~† kuroshitsuji †~
Hey toi ? T'es nouveau par ici ? tu ne sais pas que ces rues sont dangereuses ? Tu ferais mieux de retourner d'où tu viens, si tu n'es pas assez préparer pour affronter cette dure réalité.Le monde n'est plus celui que tu connais, ici ne crois pas être le plus puissant, où tu tomberas sur de gros ennuis. Gravelir les échelons, et arriver à s'en sortir, c'est sûr que c'est ce que tout le monde recherche, mais est-ce bien une raison pour écraser les autres autours de toi ?
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A savoir
27/09/2017 - Mise à jour du design
# Seconde information rapide...
Contexte
Londres, 19e siècle. Les humains sont décidément bien querelleurs... pourrait-on se dire. Ils ne cessent de chercher le pouvoir pour s'entre tuer et sont même parfois prêt à vendre leur âme pour arriver à leurs buts... Les créatures de l'ombre et de la lumière ont toutes un point de vue sur la question : les humains sont sacrément incompréhensibles. Mais il y a une chose qu'ils comprennent bien : détourner le Monde à leur image, idyllique ou.. cauchemardesque. Ils croient pouvoir s'ignorer, faire route seuls, ou pactiser avec quelqu'un qui restera à leur côtés jusqu'à la concrétisation de leur but, ou mort, mais tous, un moment ou un autre, finissent par se croiser sur la route. C'est irrémédiable. Serez-vous un Noble, un simple humain, honnête ou malin, malveillant ? un fier Démon aux sombres idées, capable de se sortir de n'importe quelle situation et vivant parmi les humains ? un Ange anonyme rêvant de Monde Parfait et de Recommencement ? un Shinigami sérieux, dérangé, qui doit se fondre dans la masse ou alors un Autre clandestin, au psychologique animal ou humain..? Chaque créature doit faire des choix pour atteindre ses buts, car d'autres pourraient saisir la chance à leur place... Chacun ses intérêts... et un conseil : ne croyez pas pouvoir ignorer les autres créatures sur votre chemin...
Evénements
Hey toi ? Tu ne sais pas la nouvelle en ville ? Des expériences scientifiques ont été faites, et certains morts peuvent revenir à la vie! Glauque ! Mais non c'est pas vrai, c'est qu'une rumeur ... t'imagines des maccabés vivre parmi nous ? n'importe quoi ... pas vrai ? C'est une blague ?
CHECKMATE
are you the king or a knight ?

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 I'm dangling down the edge. — Jeremiah

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I'm dangling down the edge. Elle a l’esprit volatile, Fauste, un peu à l’ouest c’est vrai, un peu dans la lune et beaucoup dans la voie lactée qu’on peut voir ce soir-là. Elle a l’esprit ailleurs lorsque les étoiles brillent si fort tout au loin, et lorsque la fumée et la pénombre emplissent les rues de silence. Et elle a dormi, quelques heures à peine, et puis le chat du voisin a miaulé et l’a réveillée, et ses grands yeux aux allures de nébuleuses quelquefois se sont entrouverts sur l’immensité nocturne.

Elle a l’esprit volatile et c’est un peu dangereux pour une femme comme elle, il est vrai. Surtout lorsque notre conscient nous pousse à sortir immédiatement dans la rue, sans prendre la peine de rien enfiler par-dessus cette chemise de nuit volatile, pieds nus, les cheveux détachés si longs que l’on pourrait presque trébucher dessus. Et ces détails, ce ne sont pas des choses dont elle se soucie, car il est beau le ciel cette nuit-là et qu’elle rêve d’enlacer les étoiles.


Illuminée lunaire qui marche le long de la Tamise, elle a les pieds un peu rouges, une coupure légère sous le talon, quelques bleus sur ses bras frêles lorsqu’elle ne faisait pas attention. Et elle tient entre ces mêmes bras tâchés de ciel un félin aux regard paresseux, lové dans sa chaleur, ronronnant contre son sein.

Et elle sourit.

Il y a un peu de son sang sur les pavés, sur les éclats de verre qu’elle a traversé en venant ici, rien de grave, rien dont elle ne semble se soucier. Et il est heureux, son sourire, lorsqu’elle sent le matou noir frotter son museau contre son cou, griffer légèrement son épaule pour mieux s’y accrocher, teintant de rose et de rouge quelquefois sa peau trop pâle.




Que faisait-elle avant de venir ici ? Elle ne sait plus. Elle ne sait plus où elle se trouve, sans aucun papier, rien entre les mains. Ses clés, elle les as laissées à l’intérieur, et la porte est ouverte, mais cela elle l’a oublié, elle ne le sait pas. Le chat est descendu de ses bras et se frotte à ses jambes, avant qu’un bruit étranger, lointain, ne parvienne à ses oreilles et ne le fasse fuir.

Alors elle est seule à nouveau.

Fauste relève son visage vers la nuit, et sourit encore. La lune au-dessus d’elle, qui se reflète dans l’eau noire… si accessible. Est-ce qu’elle pourrait se saisir d’un éclat de la glorieuse si elle sautait ? La blancheur danse, elle se meut à un rythme tranquille juste sous ses yeux, magnifique, attirante, si… accessible. Alors le regard de l’illuminée reste fixé sur cette eau calme, son sourire plein d’émerveillement sur ses lèvres tranquilles, alors qu’elle fait un pas, pour se rapprocher du bord, mieux voir… si elle peut l’attraper.

Son corps chancelle un peu et se balance, hésitant entre la promesse de la terre ferme et le fantasme de tenir au creux de sa paume un petit éclat d’infini.
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Jour J.

J'ai été réveillé ce matin par un homme que je n'avais jamais vu. Surement un infirmier qui venait d'arriver dans le service. Je l'ai trouvé assez jeune pour réellement faire parti du corps médical, mais je n'ait pas eu le temps de lui poser plus de question. Il m'a emmené dans une salle médicale pour un dernier bilan rapide. Je me rappelle assez bien de mon arrivée dans l'établissement il y a six ans de cela. On m'avait retiré tout mes biens. Ils m'avaient arraché à ma vie d'avant. Je ne savais même pas si je pourrais sortir à l'époque, mais maintenant c'est le jour j, et je sais qu'Alastor avait tout prévu. Les dernières consignes avaient été de rester calme, jusqu'à la sortie. Après, je serais enfin libre, j'allais avoir une journée entière pour moi, et il me rejoindrais à la tombée du jour. J'étais tellement stressé et excité que j'ai essayé de me contenir devant l'infirmier, mais il ne semblait pas faire plus attention que cela. Il n'a même rien dit sur les marques de coup sur mes poings, souvenir de … enfin tu sais.

Après m'avoir déshabillé et osculté, il m'a amené toutes mes affaires personnelles, gardées précieusement par leur service. Je me suis habillé, remarquant que mes vêtements m'allait toujours aussi bien (j'avais eu peur de perdre trop du corps). Lorsque j'ai vu mon alliance, j'ai décidé de la garder dans une poche. Je ne veux pas penser à elle. Je n'irais pas à la maison. Je ne veux pas voir maman.

Ensuite il m'a fait sortir de la salle, fait passé devant le bureau d'administration ; je n'ai eu qu'à faire une signature et il m'a raccompagné jusqu'à la sortie. Enfin, ils m'ont dis de venir régulièrement prendre mon traitement, en me filant des flacons de pillule. J'avais l'habitude. J'en ai pris deux avant de sortir.

J'étais libre. Seul. Avec un peu d'argent sur moi et mon carnet. Mais tout ce à quoi je pensais, c'était de me balader, de visiter Londres, parce que je n'y suis jamais allé, même si c'était là qu'on m'avait placé. A part la cour extérieure de temps en temps, je n'avais pas le droit aux sorties. Alastor a vraiment fait du bon boulot. Personne ne m'aurait jamais fait sortir, en sachant ce que j'étais. Je ne sais pas tellement comment il a fait, exactement, mais au moins j'étais dehors. C'était tout ce qui comptait.

J'ai passé la journée à me balader là où mes pieds me mené. Je crois que j'ai été jusqu'au palais, devant les grilles, où il y avait les soldats de la garde qui tournait, ensuite j'ai été au parc à côté et j'y suis resté un moment (je crois même que je me suis endormi sur un banc car à mon réveil, je me suis retrouvé avec un monsieur à côté de moi, je ne savais pas qui il était mais on a un peu discuté il était sympathique). Ensuite je suis allé longer la Tamise pour regarder l'eau. J'ai trouvé ça joli. Reposant.

Mais la journée est passée trop vite, et Alastor est venu me chercher. Il m'a amené à l'East End, une cave avec des symboles bizarres, qui menait ensuite à un appartement très sobre. Je ne sais pas trop comment c'est possible, j'ai cru un instant que la porte était apparu par magie...

Je n'ai pas osé lui demander. Si la magie existait vraiment.

---

Je me suis énervé contre lui. Il m'a dit qu'il fallait que je me calme, que j'étais trop excité. Garder la tête sur terre, il est bien lui. Je n'avais pas envie de dormir. J'avais juste envie de me promener... alors je lui ai ordonné de ne pas me suivre et d'attendre mon retour.

J'avais juste envie de voir l'eau de la tamise au clair de lune. Lui il ne comprend pas. Il n'est pas comme moi. Alors je suis retourné là où j'avais été dans la journée. Ca faisait un peu loin mais je prenais le temps. Et la lune était très belle.

C'est sans doute à ce moment que je l'ai vu. Elle. Toute proche du bord comme si elle allait sauter. Je me suis doucement avancé, ne sachant pas trop si elle le faire, dès qu'elle me verrait alors j'essayais d'être silencieux. Une jeune dame comme ça toute seule dans la nuit, je trouvais ça étrange et dangereux. N'importe qui pourrait lui faire du mal...

Je crois que je lui ai murmuré un truc à ce moment, quelque chose comme.

"Faites attention".
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I'm dangling down the edge. Si tu faisais attention, Fauste, tu n’aurais pas tous ces bleus. Si tu faisais attention tu ne te serais pas coupée, si tu faisais attention tu serais encore en France à admirer ton bébé. Si tu faisais attention peut-être que tu serais un peu moins folle, un peu plus convenable, si tu faisais attention l’homme d’il y a trois jours ne t’aurait pas touchée, mais c’est ta faute aussi, ma grande, regarde-toi, tu es nue sous ta robe, pieds exposés, tu ne fais pas attention et maintenant tu vas tomber.


Fais attention, fais attention, la mélodie tourne dans sa tête, encore, un peu lassante, familière, un peu trop barbante. Faire attention, c’est adorable comme attention, mais de quel danger parle-t-on, exactement ?

Si elle tombait ? Elle sait nager. Oui, mais si elle se prenait les pieds dans sa robe, si elle s’y entremêlait ? Oh, alors elle se noierait. Si elle se noie ? Elle mourra. Et si elle meurt ? Quelle importance ?

Elle ne s’en soucie pas de tout ça Fauste, parce que pour le moment elle rêve seulement d’observer la lune et de saisir l’un de ses éclats, l’illuminée. Alors quand la voix inconnue résonne dans son dos, faisant écho aux reproches du passé, le fantôme aux airs d’ingénue ne réagit pas, se balançant encore un peu, près du bord, trop près… alors que son sang continue de couler des coupures sur la plante de ses pieds pour se verser dans l’eau graciée par la lune.

— Faites attention.

Oh, c’est vraiment adorable comme préoccupation. Quelle importance pour lui, si elle saute ou si elle meurt ? Va-t-il l’empêcher d’atteindre la glorieuse, lui aussi ? Ah…

Alors elle se met à compter dans sa tête, Fauste, et un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf, dix, onze, douze, treize, quatorze, quinze, seize, dix-sept, dix-huit, dix-neuf, vingt, vingt et un, vingt-deux, vingt-trois, vingt-quatre, vingt-cinq, vingt-six, vingt-sept, vingt-huit, vingt-neuf, trente, trente et un, trente-deux, trente-trois, trente-quatre, trente-cinq, trente-six, trente-sept, trente-huit, trente-neuf, quarante, quarante et un, quarante-deux, quarante-trois, quarante-quatre, quarante-cinq, quarante-six, quarante-sept, quarante-huit, quarante-neuf, cinquante, cinquante et un, cinquante-deux, cinquante-trois, cinquante-quatre, cinquante-cinq, cinquante-six, cinquante-sept, cinquante-huit, cinquante-neuf… soixante.

….. il n’est pas parti. Pourtant c’est long une minute, ou alors elle a compté trop vite ? Ah, peut-être, c’est embêtant ça, comment se repérer dans le temps maintenant ? Une minute c’est énorme, des milliers de battements d’ailes de papillons, le crissement de la lune contre l’eau claire, et son cœur qui palpite, qui pourrait s’arrêter ou s’emballer un peu plus, dans cette minute fatidique.

Mais il n’est pas parti au bout de cette minute en fait un peu longue, alors l’ingénue se retourne, peu à peu, son regard trop clair, un peu à l’ouest, l’autre moitié resté avec la glorieuse tout là-haut, se posant sur lui.

Et il s’illumine, son regard, parce que dans les yeux de l’homme la lune se reflète aussi et qu’elle est belle, la perle céleste, dans un regard habité par la conscience.

Vous saviez que les étoiles que nous voyons sont déjà mortes ?

Elle fait un pas vers lui, Fauste, sans trop se soucier du fait qu’elle ne le connait pas, sans se soucier du fait que cet inconnu au clair de lune pourrait lui aussi être un danger. Elle sourit, seulement, et il est immense son sourire, même si son regard se fait un peu triste à ses paroles, et puis elle rit, comme si ce n’était rien, comme si la mort n’existait pas dans l’algorithme bordélique qui compose son existence.

Est-ce que le ciel est une illusion, alors ?

Et puis il flétrit à nouveau, son sourire, et une moue pensive vient assombrir ses traits alors qu’elle macule un peu plus les pavés de son sang. Se rapprochant, encore, ses longs cheveux lui donnait l’air d’un fantôme ou d’une nymphe, ou d’une folle tout simplement, avec les cicatrices sur ses bras et ses pieds.

Sommes-nous morts nous aussi ?

Et son sourire réapparait, immense, alors qu’elle tend un instant la gorge vers le ciel, et ces étoiles décédées qui les observent comme un présage morbide.

L’illuminée s’avance encore, jusqu’à se retrouver à un mètre de lui, un peu plus peut-être, reportant son attention sur cet homme habité par la lune. Est-ce que Dieu lui parle à lui ? Est-ce que la lune lui chuchote ses secrets à son oreille ?

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