lui était déjà arrivé d'échouer. C'est pour cette raison, qu'il préférait toujours agir en solo. Et, même s'il y avait des risques, il décidait de faire cette interpellation, sans en parler à son supérieur, qui n'était autre que Lord Randall lui-même.
     Voilà quelques mois déjà qu'il y avait eue des disparitions. Des cadavres introuvables. Des personnes manquantes. Et rien, non rien n'avait pu aider Scotland Yard à suivre une piste précise. Ce trafic de grande ampleur semblait bien trop important pour laisser un quelconque indice. Pourtant, bon inspecteur qu'il était, Lewis soignait ses indics. Et l'un d'entre eux fini par cracher le morceau, sur un des bâtiments en question. Il lui avait vaguement raconté qu'il se passait des choses pas catholique, sans entrer dans le détail. Peu importait à James si c'était un piège ou non. Il fallait qu'il rentre dans ce lieu. Et c'est ce qu'il fit. Attendre des autorisations prendraient trop de temps. Il fallait qu'il fasse du repérage.
     L'arme au poing, s'avançant dans les couloirs vides et crasseux, il ne pouvait s'empêcher de remarquer cette espèce de chaos qui habitait les lieux. Cette odeur infecte qui collait à la peau. Et ces visions d'horreur, de sang sur le sol et les murs. Soudainement, il entendit un bruit. Un cri. Déchirant. Presque inhumain. Il se précipita, le coeur battant, vers l'origine du bruit, resserrant son emprise sur son arme de service. Il donna un violent coup de pied pour ouvrir une porte. Quoi qu'il se passait derrière cette porte, et qui il puisse y avoir, il était prêt à en découdre. Bien que la première vision qu'il eut en rentrant, c'était cette jeune femme accrochée au mur... il avait déjà vu bien des choses dans sa vie, il y était habitué. Mais il ne pouvait l'accepter pour autant. 
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Dernière édition par James Lewis le Jeu 24 Aoû - 12:26, édité 1 fois
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Le cri finit par s’éteindre dans sa gorge, remplacé par une quinte de toux qu’elle maîtrisa du mieux qu’elle pouvait. Ça faisait mal de tousser ici, ça tirait sur les chaînes, sur ses bras et elle avait l’impression qu’en plus d’expulser ses poumons elle se faisait arracher les membres. Mais bon, tout faisait mal ici.

Elle ne reconnaissait pas l’individu qui venait de franchir la porte. Pourtant ces derniers temps c’était souvent les mêmes têtes qui apparaissaient, et chaque tête était assimilée à une torture. Il y avait le chauve, lui sa spécialité c’était les bestioles qu’il laissait courir sur son corps. A chaque fois elle avait l’impression qu’elles allaient entrer dans son nez, sa bouche et qu’elles allaient la manger de l’intérieur. Il y avait le tatoué, trois fausses larmes sous l’œil. Lui son but c’était de la faire pleurer, par n’importe quel moyen. Et il récupérait ses larmes. Il y arrivait toujours. Il y avait le petit gros qui se contentait de la rouer de coups et de mesurer la taille des bleus et la vitesse à laquelle ils disparaissaient. Et puis il y avait lui…

Un filet de sueur froide descendit le long de son dos alors qu’elle tentait de voir entre ses cheveux trempés et collés devant ses yeux qui était le nouvel arrivant. Et ce qu’il allait lui faire. Elle tenta de faire bonne figure, de redresser la tête, mais elle était certaine que même lui pouvait entendre dans ce silence les battements désordonnés de son cœur affolé. Son cœur qui aurait dû cesser de battre depuis tellement longtemps.

Sa pupille se dilata sous l’effet de la peur alors qu’un nouveau gémissement s’échappa de ses lèvres pourtant closes. Une ombre venait d’apparaître derrière le premier venu. Le petit gros. Il apportait avec lui une lourde barre de fer dont le sang avait eu le temps de sécher. C’était pour cette raison qu’il était revenu, plus que pour son cri d’agonie. Elle se rappelle ses paroles, murmurées presque amoureusement à son oreille.

« Tu vois cette barre de fer, c’est bobby…quand bobby est sec, je n’aime pas ça, alors à chaque fois qu’il sera sec, il viendra te faire un petit coucou. Tu comprends ma chérie pas vrai ? »

Puis il lui avait caressé la joue avec le bout de la barre et…

Elle ferma les yeux. Refusant de faire face encore une fois. Demain elle les ouvrira, elle regardera ce qu’ils lui font subir et elle assumera. Mais aujourd’hui elle n’en a pas la force.

Petit gros lui s’occupait plus de l’individu qui était devant lui que de la chose pseudo-humaine pendue au mur. D’abord il écarquilla les yeux puis il compta sur ses doigts le chauve, le tatoué, le chef et lui. Le chef était parti pour affaire et il ne rentrerait que tard, c’était pour cette raison qu’ils n’avaient pas le droit de toucher à la fille aujourd’hui. Pas avant qu’il ne rentre. Et les deux autres étaient dans la salle de pause en train de faire un poker. Du coup…cet homme là ne devait pas être là. Alors il brandit sa barre de fer et il cria d’une voix assez forte pour ameuter les deux autres.

« VOUS LA ! VOUS N’AVEZ RIEN A FAIRE ICI ! »
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Une fraction de seconde lui avait suffit pourtant, pour comprendre la détresse de la situation. Si cette jeune femme n'avait plus le moindre contrôle sur ce qu'il lui arrivait, lui devrait le prendre, pour la sortir de là. Le repaire était sans doute rempli de ses bourreaux, à cette heure de la soirée. Il lui fallait sortir en douce, c'était la seule option. Il n'était à cette heure plus question d'arrêter des coupables, mais de sauver les innocentes personnes... et elle en faisait parti. Il n'eut pourtant à peine le temps de lui demander ou même de s'approcher, qu'une voix immonde surgit de derrière lui.
— VOUS LA ! VOUS N’AVEZ RIEN A FAIRE ICI !
James se retourna aussi, n'attendant pas une seule seconde. La discrétion venait de disparaître en un seul instant, et pour se battre contre cet individu, avec une barre de fer... c'était trop tard. Il devait se débarrasser de cette menace.
Il tira un coup de feu en direction de son coeur.
Le bruit de la détonation attirerait d'autres. Il en était conscient, et il ne pensait pas pour ça avoir le temps de délivrer la jeune femme entre les deux... le temps était donc à la bagarre. Il devait se débarrasser d'autant qu'il pouvait ... avant de pouvoir s'enfuir avec la prisonnière. Dès que ce premier homme sera à terre, il pourra au moins récupérer cette barre de fer pour deuxième arme ...
James était habitué à ce type d'opération. Le danger ne l'empêchait plus d'agir depuis longtemps. C'était un homme de terrain, et même si ses supérieurs le lui reprochait,
il savait que c'était la seule chose qui était à faire, pour faire régner la justice à nouveau et rétablir l'équilibre entre les deux camps s'affrontant.
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Erwanna garda les yeux résolument fermés. Elle ne regardera pas aujourd’hui. Elle a trop peur de perdre la tête. Alors elle ne voit pas les deux hommes se faire face, elle ne voit pas le coup de feu être tiré, ni l’autre homme tomber à genoux alors qu’une petite fleur apparait au niveau de son cœur, elle ne voit pas non plus les autres gardiens se lever en sursaut et partir en courant.

Par contre elle entendit tout. Le sifflement de l’air fendu par la balle, la dernière expiation de l’homme, le bruit métallique de la barre de fer qui heurte le sol. Elle entend aussi le bruit des bottes des gardiens. Elle entend tout mais ne comprend pas. Elle se mord la lèvre pour s’empêcher de crier une nouvelle fois, pour rester consciente malgré tout.
L’odeur du sang vient une nouvelle fois envahir ses sens, celui de sa lèvre d’abord au goût métallique, et un autre qui n’est pas le sien. Elle s’attendait à mourir, elle ressenti presque la morsure de la balle dans sa chair. Elle serra un peu plus les paupières, refusant à son cerveau d’assouvir ce besoin de comprendre la situation.

L’homme était tombé comme au ralenti. Il avait fait un pas, puis un autre portant la main qui ne tenait pas la barre à son cœur. Il avait semblé surpris d’y sentir quelque chose de chaud, de voir son propre sang. Puis il était tombé. Mais il savait que les autres arriveraient. Qu’il ne serait pas mort en vain. Ce qu’ils faisaient étaient juste.

Les bruits de course s’intensifièrent, ainsi que les cris. Des appels. Le chauve venait en tête suivit de prêt par le tatoué. Visiblement quand le chef n’était pas là c’est le chauve qui prenait la tête du petit groupe. Et ce dernier était en train de marmonner un chapelet d’injures alors qu’il tentait de faire fonctionner un talkie-walkie.

« Il y a une alerte au bâtiment 5, oui. Ramenez du monde ! Non, mais, ALLO !! »

Un nouveau juron et un dérapage plus tard et les voilà devant la porte. Une flaque de sang tentait de s’échapper de la pièce paresseusement et vînt lécher leurs bottes. Le chauve recommença à gueuler :

« Qu’est-ce que tu fous ?! On avait dit pas d’armes, on n’est pas encore sûr qu’elle soit à ce stade ! Si le boss…. »

La suite de ses paroles s’éteignit dans sa gorge lorsqu’il vit le cadavre. Aussitôt il leva les yeux vers le mur, l’otage. C’était elle la priorité et si les risques qu’elle meure étaient relativement faible, il savait que lui-même ne survivrait pas si jamais elle était touchée ou pire si elle disparaissait.

Elle était toujours là. A sa place habituelle. Mais entre elle et le cadavre se trouvait la cause de la mort de petit gros. Un homme. Sans réfléchir le chauve se jeta sur lui avec comme idée d’écraser son poing contre son nez. Pendant ce temps le tatoué tenta une approche latérale dans le but de rejoindre la prisonnière.
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Pourtant, dans cette situation, ce bâtiment qu'il ne connaissait pas, sans non plus savoir le nombre exact de ses ennemis, il savait déjà qu'il était tactiquement désavantagé. Lui seul contre le reste du monde, en quelque sorte. Et il avait hâte de savoir, combien ils étaient en tout. Même s'il pouvait désormais en compter un de moins. L'homme s'écroula sur le sol, non sans se demander un instant ce qu'il allait se passer. Il vit la surprise sur son visage, mais il n'avait pas le temps de faire dans les sentiments. James entendit la barre tomber sur le sol, et fût bien prompt à venir la ramasser. Il était certain de s'en servir bientôt, car une voix s'éleva dans les airs.
— Il y a une alerte au bâtiment 5, oui. Ramenez du monde ! Non, mais, ALLO !!
Son tir effectué, il savait que cela ferait assez de bruit pour alerter du monde… mais il espérait avoir le temps de s'enfuir d'ici là avec la victime… sinon il ne pourrait tenir trop longtemps. Il n'était qu'un homme. Les bruits de pas précipités dans le couloir s'arrêtèrent bientôt.
— Qu’est-ce que tu fous ?! On avait dit pas d’armes, on n’est pas encore sûr qu’elle soit à ce stade ! Si le boss…
La voix s'arrêta, James sachant parfaitement ce qu'il regardait, puisqu'il était à présent en face de lui. Enfin, ils étaient. Un chauve et un tatoué. Le chauve sembla être le premier à réagir, et à se jeter sur lui pour lui donner un coup de poing … mais c'était sans compter la barre de fer qu'avait ramassé James. Se souvenant de ses années où jouait au cricket, et tous ses matches auxquels il avait assisté, il élança son bras avec une telle puissance, que la barre fendit l'air pour finir sa course dans le crâne de l'assaillant … il entendit ses os briser, et ne sut pas s'il était vraiment mort ou simplement très mal amoché… il avait déjà tourné la tête et le canon de son arme vers le deuxième homme, qui avait préféré se rapprocher de la jeune femme, encore attachée au mur.
Scotland Yard ! Eloignez-vous d'elle et barrez-vous … il y a déjà eu assez de victimes. Si vous coopérez, je m'en vais, avec elle, et vous ne vous ferez pas arrêter non plus par mes collègues qui arrivent… alors ?
Il lui laissait une chance de s'en tirer. Après tout, il ne pouvait pas savoir s'il bluffait ou pas. Et dans tous les cas, il pouvait aussi le tirer en tirant sur la gâchette. Il espérait vraiment que cet homme avait encore une famille quelque part, et qu'il ne pouvait pas prendre un gros risque…
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Le bruit suivant était un bruit qu’elle ne connaissait que trop. Ce craquement familier annonçant la vague de douleur, en général elle perdait connaissance peu de temps après. Pas assez résistante qu’ils disaient. Seulement une fois encore, son cerveau ne lui envoya aucune indication de douleurs. Peut-être qu’elle s’était immunisée à la souffrance, qu’elle ne ressentait plus rien désormais.

Plutôt que de la rassurer, cette hypothèse la terrifia. Comment ferait-elle pour se protéger si jamais elle ne sentait plus la douleur ? Enfin…si jamais elle sortait un jour de cet enfer. Elle fut tentée d’ouvrir les yeux, juste pour voir. Foutue curiosité. Celle-ci ne disparaitrait jamais quoi que l’on fasse.

Alors elle céda, elle entrouvrit un œil pour le refermer presque aussitôt. Mais ce qu’elle avait vu resta gravé contre sa rétine. Petit gros allongé dans une mare de sang, le chauve la cervelle éclatée contre la barre de fer…Cette barre de fer….Elle sentait la nausée arrivée. La salive envahissant peu à peu sa bouche alors qu’un haut le cœur la prenait. Mais elle ne vomirait pas.

Le tatoué s’était immobilisé à côté de la patiente. Elle n’avait pas l’air d’avoir été touchée. Mais il savait déjà qu’il ne pourrait pas s’en occuper. Il observa le canon pointé vers son torse, la déglutition de la jeune femme qui semblait sur le point de rendre tout ce qu’elle avait mangé depuis la semaine dernière. Sauf qu’elle n’avait rien mangé depuis plusieurs jours…

Il entrevit alors une possibilité. Une issue de secours qui lui éviterait une sanction pénible. Bien sûr il sera puni pour tout ce gâchis, mais s’il restait une chance pour qu’ils ne perdent pas leur proie et qu’il s’en sorte vivant, il fallait la saisir.

Il leva les deux mains vers le plafond, en signe de paix toujours en souriant. Ses canines possédaient également leur propre tatouage. L’une d’entre elle possédait un petit serpent qui tournait sur lui-même, l’autre une sorte de point noir.

« Ok, ok. Je me rends. »

Il ne doutait pas une seule seconde que, si collègues il y avait, il se ferait embarquer dès que possible. Mais ils semblaient bien longs à réagir alors qu’eux étaient déjà arrivés assez tard pour que petit gros se vide de son sang. L’autre devait bluffer..mais dans le doute.

Il s’éloigna de quelques pas en direction de la porte. Il n’avait aucune envie d’être là lorsqu’elle serait détachée. Allez savoir ce qui pouvait se passer.

« Je m’en vais. Ça ne sert à rien de s’énerver… »

Il se posta alors devant la porte. Prêt à déguerpir, une chose était sûre, le boss ne serait pas content. Enfin, si ce qu’il imaginait se produisait les dégâts seraient facilement réparables.
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—Ok, ok. Je me rends.
L'homme semblait comprendre sa position, mais James n'arrêtait pas de se dire que son comportement était vraiment trop étrange. Qui réagirait en souriant en se faisant menacer d'une arme ? S'il voulait amadouer quelqu'un, pour qu'il ne tire pas, il ne l'aurait pas fait de cette manière. Pas aussi calmement… il avait l'air beaucoup trop confiant. L'inspecteur le garda en joue sans le quitter des yeux, se reculant légèrement dans la pièce, venant le laisser lever les mains, et s'approcher de la porte, pendant que lui faisait le chemin inverse et s'approchait de la pauvre prisonnière.
—  Je m’en vais. Ça ne sert à rien de s’énerver…
Il se demandait comment elle avait pu survivre à ce calvaire, et ce qu'elle avait bien pu endurer jusqu'alors. Dans son enquête, l'inspecteur n'avait pas trouvé la raison pour laquelle des gens avaient disparut ... enfin, surtout des cadavres aussi. Etait-ce là un gros trafique d'organe?
L'homme était encore là, quand James essaya de détacher la jeune femme de ses chaînes. Il était mal aisé de garder en joue l'homme à la porte, tout en essayant de casser ces chaînes. Il n'avait ni la clef, ni trop les moyens de briser ses fers…
— Ne bougez pas… je vais vous sortir d'ici…
Alors il décida de taper un grand coup avec la barre au niveau du mur pour au moins la séparer de là … ne tenant en revanche plus en joue l'homme d'en face. Il n'aurait pas du prendre ce risque, il le savait, mais c'était ce qu'il devait faire pour la secourir. Au moins, il avait toujours la barre dans la main, et il savait que personne ne s'en prendrait à elle ...
Depuis le début, il avait constaté que personne n'avait rien fait pour lui faire mal réellement, l'autre ne l'avait même pas pris en otage ou quoi que ce soit... pourquoi était-elle si précieuse à leurs yeux ?

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Dernière édition par James Lewis le Mer 4 Oct - 15:02, édité 1 fois
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Le silence, certains l’appréciaient. Elle-même adorait se retrouver seule avec comme unique compagnon le chant des oiseaux ou le souffle du vent. Elle pouvait alors se ressourcer, réfléchir à certaines choses auxquelles elle n’avait pas le temps de penser lorsqu’elle était dans le train-train quotidien. Le silence l’apaisait et la réconfortait. Mais c’était avant. Cela faisait un moment désormais que le silence n’était devenu que l’annonciateur d’une catastrophe, d’une douleur encore plus grande que la précédente. Et en général ce silence était déchiré par ses propres cris déchirants. Aujourd’hui, le silence l’angoissait.

Il y avait bien un souffle non loin d’elle, mais ce n’était pas celui du vent. Elle ne sentait pas l’air frais contre sa peau, ni l’odeur du vent. Juste ces relents putrides et cette chaleur moite. Etait-ce possible qu’il fasse chaud et froid en même temps ? Probablement pas, elle devait délirer. Son cœur s’affolait dans sa poitrine et il manqua un battement lorsqu’elle sentit un souffle passer près d’elle, trop près d’elle. Puis le choc.

Elle rouvrit les yeux en retenant un son entre le gémissement et le grognement. Ses jambes l’avaient trahie lorsque la barre de fer avait heurté le mur, meurtrissant un peu plus ses poignets qui avaient retenu sa chute. Un mince filet de sang s’écoula le long de son bras et, étrangement, elle sourit. Elle sentait encore la douleur.

Le soulagement fut tel qu’elle ne prit pas vraiment la mesure de ce qui se passait dans la pièce. Le tatoué à la sortie, se contentant d’observer la situation. Un homme à ses côtés, avec une arme et une barre de…cette barre de fer. Elle se crispa en attendant le prochain coup, ses jambes avaient finalement décidé de reprendre leur fonction première. C’était trop douloureux de se laisser pendre par les bras. Elle sentait l’odeur de la mort prendre le dessus sur tout le reste.

Alors c’était la fin…

De son côté le tatoué avait croisé les bras, en observant la situation. Il ne pouvait peut être rien faire pour le moment (l’autre avait une arme et ne tenait pas à terminer comme ses deux complices), mais il pouvait graver son visage dans sa mémoire, et observer comment le cobaye allait réagir. Des informations dont son patron avait besoin. Peut-être que de tout ce fiasco ressortirai quelque chose de positif.

Il vit donc le pan de mur se détacher, entraînant la miss avec lui et ne put retenir un ricanement goguenard. Ils n’auraient aucun mal à la récupérer finalement. Mais c’était la suite qui l’intéressait…et comme il l’avait envisagé, elle se redressa, non sans mal et s’attaqua au…il ne savait même pas ce qu’il était au juste. Un flic ? En général les poulets ne s’engageaient jamais seuls. Ils étaient bien trop froussards, un privé ? Possible..mais dans ce cas cela voulait dire que quelqu’un avait fuité et que l’on enquêtait sur eux…un simple passant. Non, ses techniques de combats et sa façon d’agir démontrait qu’il avait l’habitude de ce genre de situation. Il allait falloir enquêter un peu plus sur ce type aussi.
Le tatoué aurait adoré être dans la tête de la demoiselle à cet instant. Lorsque poussée par la faim et par l’odeur qui régnait elle venait de s’attaquer à l’épaule du type en le mordant plutôt violement.
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Personne ne s'en prendrait à elle… mais il était loin d'imaginer un seul instant, que c'était elle, qui s'en prendrait à lui.
Le premier à lâché, fut le mur, et non les chaînes en elle-même. Il l'avait vu peiner à tenir sur ses jambes, et s'était aussi empressé à taper aussi fort qu'il pouvait pour la libérer rapidement. Cette vaine tentative se solda avec un pan de mur se brisant sur le sol, les vibrations avaient sans doute fragilisé l'ensemble. James ne fit pas attention au rire de celui qui était resté à la porte. Bien trop occupé à voir si la victime n'avait rien... encore une fois, vaine tentative.
Elle se redressa, au soulagement de l'inspecteur. Mais une fraction de seconde plus tard, il se rendit compte d'une erreur de calcul. Elle bondit sur lui, avec une fureur qu'il n'avait pu déceler... avant qu'elle ne vienne le mordre à l'épaule.
Pourquoi ? N'avait-elle pas entendu, compris, qu'il était là pour la sauver ? Avait-elle reconnu l'arme de son bourreau ?
James, bien qu'attaqué, fut bien pris au dépourvu. Et dans l'incapacité de lui faire réellement du mal, il essaya néanmoins de la repousser comme il pouvait. Il lâcha la batte, mais essaya de la dissuader de continuer. Ce n'est pas la première fois que James se faisait mordre ... mais d'ordinaire, ce n'était pas aussi douloureux.
— Je ne suis pas là pour vous faire mal ! Arrêtez !
C'est alors qu'il osa. Tirer. Mais visant la jambe de l'abruti qui se trouvait encore à la porte. Il aurait dû partir. Tirant juste à côté d'elle pourrait sans doute au moins la faire sursauter, réagir, peut-être même la sonner par le bruit.
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Le bruit de la détonation la ramena à la réalité. L'odeur légèrement acide du sang contre ses lèvres, la sensation de la chair sous ses dents. Erwanna écarta la mâchoire en tentant de se reculer, avec plus ou moins de succès ses jambes étant restées beaucoup trop longtemps tendues, elle souffrait de terribles crampes. Mais ce n'était rien à côté de la douleur qui résonnait sous son crâne. Le coup de feu juste à côté d'elle lui avait vrillé les tympans et une nouvelle fois, elle crut qu'elle était touchée.

Trop d'informations à gérer, les couleurs commençaient à tourbillonnaient autour d'elle alors qu'elle tentait de garder un pied dans la réalité. Il ne fallait surtout pas qu'elle perde connaissance maintenant. Elle observa le bras tendu, l'arme pointée sur une autre personne qu'elle. Nul doute que l'homme qui se trouvait face à elle avait le pouvoir de la briser beaucoup plus facilement que tout ceux qu'elle avait déjà rencontré. Une nouvelle fois les larmes se mirent à couler le long de ses joues sans qu'elle ne s'en rende compte. Elle entendait sa respiration précipitée et sentait son coeur tenter de fuir, une fois encore. Les crises de panique...elle avait appris à les gérer avec le temps mais celle qui montait s'annonçait terrible.

Elle avait peur, une peur effroyable qui lui broyait le ventre mais ce n'était pas de cet homme qu'elle avait peur. C'était de ce qu'il lui avait fait. Vrillant son regard sur celui qui semblait attendre quelque chose d'elle, elle ne put que murmurer d'une voix rauque pleine de détresse.

"Qu'est-ce que vous m'avez-fait..."

Et le sol qui tanguait depuis le début finit par l'attirer entre ses bras. La jeune femme s'écroula comme un château de carte, garder le peu de raison qui lui restait et rester debout nécessitait plus de force qu'elle n'en avait. Et pour l'instant la raison lui semblait beaucoup plus importante. Elle ne voulait pas devenir folle.

Pourtant quand elle avait mordu l'homme tout à l'heure...elle posa les yeux sur les cadavres autour d'eux. La flaque de sang qui continuait lentement à prendre place sur le sol de la pièce. Nouveau coquelicot fleurissant pour la dernière fois. Ses mains en étaient couvertes, le sien, celui d'un autre? Peut importait. Cette odeur l'attirait...elle avait tellement faim.

Elle porta doucement ses mains enchaînées contre ses lèvres et lécha le bout de ses doigts. Un violent haut-le coeur la pris alors que ces sanglots redoublèrent. Et c'est la rage qui parla alors:

"QU'EST-CE QUE VOUS M'AVEZ-FAIT!?"

Pendant ce temps, le tatoué s'était fait la malle. Une balle dans la jambe prouverait qu'il avait tenté de faire barrage et qu'il avait échoué. La demoiselle l'avait déçu mais il pouvait encore l'entendre crier. La partie n'était donc pas terminée... il fallait qu'il joigne le patron en toute urgence.
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     La détonation eut l’effet escompté. Elle recula, sous le coup du bruit, et de la déflagration. Les chaires à vif, il sembla pourtant à James qu’il souffrait beaucoup moins de sa blessure que lorsqu’elle y plantait encore ses dents. Il s’en sentait libéré, mais tout de même confus. Pourquoi avait-elle eu ce réflexe envers lui, alors qu’il était seulement là pour la protéger et s’enfuir ? Elle se mit à pleurer, comme simple réponse, elle semblait beaucoup trop perturbée pour vraiment reconnaître son environnement … c’était peut être cela le problème.
     — Qu'est-ce que vous m'avez-fait..."
     Elle demandait, mais il ne savait pas exactement à qui. Sans doute ses bourreaux, dont celui qui était encore dans l’encadrement de la porte. C’est là que James retrouva lui aussi ses esprits, et essaya de savoir s’il n’avait pas raté sa cible. Enfin, à la distance où ils se trouvaient, il était assez capable pour ne pas rater son tir. Surtout qu’il n’avait prévenu personne et qu’il avait agit sous le coup de l’action. La jeune femme  sembla sur le point de s’écrouler. Il fallait faire vite.
     Mais le gars n’était plus là … il s’était bien sur fait la malle depuis un bout de temps…
     — QU'EST-CE QUE VOUS M'AVEZ-FAIT!?
     Son regard n’était pas tourné vers elle, il n'avait donc vu ce qu'elle avait fait. En revanche, il l'avait parfaitement entendue. Hystérique, il fallait qu'il arrive pour l'heure à la calmer. Sans qu'elle ne vienne encore à l'attaquer cela dit. Drôle de situation...
     — Ecoutez, nous n'avons pas le temps ! Calmez vous et sortons d'ici, je ne sais pas combien ils sont !
     Seul l'adrénaline lui permettait de continuer cette mission suicidaire... il l'attrapa par le bras, avant de se rendre compte qu'elle portait encore ses chaînes. Il regarda les corps par terre.
     — Qui avait les clefs ? Vous le savez ?
     Il la lâcha pour aussitôt fouiller les hommes qu'il avait éliminé. Il pouvait l'emmener avec les chaînes à vrai dire, maintenant que le mur avait cédé, mais ça serait horriblement handicapant ...
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La crise de panique, la vraie. Cela faisait tellement longtemps qu'elle n'en avait pas vécu, et pourtant elle aurait pu reconnaître les signes annonciateurs. Les sanglots, les tremblements, cette impression que le monde tournait sans elle, qu'elle avait cessé d'exister, le souffle qui se fait erratique tout comme les battements de son coeur.

Elle l'entendit comme à travers un brouillard.

    — Ecoutez, nous n'avons pas le temps ! Calmez vous et sortons d'ici, je ne sais pas combien ils sont !

Ainsi il voulait l'emmener. Pour faire quoi? A quoi bon continuer, elle était devenue...elle ne savait même pas ce qui était en train de se passer en réalité. Sortir d'ici? Pour aller où? Et si jamais ils la retrouvaient, sa punition serait d'autant plus terrible. Et si c'était lui qui l'avait rendu malade...parce que c'était une maladie pas vrai? Elle allait guérir. Ce n'était pas possible autrement...

Elle tenta de repenser à son dernier vrai repas, sous quelle forme ils lui avaient servi, ce que cela pouvait être. Elle ne s'était jamais posé de question, elle avait tellement faim...Se pourrait-il qu'ils aient osés? Qu'ils aient poussé l'horreur jusque là?

    — Qui avait les clefs ? Vous le savez ?

Elle frissonna, essuya ses yeux du dos de la main. Non. C'était peut-être sa seule chance de sortir. Et si jamais elle devait mourir ce soir et bien soit. De toute façon la vie n'avait plus rien à lui offrir. Inspirant profondément, elle fut une nouvelle fois heurtée par l'odeur rance du sang et de la crasse...cette odeur qui lui paraissait pourtant si appétissante.

Elle refusa d'y penser, tout comme elle refusa de regarder ses mains couvertes de sang. L'homme était là pour l'aider. Il fallait saisir l'occasion. Si jamais le chef arrivait...un long frisson parcouru sa colonne vertébrale. Non. Il ne fallait pas penser à lui non plus.

Du doigt elle désigna le petit gros dont la cervelle s'éparpillait un peu partout et elle tenta d'articuler d'une voix basse.

"Habituellement c'est lui qui a la clef..il n'a pas le droit mais il aime bien me détacher quand il utilise la barre de fer."

Sa voix paraissait provenir de quelqu'un d'autre qu'elle-même. Elle était rauque et elle sentait que si elle forçait elle partirait dans une quinte de toux à n'en plus finir. Elle recula de quelques pas, jusqu'à sentir le mur, si familier, contre son dos.

Les sanglots s'étaient taris, enfin. Mais elle ne parvenait toujours pas à aligner deux pensées cohérentes. L'homme disait qu'il fallait sortir d'ici...très bien alors sortons. Seulement, elle n'était pas certaine d'avoir la force de courir jusque...jusque où?

"Il n'y a personne d'autre pour l'instant. Enfin..Là il doit être en train de l'appeler mais je ne pense pas qu'il puisse arriver si vite...

Toujours ce ton monotone. Et cette douleur dans le ventre et dans la tête. La crise de panique aura eu le mérite d'avoir chassé son envie de se jeter sur le seul être vivant de la pièce. Elle s'approcha, heureuse de voir que ses jambes pouvaient encore la porter.

"Je veux bien vous suivre....mais il faut me promettre une chose. "

Et alors qu'il était toujours en train de fouiller les poches du mort, elle s'accroupit, de manière à ce que leur regard se croisent. Une angoisse affreuse l'étreignait, mais elle semblait parfaitement lucide et maîtresse d'elle même à ce moment.

"Si je vous le demande, ou si vous le jugez bon. N'hésitez pas à me tuer."
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     James essaya de chercher les clefs sur les corps des hommes qu'il avait précédemment mis hors de la route. Mais il ne trouvait pas. La situation était critique, et il était assez pressé de s'enfuir d'ici. L'endroit lui faisait peur. Il devait l'avouer. C'était beaucoup trop macabre pour lui. Et surtout très malsain … Il fallait absolument qu'ils s'en aillent et au plus vite.      Celui qui venait de s'enfuir n'était que blessé. Ils pouvaient appeler du renfort. L'homme qu'il était, seul, ne pourrait alors rien faire. Pire. Il serait tué. Il ne devait pas mourir maintenant. Il y avait encore tant de personne à aider. A sauver …
     — Habituellement c'est lui qui a la clef..il n'a pas le droit mais il aime bien me détacher quand il utilise la barre de fer.
     Il ne voulait pas en savoir plus. Bien qu'il eût déjà l'habitude d'entendre ce discourt. En tant qu'inspecteur de police, ce genre de témoignage n'était pas rare. Sans compter qu'il était affecté pour les crimes qui avaient lieux dans la partie les plus sombres de la ville. Whitechapel. East End. Les gangs et les mafias. Bref. Mais il ne se sentait pas le courage d'entendre son histoire tout de suite. Pas dans ses conditions… il avait le cœur au bord des lèvres. Et la morsure à son épaule le faisait souffrir… jusqu'où avait-elle enfoncé ses dents ? Il l'ignorait encore… Il vint fouiller l'homme montré, avant d'enfin trouver les clefs qu'il cherchait.
     — Il n'y a personne d'autre pour l'instant. Enfin..Là il doit être en train de l'appeler mais je ne pense pas qu'il puisse arriver si vite...
     Certes. Ils avaient encore le temps avant de partir. Mais James ne voulait pas prendre de risque. Et il avait envie de partir d'ici. De l'arracher de ce cauchemar.
     — Je veux bien vous suivre…mais il faut me promettre une chose.
     Il redressa la tête, pour regarder son visage, et faire plus attention à elle… elle semblait plus sérieuse. Pas forcément plus calme. Ses jambes semblaient la supporter. Et pourtant, sa demande l'intrigua. Pourquoi ne voudrait-elle pas venir avec lui … c'était à cause de la morsure ? Il ne lui en voulait pas … elle avait pu se méprendre sur ses intentions … dieu qu'elle lui avait fait mal, tout de même … il approcha une main à son épaule meurtrie.
     — Si je vous le demande, ou si vous le jugez bon. N'hésitez pas à me tuer.
     James ne comprenait pas cette demande. Il avait voulu un instant lui dire qu'il était hors de question qu'il lui tire dessus … il avait même déjà ouvert la bouche, pour exprimer son désaccord. Mais quelque chose le retint. Il fronçait déjà les sourcils. Il approcha la clef des serrures, pour libérer ses poignets. Avant de soupirer lourdement. Grimaçant. Il n'avait aucune raison à la tuer pour le moment, et il croyait être certain de jamais devoir le faire. Alors il pouvait bien le lui garantir.
     — Bien. Je vous donne ma parole. Maintenant suivez-moi.
     Il se leva rapidement, avant de venir rejoindre le seuil de la porte. L'arme toujours dans sa main, prête à servir, si jamais.
     — Vous pouvez marcher toute seule, ou ai-je besoin de vous porter ?
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Les chaînes tombèrent, et elle eût l’impression que ses poignets étaient tombés en même temps. La sensation de vide sur ses mains était semblable à celle qui l’habitait désormais. Le temps n’était pas à la réflexion mais à l’action. Après une longue hésitation, elle se frotta les poignets, ravivant la douleur lorsque le sang se remit à circuler plus ou moins normalement dans cette partie de son corps.

— Bien. Je vous donne ma parole. Maintenant suivez-moi.

Elle poussa un soupir, soulagée. Elle ne savait pas vraiment ce que valait la parole de cet homme. Mais elle n’aurait rien de mieux pour le moment. Et le fait de savoir que quelqu’un pouvait mettre un terme à tout cela était réconfortant. De toute façon, si ce qu’elle supposait était vrai, elle n’aurait pas besoin de le convaincre pour qu’il appuie sur la gâchette. Il fallait juste espérer qu’il vise correctement afin qu’elle meure du premier coup.

— Vous pouvez marcher toute seule, ou ai-je besoin de vous porter ?

Elle fronça les sourcils, grimaçante alors qu’elle se redressait. Se faire porter n’était pas une bonne idée. D’abord parce qu’il ne pourrait pas se défendre en cas de danger et puis ils avaient tous les deux vu le résultat lorsqu’elle s’approchait de lui un peu trop près. Elle ne tenait pas à renouveler l’expérience aussi rapidement.

Tentant quelques pas dans sa direction, elle s’aperçu que ses muscles, s’ils étaient pétris de crampes, parvenaient encore à la supporter. La faute à l’adrénaline sûrement. Elle grimaça un sourire.

« -J’ai connu pire. Tant que l’on ne se fait pas un marathon. »

Elle s’avança, serrant les dents et les poings, faisant en sorte que sa démarche soit de moins en moins vacillante. Passant auprès de l’homme qui risquait sa vie pour elle, une foule de questions lui vinrent en tête dont les principales étaient : Pourquoi est-ce qu’il était là ? Qu’est-ce qu’il voulait vraiment ? Outre les questions, son odeur, le sang, provoqua un nouveau grondement de son estomac qu’elle s’efforça d’ignorer.

Un problème à la fois.

Alors qu’elle tournait dans le couloir, empruntant la direction opposée à celui du tatoué. Elle ne connaissait pas les lieux totalement, mais il y avait certains chemins qu’elle n’emprunterait pas d’elle-même. Impossible. Se mordant l’intérieur de la joue, elle progressa pas à pas. Consciente d’être un poids pour l’homme, de le retarder.

Après quelques mètres dans un silence oppressant, elle finit par murmurer.

« -C’est de la folie. »

Les évènements passés tournaient en boucle dans sa tête. La mort de petit gros, la barre de fer…elle coula un regard vers l’homme qui l’accompagnait, pour voir s’il la tenait encore avec lui. Le fait de se promener presque tranquillement dans les couloirs de cet endroit morbide.
Des bruits de pas et quelques cris retentirent au loin. Les autres ne s’embrassaient pas d’être discrets.

Avec tout le calme dont elle était calme, autant dire pas beaucoup, la jeune femme déclara.

« Vous devriez avancer, appeler de l’aide si vous le pouvez. Je suis un poids pour vous, je me cacherai en vous attendant. »

Elle aurait voulu être plus convaincante, afficher un air serein et le remercier de ce qu’il avait déjà fait pour elle. Mais au fond elle était terrifiée. Une partie d’elle savait que si elle se faisait attraper, elle n’en sortirait pas indemne. Et dans ses yeux on pouvait voir un profond désarroi et un abîme de peur qu’elle n’essaya pas de cacher. Elle ne voulait pas rester seule.

La sortie n’était plus qu’à quelques mètres. Mais si le tatoué avait été intelligent, ou s’il avait appelé le patron, ils pouvaient être sûr qu’un petit comité les attendrait à la sortie. Quatre tout au plus, mais c’était déjà quatre de trop…

La suite se déroula de manière plus ou moins confuse. Elle se souvint brièvement des coups de feu, des cris. Ils étaient quatre, armés, et ils étaient certains de gagner. Elle n’avait pas réfléchi, et s’était ruée sur le premier homme, venant lui déchirer l’avant-bras avec ses dents de surprise et de douleur, il n’avait pas pu garder son arme en main. Puis elle s’était attaquée à sa jugulaire, faisant une nouvelle fois jaillir le sang. Ce qui avait provoqué un instant d’hésitation chez leur assaillant.

Instant qu’ils devaient à tout prix utiliser à leur avantage…

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James appuyait son épaule contre le montant de la porte, donnant des coups d'œil dans le couloir. Pour le moment il n'y avait pas de quoi s'alarmer. Mais le silence était souvent annonciateur de tempête… et il était le premier à le savoir parfaitement. Il donna un léger coup d'œil vers elle, pour vérifier comment elle allait, les oreilles encore plus aux aguets que le reste de son corps. Au moins, elle tenait debout et pouvait un peu marcher.
— J'ai connu pire. Tant que l'on ne se fait pas un marathon.
Il n'était pas certain de pouvoir lui promettre. Si le danger se faisait pressentir, ils pourraient très bien devoir se mettre à courir aussi vite qu'ils le pouvaient. Et pour cela, il ne pouvait la laisser derrière … si jamais cela devait se produire, il prendrait les décisions qui s'imposait.
Elle s'approcha à sa hauteur, avant qu'ils ne se mettent en route. Dans ce dédalle, ils avaient plutôt l'impression d'errer dans un labyrinthe, et bientôt James fut totalement perdu. Il ne se souvenait plus par où il était rentré… elle sembla prendre elle-même les devant, sans doute connaissait-elle assez le bâtiment pour sortir.
— C'est de la folie.
James se tenait toujours à côté, l'arme au poing. Prêt à tirer. Selon son bon souvenir, il avait encore la possibilité de tirer quatre fois au moins. Autant dire qu'ils n'iraient pas très loin… le silence était trop pesant … quand enfin des cris et des bruits de pas précipités les rejoignit.
— Vous devriez avancer, appeler de l'aide si vous le pouvez. Je suis un poids pour vous, je me cacherai en vous attendant.
James la regardait, baissant un moment sa garde. Il était impossible de la laisser ici. Il n'y avait aucune aide extérieure dans l'immédiat. Personne n'était venu avec lui. Il n'y avait aucun renfort … il entendait déjà Randall lui reprocher cette mission suicide… il resserra sa prise sur le cross de son arme.
— C'est hors de question. Restez derrière moi.
La porte de sortie était déjà devant eux. Ils ne pouvaient plus faire demi-tour… restant silencieux, Lewis attendit simplement que le premier homme soit assez près de la porte pour l'ouvrir, lui claquant la surface dans la figure pour au moins déstabiliser au moins un homme. Aussitôt pourtant, un homme tenta de lui tirer dessus, alors il riposta. La balle siffla et lui érafla la joue, tandis qu'il rata sa cible, car il avait dû se décaler. Un homme derrière lui vint à le maîtriser.
Il était déjà trop tard. Se débattre ne servait à rien. Un uppercut s'abattit rapidement dans son ventre.
L'instant, d'après l'homme qui venait de le frapper se fit sauvagement attaquer par la jeune femme. Elle était enfin sortie.
Elle mordait. Tout comme elle l'avait fait pour lui. Sauf que cette fois-ci, elle lui arracha l'avant-bras…
L'homme qui tenait James était aussi sidéré que lui…
Plus personne n'osait faire le moins mouvements. Elle s'attaquait à présent à la jugulaire de l'homme, le sang jaillissant et éclaboussant tout sur son passage.
James ne prit pas trop longtemps à réfléchir. Il donna un coup de crâne derrière lui pour désorienter le type, avant de récupérer son arme au sol, et tirer devant et derrière lui. Tuant pour le coup les deux hommes. Le quatrième était encore assez assommé par son coup de porte…
Il fallait fuir. Coûte que coûte. Mais pour cela, il fallait l'emmener avec elle. Et qu'elle lâche ce type qu'elle était en train de massacrer… d'ailleurs n'est-ce pas à ce moment qu'il devait l'abattre ? comme demandée ?
Il lui donna un coup de cross derrière la tête pour au moins l'assommer… il pourrait ensuite la porter pour s'enfuir, ce n'était pas un problème.  
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Des explosions, des cris, elle n’avait pas vu ce que Lewis avait fait, elle n’avait pas compris ce qu’elle-même était en train de faire. Appelez ça l’instinct de survie, ou ce que vous voulez, toujours est-il que ce sang qui coulait dans sa gorge, cette chair sous ses dents…elle se sentait vivante.

Depuis bien longtemps elle ne s’était pas sentie aussi bien. En fait la solution devait être là…ne pas réfléchir et se laisser porter par l’action.

Elle ne senti pas l’homme s’approcher derrière elle. Le coup de cross la fit basculer dans l’inconscience et elle s’effondra comme une poupée de chiffon. Sans connaissance.

L’obscurité, encore et toujours.

Tel serait son quotidien désormais.

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